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Ouverture du bureau Minusma à Menaka : A quand le retrait progressif des forces onusiennes ?

Créée par la résolution 2100 du 25 avril 2013, du conseil de Sécurité, en vue d’employer tous les moyens nécessaires pour faire face aux menaces à l’exécution de son mandat, qui consiste entre autres à protéger les civils immédiatement menacés de violences physiques, la minusma ne fait que consolider la crise malienne.

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Les résolutions changent d’une année à une autre, mais les stratégies d’intervention de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) restent toujours les mêmes, d’un engagement à un autre.

Et aujourd’hui un constat se dégage. Malgré son échec perceptible, conformément à des règles d’engagement robustes, en vertu de la résolution 2100 du 25 avril 2013, elle n’a pas vocation à quitter le Mali, surtout avec la construction de bases militaires à coût de millions de dollars ou d’Euros.

Cette volonté de s’enraciner au Mali se justifie par l’ouverture officielle d’un bureau régional de la minusma à Ménaka. « Il s’agit, pour la mission des Nations Unies, de créer des conditions de sécurisation et de stabilisation qui permettront aux autres agences des Nations Unies et aux bailleurs de venir dans la région », dixit Daniel Bertrand, qui a pris ses fonctions hier jeudi, et qui compte sur la bonne collaboration avec toutes les composantes de la société menakoise.

Entre autres priorités, le Chef du nouveau bureau évoque le renforcement de l’autorité de l’Etat. Les Nations-Unies et leur fameuse Mission de Déstabilisation du Mali n’a vraiment pas sa raison d’être. Des constats révèlent que chaque fois que le peuple malien réagisse, elles multiplient des actions de propagandes, un puits par ici une école et une patrouille mixte par là et au finish, des attentats dans les grandes villes pour justifier leur présence.

guilleLa question que l’on se pose, le Mali n’avait-il pas de partenaires techniques, stratégiques et financiers avant l’arrivée de la mission onusienne ?

« La minusma crée des conditions de sécurisation et de stabilisation qui permettront aux autres agences des Nations Unies et aux bailleurs de venir dans la région », une farce qui ne décolère pas les maliens, étant donné que leur patrie a toujours été graduellement convoitée par les partenaires techniques et financiers.

Si la minusma pense que le problème du Mali est purement politique et que seule la mise en œuvre de l’accord pourrait résoudre de façon rationnelle ce problème du nord, elle se trompe. Tout ce qui lui est demandé, c’est de venir à bout des recrudescences des attaques au centre comme au nord du pays.

L’on se rappelle encore, le Mali avait proposé à maintes fois aux Nations Unies de redéfinir la mission de la MINUSMA lui donnant mandat de combattre les terroristes ou de retirer progressif leurs forces qui opèrent sur son territoire.

Pour disculper l’inertie, ou même un manque de volonté, Ladsous, au nom des Nations Unies a l’habitude de soutenir que « les forces de la MINUSMA ont perdu de nombreux engins au nord, ce qui impacte sur leurs opérations ; et en plus les pays membres (donateurs) n’ont toujours pas répondu favorable à l’appel des Nations Unies quant à revoir ce mandat qui nécessite de gros moyens. ».

Devons-nous continuer à miser sur une telle mission dite de sécurisation, alors qu’elle n’a pas la moindre volonté ? Une chose est sûre. La MINUSMA est loin d’être une solution pour le Mali. Il est donc grand temps d’envisager d’autres mesurent pour que notre pays se débarrasse de ce pou sur sa tête.

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