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Non au référendum ou au régime IBK ?

Stratégie de défense pour les uns ou véritable défiance vis-à-vis de l’autorité de l’Etat, la contestation autour du projet de révision constitutionnelle, initié par le président de la République Ibrahim Boubacar KEÏTA, continue de susciter le débat entre ses défenseurs et ses opposants. Dernier en date, la conférence de presse, du Rassemblement pour le Mali (RPM) le parti du président, tenue ce 11 juillet 2017 au Centre National du Patronat du Mali (CNPM).

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On peut dire que le ton est monté d’un cran lors de cette conférence de presse du parti au pouvoir, le Rassemblement pour la Mali (RPM). Revenant sur les raisons de cette révision constitutionnelle, le secrétaire général du parti Me Baber Gano, évoque entre autres la nécessité de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale ou encore celle de se conformer aux directives de l’UEMOA avec notamment la création de la cour des comptes. « Cette réforme s’inscrit dans la mise en œuvre des aspects institutionnels de cet accord, qui prévoit l’institution d’un sénat », précise Me Baber Gano, qui a dénoncé « les pratiques insurrectionnelles » des partisans du Non. Avant de prévenir qu’« aucune prime à l’impunité ne sera faites, l’autorité de l’Etat doit s’affirmer et s’affirmera ». Pour le secrétaire politique adjoint Abdrahamane Sylla, « ce n’est pas le texte constitutionnel qu’on conteste, c’est IBK qu’on n’aime pas et on va devoir l’accepter ».

Plutôt qu’un aveu du désamour entre le président de la République et une partie du peuple, certains observateurs mettent ces réactions dans le cadre d’une campagne de communication qui consiste pour chaque camp à démontrer ses arguments et surtout à « discréditer l’autre », selon Bréhima Touré, rédacteur en chef du journal l’Essor. « C’est un combat qui est engagé entre les 2 camps. » Les arguments utilisés par les responsables du RPM, « c’est pour discréditer l’opposition » « Nous sommes dans une démocratie, lorsque l’on présente quelqu’un comme étant contre cette démocratie, l’opinion peut vite prendre partie » poursuit Mr Touré.

S’opposer à ce référendum c’est refuser de reconnaître l’arrêt de la cour constitutionnelle, ce qui est inadmissible en démocratie selon Chahana Takiou directeur de publication du journal 22 septembre. Les opposants au référendum quittent donc « le terrain juridique et cela devient une question de personne. Car en s’inscrivant dans cette logique de contestation, ils refusent de reconnaître le droit constitutionnel du président et celui du peuple de s’exprimer à travers le référendum, ce qui constitue un déni de démocratie », ajoute Mr Takiou.

La bataille autour de ce projet de révision qui a été déclaré conforme à la constitution par la cour constitutionnelle sous réserves des rectifications matérielles, n’est pas encore à son épilogue.

 

Source: journaldumali

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