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Nouvel an 2017 : IBK fait un clin d’œil à l’opposition

Le samedi 31 décembre au soir, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, dans sa traditionnelle adresse à la nation, à l’occasion du nouvel An, a invité l’ensemble des forces politiques et sociales de notre pays à le rejoindre dans l’effort solidaire qui permettra à notre pays de reconquérir son rang

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Une invite de plus à l’endroit de l’opposition, le discours du président IBK l’a été encore à cette occasion du Nouvel An 2017. En effet, le président Ibrahim Boubacar Keita a commencé par rappeler que l’exercice de la très haute fonction que le peuple malien lui a confié lui impose le devoir de cultiver l’écoute et de persuader au rassemblement.

Il a évoqué le devoir qui lui est propre, en tant que Président de la République, « d’empêcher les compatriotes à abdiquer de la confiance et de l’espérance » en soulignant que tous ses actes posés s’inscrivent dans cette logique et que toutes les actions qu’il initiera s’y conformeront également. « Je souhaite que l’ensemble des forces politiques et sociales de notre pays me rejoigne dans l’effort solidaire qui permettra à notre pays de reconquérir son rang », a invité le chef de l’Etat.

Ces mots sacrés du président de la République sont une invite à l’opposition dite républicaine mais à la traine dans l’élan de solidarité maintes fois invoqué. L’opposition malienne doit desserrer l’étau autour de son antagonisme radical et sa politique de rejet systématique de toute initiative émanant du pouvoir comme elle le fait devant la représentation nationale. Elle doit saisir ce leadership du président de la République pour s’inscrire dans la marche de la République vers le progrès et la paix sociale.

Les trois priorités d’IBK en 2017

L’année 2017 sera encore une année de challenges à relever et qu’il ne peut en être autrement a dit IBK si l’on garde à l’esprit d’où l’on est parti et où l’on ambitionne d’arriver .Parmi les défis qui se posent à la Nation, trois retiennent particulièrement l’attention du président. Il s’agit du rétablissement de la paix et de la sécurité ; de la préservation de la cohésion nationale et de la prise en charge de la demande sociale. Des  objectifs qui resteront au cœur de l’action gouvernementale a assuré le Chef de l’Etat.

Concernant le premier, le président de la République dira que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger connaît certes des retards qui ne sont pas attribuables à l’Etat, mais que le Gouvernement s’impliquera encore davantage dans le retour de la stabilité au Nord de notre pays. «  Au cours du premier trimestre 2017 seront installées les autorités intérimaires dans toutes les localités où n’ont pu être organisées les élections communales », promet IBK. Il soulignera que cette opération, lorsqu’elle sera terminée, accélérera le redéploiement de l’Administration et facilitera la réinstallation des services sociaux de base.

Aussi, le président de la République est certain qu’un jalon important dans la réhabilitation de la cohésion sociale et du vivre ensemble au Mali sera posé avec la tenue au mois de mars 2017 de la Conférence d’Entente Nationale qui doit « permettre un débat approfondi entre les composantes de la Nation malienne sur les causes profondes du conflit » au Nord du Mali.

Il fonde un très grand espoir sur les échanges qui vont s’instaurer et sur les conclusions de la Conférence qui, est un exercice décisif pour notre devenir que sont conviés sans exclusive les fils et les filles du pays. « Cette dernière devra notamment produire une Charte pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation, Charte élaborée sur une base consensuelle. Si les travaux se déroulent dans un esprit positif, si le diagnostic national s’énonce sans récriminations, ni polémiques superflues, si les participants s’exemptent de tout agenda personnel, le Mali administrera une fois de plus la preuve de sa capacité à surmonter l’adversité quel qu’elle soit », a indiqué le chef de l’Etat.

Un parlement bicaméral : Les défis du rétablissement de la sécurité et la nécessité de raffermir la cohésion nationale ne font pas perdre de vue au président l’acuité de la demande sociale. « Il est également impératif de réduire des inégalités inacceptables dont sont victimes nombre de Maliens dans l’accès aux services sociaux de base », soutient le chef de l’Etat qui envisage de préserver autant que possible le pouvoir d’achat grâce à une politique constante de soutien à la consommation, les prix des denrées de première nécessité ainsi que ceux des céréales restent dans leur ensemble inférieurs à ceux pratiqués dans la région ouest-africaine.

Il promet de procéder dès le premier trimestre 2017 au lancement d’un Programme d’Urgences Sociales qui s’étendra sur la période 2017-2020 et concernera plus particulièrement les secteurs de l’eau, de l’éducation, de l’énergie, de la santé et des pistes rurales. Le taux d’accès à l’énergie sera relevé grâce à un vaste programme d’implantation de centrales d’énergie solaire et de centrales hybrides.

Dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire, le président de la République se propose de déposer sur le bureau de l’Assemblée Nationale un projet de loi portant révision de la Constitution, rendue incontournable par les leçons tirées de la crise politico institutionnelle de 2012  et par la prise  en compte des réformes prévues dans l’Accord pour la paix et la Réconciliation.

La révision de la Constitution a l’avantage de garantir l’indépendance du pouvoir judiciaire, sa séparation du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif, lequel sera renforcé par la création d’une deuxième chambre. Notre Parlement pour sa part, sera désormais bicaméral composé de l’Assemblée Nationale et du Sénat pour une meilleure représentation de nos populations.

  Daniel KOURIBA

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