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Plan de sécurité des régions de Mopti et Gao: l’union européenne mobilise 19 milliards FCFA

Le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le général Salif TRAORE, a présidé, le vendredi dernier, dans la salle de conférence de son département, la cérémonie de lancement officiel du Projet d’appui au renforcement de la sécurité dans les régions de Mopti et Gao et la gestion des zones frontalières (PARSEC).

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C’était en présence de ses homologues des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et la coopération internationale, Abdoulaye DIOP ; et de la Justice des Droits de l’Homme, Me Mamadou Ismaël KONATE. On y notait également la présence de la délégation de l’Union Européenne, de l’équipe PARSEC, EUCAP-SAHEL, Expertise France.
Financé par l’Union européenne à hauteur de 29 millions d’euros, soit 19 milliards de FCFA, le PARSEC s’inscrit dans le cadre des politiques et plans nationaux en matière de sécurité et de gestion des espaces frontaliers, mettant l’accent sur le renforcement des capacités existantes et favorisant l’interopérabilité entre les composantes des forces de sécurité.
D’une durée de 42 mois, et mis en œuvre par Expertise-France, la GIZ et CIVI-POL, le PARSEC est une contribution aux domaines d’intervention du fonds fiduciaire et du Plan d’action de la Valette.
L’objectif de ce programme est de contribuer au renforcement de l’État de droit dans les régions de Mopti et de Gao en renforçant la présence des forces de sécurité opérant dans le cadre de missions civiles (police, gendarmerie, garde nationale, FAMA, douanes, protection civile).
Aussi, vise-t-il, le renforcement de la sécurité dans les régions de Mopti et Gao et à améliorer la gestion des zones frontalières afin de prévenir la migration irrégulière, le trafic des migrants et la traite des êtres humains.
De manière spécifique, le PARSEC vise à : améliorer la gestion des migrations dans les pays d’origine, de transit et de destination ; la gouvernance et la prévention des conflits et réduire les déplacements, la migration irrégulière et cela, conformément aux domaines prioritaires du Plan d’action de la Valette.
A travers ce projet, il s’agit pour le gouvernement et ses partenaires de prévenir la migration irrégulière, le trafic des migrants et la traite des êtres humains et de lutter contre ces phénomènes.
Une manière pour les 2 parties de s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées.
Un effort particulier sera consenti pour veiller à ce que les forces maliennes, leurs homologues des pays voisins, et les autres acteurs du système malien de la justice pénale coordonnent leurs activités, afin d’offrir une sécurité pour les citoyens et une meilleure gestion des flux transfrontaliers. Le but étant de reconstruire un filet de sécurité qui permettra de promouvoir la stabilité et le développement économique et social.
Pour le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le PARSEC est à la fois le fruit des consultations entre le gouvernement du Mali et la Délégation de l’UE ; mais aussi la conjonction des efforts des partenaires intervenant dans le domaine de la sécurité. D’où son exhortation à plus de coopération pour la sécurité et la stabilité du centre du pays.
Aussi, a-t-il encouragé l’équipe du PARSEC et les différents intervenants à intensifier leurs efforts en faveur de la stabilité du pays et la sécurité des Maliens.
Par ailleurs, le ministère de la Sécurité et de la protection civile a profité de l’occasion, pour lever un coin de voile sur son plan de sécurisation intégré des régions du centre dont la mise en œuvre nécessitera inévitablement une harmonisation avec le PARSEC ou tout au moins un accompagnement de celui-ci.
En raison de sa vocation intégrée, ce plan se décline en quatre parties essentielles, à savoir: la sécurité, la gouvernance, le développement socioéconomique et la communication.
Dans la même dynamique, a-t-il expliqué, la décision du gouvernement de valider, d’accompagner et de mobiliser ses partenaires autour dudit projet, témoigne de sa ferme volonté de voir le retour de la paix, la sérénité, le développement et la lutte contre l’impunité dans ses zones.
Quant à Alain HOLLEVILLE, représentant de l’Union européenne, il a fait savoir que ce nouveau projet permettra de franchir une étape importante, car il offre le cadre qu’il faut pour accompagner le Mali désormais.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

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