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Processus de décentralisation à Koulikoro: le ministre Alassane Ag échange avec les acteurs

Le ministre de la Décentralisation et de la fiscalité locale, à la tête d’une forte délégation nationale, composée des membres de la commission administration et décentralisation de l’Assemblée nationale, des membres de son cabinet ; des directeurs nationaux des services centraux et rattachés, a été accueilli, hier lundi, en deuxième région (Koulikoro). Cette descente de s’inscrit dans le cadre des visites de prise de contact, d’échanges et de sensibilisation avec les acteurs de la décentralisation.

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À son arrivée, la délégation ministérielle a été accueillie par le chef de l’exécutif régional, El Hadj Sékou COULIBALY, en présence des chefs de service de techniques de la région, des élus locaux, au poste de Kayo.

Approfondissement de la décentralisation
Cette visite d’échanges et de sensibilisation avec les acteurs de décentralisation s’inscrit dans le cadre de l’approfondissement du processus.
Cette visite a été marquée par une rencontre d’échanges qui a regroupé les forces vives de la région autour de la délégation nationale dans la salle de conférence du gouvernorat de la région.
L’occasion était bonne pour l’ensemble des acteurs de faire le bilan de la mise en œuvre de la décentralisation dans la région.
Pour cette première dans le Méguétan, les échanges ont porté sur les points suivants : l’état des lieux et les perspectives d’exercice de la tutelle sur les collectivités territoriales ; l’état des lieux de la décentralisation en faisant ressortir les spécificités et les perspectives régionales.
Les échanges ont aussi porté sur l’état de la gestion des ressources humaines des collectivités territoriales ; l’état des lieux et les perspectives en matière de formation des élus et des agents des collectivités territoriales ; le point de la mobilisation des ressources affectées au Fonds national d’appui aux collectivités territoriales.
Cette initiative du ministère de la décentralisation a été jugée salutaire par les différents intervenants en raison des nombreux défis auxquels les acteurs de la décentralisation sont confrontés au quotidien.
À l’entame de ses propos, le ministre de la décentralisation a souligné qu’après les élections communales de novembre 2016, il a estimé nécessaire de venir vers les élus afin de s’imprégner de la situation des collectivités territoriales, les acquis enregistrés, les difficultés et les perspectives à la lumière des nouvelles orientations de la politique nationale.
En cette occasion, il a tenu a rappelé que ces dernières années, les autorités maliennes ont organisé avec les acteurs intervenant dans le domaine de la décentralisation de nombreuses rencontres qui ont permis de faire le point de l’état d’avancement de la mise en œuvre du processus de décentralisation.
À ce sujet, les États généraux de la décentralisation tenus les 21, 22 et 23 octobre 2013 ont été marqués par un consensus politique pour une décentralisation mettant la régionalisation au centre des préoccupations et du développement institutionnel au Mali.

Nouvelle vision
Cette orientation stratégique est traduite dans le Document-cadre de politique nationale de décentralisation adopté par le Gouvernement le 10 février 2016. Ainsi, les nouvelles lignes directrices de la politique de décentralisation du Mali s’articulent autour des points suivants : rôle plus important de la région dans le développement territorial ; une gouvernance qui donne confiance à la population ; un partenariat renforcé entre l’État et les collectivités territoriales
Ces orientations constituent les fondements des objectifs communs de l’État et des collectivités territoriales pour la seconde étape de la décentralisation.
À ce titre, le ministre a souligné que l’amélioration du fonctionnement des autorités intérimaires et le soutien à la stratégie de transfert des ressources pour l’atteinte de 30 % des ressources transférées aux collectivités territoriales, à l’horizon 2018, constituent des axes forts de la politique du Gouvernement.
Il s’est réjoui de constater que les Autorités intérimaires des régions de Tombouctou, Gao et Kidal ainsi que les Collèges transitoires des Régions de Taoudénit et Ménaka ont été mis en place, contribuant ainsi à la consolidation de la paix, au retour progressif de l’administration et des services sociaux de base au profit des populations.

L’envol
En substance, a-t-il dit, la politique de décentralisation constitue un moyen d’assurer un développement durable et de renforcer la démocratie afin de répondre aux attentes fortes des populations.
De l’avis du chef de département, notre politique de décentralisation est sur la bonne voie. D’ailleurs, a-t-il fait constater, elle a pris son envol et le cap est fixé pour promouvoir la gouvernance locale en responsabilisant davantage les populations dans la gestion des affaires locales.
Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt, malgré ces progrès réalisés, force est de constater que des défis restent à relever dans le cadre de la promotion du développement régional et local.
Ces défis auxquels la politique de décentralisation est confrontée concernent : le financement soutenable de la décentralisation à partir des ressources ; la stabilisation la sécurité et la paix sociale ; la gouvernance inclusive du territoire ; l’amélioration de l’offre de services de qualité aux populations, etc.

Les principaux cardinaux
des élus
Il a rappelé que la présente rencontre s’inscrivait dans la continuité des orientations de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, quelques principes qui doivent guider les actions des élus locaux en toute circonstance savoir : ‘’veiller en permanence sur votre redevabilité vis-à-vis des populations en mettant en œuvre tous les processus participatifs prévus par la loi, notamment les consultations’’.
Il s’agit aussi d’avoir un comportement exemplaire réhabilitant le travail et l’éthique ; promouvoir l’égalité des chances, à travers des politiques publiques de santé, d’éducation et d’accès à l’eau potable, etc.
À cet effet, il a exhorté tout un chacun, et particulièrement les élus, à œuvrer pour le développement local et régional.
Selon le ministre, l’objectif recherche est d’assurer un développement cohérent, lequel ne peut se réaliser sans la paix et la stabilité en se fondant sur des ressources endogènes.
C’est dans ce cadre, a-t-il dit, qu’une attention particulière sera accordée à la fiscalité locale.

Nécessité de la mobilisation de ressources internes
Pour réussir ce challenge, le département a mis en place un groupe de réflexion qui doit contribuer à définir une stratégie efficace et efficiente pour aider les collectivités territoriales à mobiliser plus de ressources internes et les utiliser efficacement.
« Ces orientations de développement et de bonne gouvernance locale et régionale nous interpelle tous ; individuellement et collectivement », a dit le ministre.
En effet, Koulikoro est la première étape d’une tournée qui doit conduire le chef de département dans toutes les régions.
En marge des travaux de cette rencontre, le ministre a visité les locaux des collectivités territoriales de Koulikoro de même que certaines réalisations des collectivités. Enfin, une visite de courtoisie a été faite aux notabilités de la ville.

Par Abdoulaye OUATTARA,
Envoyé Spécial

 

Source: info-matin

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