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Office de lutte contre l’enrichissement illicite: les membres du Bureau déclarent leurs biens

Sept des douze membres du Bureau de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite ont remis leurs déclarations de biens au Président de la Cour suprême, Nouhoun TAPILY, au cours d’une séance qui s’est tenue dans les locaux de l’Institution. Cela, conformément à la loi qui fait obligation aux membres du Bureau de déclarer leurs biens avant d’entrer en fonction.

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Les membres du Bureau présents à la séance étaient : Moumouni GUINDO (Président du Bureau) ; Djibril KANE ; Mme BAGAYOGO Fanta CAMARA dite Djouga ; Ibrahim Abdoulaye MAIGA ; commissaire divisionnaire Mohamed Ali AWAISSOUN ; Amadou MALLE ; Oumar TRAORE.
Les absents étaient : Yoro DIALLO ; capitaine Djibril SOGOBA ; Oumar WAGUE ; Modibo TOLO. Le représentant des experts-comptables s’est désisté. Il n’a pas, apprend-on, pour le moment été remplacé.
Le Président du Bureau de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite, le magistrat Moumouni GUINDO, a rappelé qu’avant la loi (votée à l’unanimité des 97 voix, lors de la plénière du jeudi 12 mai 2016), il y a eu l’ordonnance n° 2015-032/P-RM du 23 septembre 2015 portant création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Il a expliqué que c’est en vertu de cette loi que les membres du Bureau se plient à la déclaration de leurs biens, objet de leur présence à la Cour suprême hier.
Le Président de la Cour suprême a, à son tour, rappelé que la création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite s’inscrit en droite ligne de la loi 2014-05 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. De par les attributions que lui confère la loi, a-t-il poursuivi, l’Office est le bras séculier de la lutte contre l’enrichissement illicite et la corruption. Aussi, est-il l’expression de la volonté des autorités de lutter contre la corruption. Une autre manifestation de cette volonté, selon M. TAPILY, étant que 2014 a été déclarée année de lutte contre la corruption. Une année au cours de laquelle, la Cour suprême a organisé un séminaire international consacré à ce thème.
Pour le Président de l’Institution judiciaire, l’Office était le chaînon manquant de la lutte contre l’enrichissement illicite. Il est d’autant plus important, a-t-il mis en exergue, qu’au regard de nos maigres ressources un choix radical doit être opéré entre gérer de manière orthodoxe ou gérer de manière laxiste, en ayant en ligne de mire la bonne gouvernance.
Le chef d’institution a fait savoir que l’Office a l’initiative pour circonscrire la propagation du mal qu’est l’enrichissement illicite.
Pour réussir sa mission, a insisté M. TAPILY, la structure doit faire preuve d’intégrité morale et d’exemplarité dans le comportement. Ce qui rime, du reste, avec la déclaration des biens avant d’entrer en fonction, question de transparence qui doit également être le fil conducteur des membres du Bureau de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite. Il a, de ce fait, rappelé l’obligation pour les absents à la séance, de procéder à la déclaration de leurs biens.
Après avoir remis les accusés de réception des déclarations des biens à leurs auteurs, le Président TAPILY a fait savoir que la séance est symbolique, parce que pour la première fois la Cour suprême reçoit de façon transparente et médiatisée des déclarations de biens de ceux qui sont assujettis à cette formalité. Il a souhaité que la même transparence guide les pas du Bureau dans toutes ses activités et son comportement. Ce, d’autant plus que même étant autorité administrative indépendante, l’Office a l’obligation de rendre compte à travers un rapport annuel adressé aux plus hautes autorités du pays. De même, son autonomie financière ne le met pas à l’abri de contrôle a posteriori.
Et d’alerter : « la lutte contre l’enrichissement illicite requiert beaucoup d’initiatives, de professionnalisme, de courage. Elle nécessite de faire preuve d’équilibre et de respect des citoyens ». Pour relever ce challenge, il a assuré de l’accompagnement de la Cour suprême.
Après avoir félicité les membres du Bureau pour la confiance placée en eux, M. TAPILY a conclu : « vivement que l’Office soit sur le terrain et qu’on puisse dire dans un an qu’il a amorcé un changement dans la lutte contre l’enrichissement illicite ».
La cérémonie de prestation de serment des membres du Bureau de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite est prévue dans une semaine.
L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite est chargé de la coordination, de la prévention, du contrôle et de la lutte contre l’enrichissement illicite au plan national, sous régional et international. Les lanceurs d’alerte, dans l’anonymat total, lui seront indispensables pour la bonne exécution de sa mission.
Le bureau de l’Office central a un mandat de 4 ans.

Par Bertin DAKOUO

 

Source: info-matin

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