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Présence des forces étrangères au Mali : une grande marche de soutien ce jeudi

 

Le rassemblement est prévu à 8h, place de la liberté, à l’appel du FDR, du COREN et des forces vives du pays, mais sans autre précision sur la destination finale de ladite marche.

Comme une réponse du berger à la bergère, après la manifestation du MP 22 et de la COPAM contre l’arrivée des troupes étrangères à Bamako, la semaine écoulée, c’est au tour des groupes favorables à l’intervention des forces étrangères au Mali, singulièrement à Bamako, de vouloir se faire entendre, cette semaine, pour soutenir la double demande faite dans ce sens par le président intérimaire, Dioncounda TRAORE, à la CEDEAO et à l’ONU.
«Depuis le déclenchement de la rébellion armée du « Mouvement National pour la libération de I’Azawad (MNLA) », le 17 janvier dernier, suivi des événements du 22 mars 2012, la République du Mali a été affectée par une crise institutionnelle qui a paralysé le fonctionnement normal des institutions républicaines et par une crise sécuritaire sans précédent qui a porté gravement atteinte à son unité nationale et à son intégrité territoriale…
Me référant aux décisions et recommandations du sommet extraordinaire de la CEDEAO, tenu à Yamoussoukro les 28 et 29 juin 2012 et de la deuxième réunion du Groupe de contact sur le Mali tenue à Ouagadougou le 7 juillet 2012, je sollicite par les présentes, au nom du Peuple du Mali et en ma qualité de Président de la République du Mali par Intérim, l’aide de la CEDEAO dans le cadre du recouvrement des territoires occupés du Nord et de la lutte contre le terrorisme», avait écrit Dioncounda TRAORE, le 1er septembre 2012, à l’adresse de M. Alassane Dramane OUATTARA, en sa double qualité de président de la République de Côte d’Ivoire et de président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, même si la lettre en question n’a été rendue publique que le 4 septembre 2012.
Mais, auparavant, dans une lettre cosignée par le Premier ministre Cheikh Modibo DIARRA, Dioncounda TRAORE demandait la même chose à Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations-Unies: “Par la présente, je sollicite l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant, sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, l’intervention d’une force militaire internationale afin d’aider l’armée malienne à reconquérir les régions du nord occupées.
Le Gouvernement du Mali souhaite la présence immédiate de cette force pour appuyer les forces de défense et de sécurité du Mali dans l’accomplissement de leurs missions régaliennes de reconquête et de prestation de l’intégrité territoriale et de protection des personnes et des biens.
Je vous saurai gré de bien vouloir porter la présente lettre à la bienveillante attention des membres du Conseil de sécurité”.
Même si Dioncounda avait clairement dit ne pas vouloir de troupes CEDEAO à Bamako, parce que «le déploiement d’unité de police constituée ou de forces militaires combattantes est sans objet», selon lui, il a fini par céder à la pression des chefs d’État, qui ont posé cette présence des soldats de la CEDEAO dans la capitale comme une condition sine qua non de leur soutien au Mali.
En réalité, il n’a jamais été question pour la CEDEAO, dès le départ, d’aller se battre au Nord pour payer le «prix du sang» en lieu et place des soldats maliens; alors qu’ils sont soupçonnés de vouloir plutôt «en découdre avec Kati» pour avoir renversé lé régime du général ATT le 2 mars 2012 pour «incapacité à faire face au problème du Nord».
D’ailleurs, pour ceux qui en doutaient encore, le représentant de la CEDEAO à Bamako, a déclaré, la semaine dernière, à la faveur d’une rencontre organisée sur la question du Nord par la Coalition pour le Mali (CPM), que la CEDEAO n’avait pas «vocation à faire la guerre».
En d’autres termes, chaque fois même le Mali accepte une condition de la CEDEAO, celle-ci en posera une nouvelle pour ne pas honorer son engagement à «intervenir militairement» au Nord du pays, en conformité avec son agenda de ne jamais s’aventurer dans le désert dont le terrain «n’est pas maîtrisé par ses soldats».
La dernière en date, c’est de se plaindre du «triumvirat» au Mali comme quoi, selon l’expression de Blaise COMPAORE, «il n’y a pas de chef à Bamako», tandis que c’est la même CEDEAO, à travers le ministre burkinabè des Affaires étrangères, qui a négocié et fait signer un accord entre le président Dioncounda TRAORE,  le Premier ministre Cheikh Modibo DIARRA et le capitaine Amadou Haya SANOGO, en invitant les trois personnalités «à s’entendre au sommet de l’État et à sa concerter régulièrement sur les grades questions du pays».
Cela signifie que même si le Mali accepte cette nouvelle exigence avec «une guerre fratricide au sommet de l’État», en remettant au goût du jour la vielle méthode visant à «diviser pour mieux régner», la CEDEAO posera une nouvelle condition, en soutenant «ne pas pouvoir travailler avec un gouvernement qui n’est pas élu à Bamako», invitant implicitement à organiser des élections au Sud sans le Nord, synonyme de «partition de fait du pays».
Les Maliens en ont-ils vraiment conscience?
Ce n’est pas certain au regard de la cacophonie qui règne entre «les pro et les contre» troupes étrangères à Bamako ou au Nord.
Par Seydina Oumar DIARRA-SOD

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