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Nouvelle configuration politique : Adp, Fare et Yéléma pour le chamboulement !

Après le putsch de 2012 contre le régime ATT, il a été question de noyer le poisson dans l’eau. Religieux et militaires se sont donné la main.

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Alors, l’Adéma Pasj, l’Urd et des personnalités comme Modibo Sidibé entre autres, tous alliés directs d’ATT ont été souillés, vilipendés. Cinq ans après, les Maliens s’ouvrent les yeux et comprennent petit à petit. D’où l’émergence d’une nouvelle classe politique qui tente tant bien que mal à bousculer la hiérarchie. Avec une nouvelle vision politique.

            “La vérité finit toujours par triompher.”, et “La patience est un chemin d’or “, soutient-on.

A La Baule-Escoublac (Loire-Atlantique) une commune de la France en 1990, le discours du président français François Mitterrand se résume ainsi : “Le vent de liberté qui a soufflé à l’Est devra inévitablement souffler un jour en direction du Sud (…) Il n’y a pas de développement sans démocratie et il n’y a pas de démocratie sans développement “. C’était le 20 juin 1990 dans le cadre de la 16ème conférence des Chefs d’Etat d’Afrique et de France. Ce fut une invite aux dirigeants africains de faire l’ouverture politique, le multipartisme synonyme de démocratie. Depuis, dans nombre de pays africains comme au Mali, ont fleuri des associations politiques qui aboutiront à la création de multiples partis politiques. Ils sont nés la plupart sur les cendres des vieux partis existants ou en voie de disparition. Leur programme ou projet de société ou encore celui des bailleurs de fonds français va leur servir de tremplin. Avec un seul objectif, s’accaparer du pouvoir en dénonçant les régimes en place. Rarement, il a été question d’éducation politique et de moralisation de la vie publique dans les faits et gestes. Ils se tirent à boulet rouge pour le pouvoir, les gagnants vont s’enrichir et vont appauvrir les perdants, opposition (maximum destructrice). Plus de 25 ans après, c’est ce ho ha ho qui est de mise encore.

Au Mali, depuis 1992, ils sont les mêmes qui vont et reviennent, font et défont. Et souvent, la chaine est brisée par des soulèvements ou coups d’état aux conséquences fâcheuses. Mais, à quelque chose malheur est bon. Le coup d’état de 2012 au Mali, bien que condamné et condamnable a permis aux Maliens de comprendre. Depuis, même si c’est encore les mêmes qui sont au pouvoir et n’entendent pas le lâcher, il y a d’autres qui pointent leur nez avec de nouvelles visions bénéfiques au peuple. Ils tentent tant bien que mal à expliquer la quintessence de la politique à leurs militantes et militants. A vouloir moraliser la vie publique et l’action politique qui ne seront plus sujettes à chercher seulement le pouvoir pour le bien-être d’une minorité.

ADP-MALIBA, FARE AN KA WULI et YELEMA

Ces nouveaux partis et peut-être d’autres ont une nouvelle vision politique. Les démarches entreprises par leurs leaders respectifs ainsi que leurs programmes détaillés permettent d’indiquer qu’ils veulent faire la politique pour le bien-être commun. Et, ils y travaillent en allant régulièrement auprès du peuple pour un changement de comportement. Pour une nouvelle vision politique. C’est pourquoi, s’implantant lentement mais sûrement, ils parviennent à avoir de véritables bastions politiques.

La preuve, ADP-MALIBA s’enracine dans plusieurs parties du pays. Déjà à Kayes et à Nioro, il devient imbattable. Yéléma en commune IV est indéboulonnable, le président IBK le sait mieux que quiconque. Fare, en plus de Yanfolila engrange des points à Bafoulabé.

En outre, en assistant aux rencontres de ces partis avec les populations, se tient le langage de la vérité. Il existe moins de promesses fallacieuses comme chez nos vieux partis qui demeurent l’incarnation d’individu. Dans ces partis, chacun a son rôle et tout le monde peut faire et dire tout au nom du parti. Il faut donc s’attendre à un chamboulement de la configuration politique dans un bref délai. Sauf si ces partis, deux de l’opposition et un de la majorité mais avec ses propres règles baissent les bras et cèdent au chantage. Sinon,  ils ont un avenir certain.

Boubacar DABO

 

Source:  Zénith Balé

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