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MORILA : De l’or à l’agro-business

Un projet agro business sur les installations de la mine qui fermera ses portes en 2019, est le vœu de la direction de la mine d’or de Morila. Les journalistes en séjour ont pu voir de visu les réalisations sur le terrain.

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Située à 280 km au sud-est de Bamako, la mine d’or de Morila appartient à un consortium dénommé Morila SA et comprenant Randgold Resources (40 %), Anglogold Ashanti Ltd (40 %) et l’Etat malien (20 %). Inaugurée en 2001, son exploitation a officiellement commencé en 2000 et a atteint en mars 2016 une production de 209 T d’or métal sur une superficie de 1 250 ha. La mine cessera définitivement ses activités d’exploitation minière en 2019, c’est du moins les informations partagées par la direction de la mine au cours d’une visite des journalistes mardi dernier.

A Morila, ce sont 100 millions de dollars d’infrastructures sur le site et qui va être reconverti en une acropole, après la fermeture de la mine.

Pour ce faire, la société Randgold et associé  sont en train d’investir  des millions de dollars pour que le site soit un véritable pôle économique, le « Centre Agro-business » sur les futures cendres de la mine. Le projet va consister à la naissance d’une zone agroindustrielle qui aura au cœur de ses activités : la pisciculture, l’apiculture, l’écotourisme…  Bref, il s’agit à travers le projet de faire de Morila un « centre agricole commercial« .

Pour s’imprégner des investissements dans les domaines de développement socio-économique, des hommes de médias ont visité le25 avril la mine à Morila.

La visite guidée des journalistes avec certains responsables de la mine : Hilaire Diarra, directeur développement durable du groupe Randgold, Jean Diarra, chef du département environnement, Bakary Djiré, directeur de l’usine a été riche en enseignements  et laisse croire que Morila peut être le point de départ d’une agriculture commerciale pour le Mali à condition que les autorités du Mali s’y mettent et en font une préoccupation.

A deux ans de sa fermeture, la société  a déjà investi plus de 2 millions de dollars pour développer le centre agricole commercial qui s’articule autour de quatre volets : l’aviculture, la pisciculture en cages, l’apiculture et une plantation de mangues de près de 9ha.

Le volet avicole porte sur 2 500 poulets de chair qui produisent 110 alvéoles d’œufs par jour entièrement commercialisées. L’apiculture, la ferme piscicole contient une vingtaine de cages d’une capacité de 12 000 alevins. Cette ferme emploie également la technologie piscicole à cage flottante, a-t-on constaté.

Et la situation géographique de Morila, selon les responsables de la mine, « est avantageuse pour la création d’un pôle économique au Mali« . A Morila, on voit grand quant à l’après mine.

 Investir sur les centres de la mine

Pour le directeur développement durable du groupe Randgold, l’après fermeture verra de nombreuses infrastructures laissées inutilisées et la région perdra une importante main d’œuvre. Afin de maintenir les travailleurs, la société a mis dans son plan d’action : la conversion du site en une zone agro-industrielle qui «  servira de base à la création d’une acropole dans la région de Sikasso« , inspirée du concept « Songhaï« .  Le modelé proposé est de réhabiliter le site après l’exploitation minière et de transformer en un centre agro-industriel axé sur le secteur en accord avec « Songhaï« , la possibilité de développer des unités de production agricole à grande échelle le long du pipeline près de l’agropole. Sur le terrain, les journalistes ont pu constater de visu les travaux exécutés sur le site de l’exploitation minière et sur le parc à boue. Un travail de traitement de la boue pour l’extraction du minerai et le remblayage de la carrière minière est en cours, une première dans la sous-région. C’est sur le lieu de stockage de la boue qu’Anglogold envisage de faire une zone de culture par excellence.

Autres acquis, la centrale électrique avec a une capacité de production de 30 mégawatt, ravitaille la mine de Morila. Après la fermeture, ladite centrale peut être reprise par l’Etat malien ou par des privés en vue d’alimenter la 3e région en proie à des difficultés de courant.

La rencontre avec le PDG de Anglogold, Mark Bristow et ses proches collaborateurs a permis d’avoir une sur l’apport de la mine dans le développement socio-économique du Mali. Morila investit dans ce projet pour montrer que c’est possible de faire une ancienne mine une zone de développement«  a expliqué Mark Bristow.

Nous y reviendrons

A.S.

 

Source: lesechos

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