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Plus de 250 attaques ont frappé l’Afrique de l’Ouest en 2016

Selon les données compilées par le Long War Journal, Al Qaïda et ses nombreux alliés et affiliés ont lancé au moins 257 attaques au Mali et dans l’ensemble de la région de l’Afrique de l’Ouest en 2016, soit près de 150% de plus que les 106 assauts du groupe terroriste en 2015.

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Le nombre est la combinaison des attaques revendiquées par Al Qaïda au Maghreb islamique (AQIM), la Katiba Al- Mourabitoun affilié à AQMI, Ansar Dine et deux bataillons d’Ansar Dine, nommés Katiba Macina et Katiba Khalid ibn Walid (également appelé Ansar Dine au sud ). Hormis le Mali, les assauts dans les pays de la sous-région comme le Burkina Faso, le Niger et la Côte d’Ivoire ont été inclus dans les chiffres.

Sur les 257 attaques, 93 sont le fait d’engins explosifs improvisés. 27 autres des barrages de mortier ou de roquettes dirigés vers des bases militaires françaises, maliennes ou des Nations Unies dans le nord du Mali. Il y a eu 11 enlèvements, dont neuf au Mali et un au Burkina Faso et au Niger. Six attentats-suicides. Les 120 dernières attaques sont une variante d’assauts, d’embuscades ou d’assassinats.

La région de Kidal continue à être la région la plus volatile du Mali, avec 88 attaques s’étant produit dans la région. Tombouctou a déclaré au moins 57 agressions, alors que Gao en totalise relativement moins avec seulement 41 attaques. Dans la moitié sud du pays, il y a eu au moins 51 attaques. Les 21 dernières se sont produits au Burkina Faso, au Niger, en Côte d’Ivoire, avec un seule en Algérie.

Étonnamment, seulement 14 % des attaques revendiquées par Al-Qaïda (37) visaient des civils. Au contraire, les forces de sécurité maliennes (militaires, gardes nationaux, gendarmerie et police) ont été la cible principale des djihadistes, les forces de sécurité étant la cible dans 84 cas. Les forces de l’ONU ont été ciblées 75 fois, la deuxième dans ce classement au niveau des fréquences d’attaques. 35 ont été dirigés contre les forces françaises. Les forces touareg ont été visées au moins six fois. Les 20 dernières concernent les pays voisins susmentionnés.

Ansar Dine a revendiqué 84 attaques totales tandis qu’AQMI en a réclamé 21. Trois attaques distinctes, deux au Burkina Faso et une au Niger, ont été revendiquées par l’Etat islamique dans le Grand Sahara. En outre, un groupe s’appelant Ansaroul Islam, a revendiqué un assaut sur un poste militaire burkinabé dans le nord du Burkina Faso le 16 décembre.

Ansaroul Islam est dirigé par un allié d’Amadou Kouffa, leader de Katiba Macina d’Ansar Dine et est peut-être une branche burkinabé du groupe djihadiste , selon la firme de conseil en risques Menastream.

Toutes les régions du Mali ont connu une recrudescence de la violence liée à Al-Qaïda, y compris la moitié sud du pays qui est généralement considéré comme le côté «plus sûr» du Mali. L’armée malienne a également été visée plus que toute autre faction, ce qui représente une augmentation significative à partir de 2015. Toutefois, cela était à prévoir car les forces de sécurité maliennes prennent plus de responsabilités.

Le grand nombre d’attaques représente également une recrudescence de l’insurrection menée par al-Qaïda dans le nord du Mali, qui a pu pénétrer dans le sud du Mali avec plus de fréquence que les années précédentes. Ansar Dine et ses branches semblent s’être regroupés face à la mission de lutte contre le terrorisme menée par les forces françaises, alors que la réintégration d’Al-Mourabitoun, menée par Mokhtar Belmokhtar, dans AQMI semble avoir contribué à donner une nouvelle vie à la branche régionale d’Al-Qaeda.

La branche ethnique Fulani de Ansar Dine, la Katiba Macina (également connu sous le nom de Front de libération Macina), a permis au groupe djihadiste d’exploiter les liens locaux et les connexions dans le sud du Mali qui a facilité les attaques dans cette zone. De plus, étant donné que le groupe ethnique Fula est l’un des plus importants d’Afrique de l’Ouest, cela pourrait contribuer au recrutement transnational de combattants Fulani. S’il est confirmé que le groupe burkinabé Ansaroul Islam, qui est principalement Fulani, est relié à Ansar Dine, cela pourrait être le point culminant de cette possibilité.

Malgré une mission de lutte contre le terrorisme menée par les Français et une force de maintien de la paix des Nations Unies, Al-Qaïda conserve encore la capacité d’opérer ouvertement au Mali. Et contrairement aux années précédentes, Al Qaïda a été en mesure de frapper partout en Afrique de l’Ouest. La fréquence et l’ampleur des attaques devraient se poursuivre en 2017. Depuis le début du mandat de l’ONU en 2013, plus de 80 soldats de la paix et six autres employés ont été tués au Mali, ce qui en fait la force de maintien de la paix la plus meurtrière du monde.

 

Source: journaldumali

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