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Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise: « Le non-lieu est un titre de noblesse »

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Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise
« Le non-lieu est un titre de noblesse »
Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise était face à la presse le 6 septembre dernier à la Maison de la Presse pour démonter les allégations distillées ça et là par le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily sur sa gestion à la tête de la Caisse des Retraites du Mali.
Suite aux allégations de détournement de milliards de francs distillées çà et là par le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath sur sa gestion à la tête de la Caisse des retraites du Mali, le Président de la Convention Sociale Démocrate (CDS Mogotiguiya) Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise a porté plainte devant le tribunal de grande instance de la commune VI du district de Bamako pour diffamation contre le chroniqueur et le directeur de la Radio Renouveau FM. Le 28 août dernier, le tribunal a, au cours d’une audience, renvoyé l’affaire au 2 novembre prochain. En attendant cette date, le principal plaignant a jugé nécessaire de donner quelques éclaircissements à l’opinion à travers une conférence de presse, le 6 septembre dernier à la Maison de la Presse. « Je voulais que les journalistes soient présents et acceptent de ma part de se constituer jury d’honneur. Parce que nous parlons d’honneur dans ce pays. Il faut que certaines personnes engagées pour l’information et la bonne information fassent aussi le leur. Je prends la parole en tant qu’homme politique, je ne prendrais pas la parole au nom d’une fonction administrative. Je suis un légitimiste. Que ce soit Mohamed Youssouf Bathily ou quelqu’un d’autre, je ne suivrais personne dans les débats de caniveaux. Bien que le terme républicain soit démodé, j’ai la prétention d’en être un », a déclaré le Président de la CDS Mogotiguiya.
« Je ne lâcherai pas. Pourquoi vais-je lâcher ? »
Il affirme avoir porté plainte parce que c’est un élément proprement diffamatoire diffusé à dessein. Selon l’orateur du jour, la caisse n’a jamais payé une pension à quelqu’un. « C’est le Trésor qui paie », a-t-il fait savoir. Mieux, dit-il, le crédit disponible au niveau de la régie de la caisse n’a jamais dépassé 175 000 FCFA par trimestre. Selon lui, tout le budget de fonctionnement de la Caisse des retraites pendant 4 ans n’a jamais atteint un milliard. Blaise Sangaré donne plus de détails. « J’ai quitté la Caisse en 1996. C’est en 2000 que j’ai été interpellé par le bureau central d’Interpol sur la base d’un procès-verbal de passation des services avec des factures de 1992 », a-t-il expliqué. Il est longuement revenu sur les conditions de son interpellation, la gestion du dossier au niveau du juge d’instruction et sa libération en contrepartie du versement d’une caution de 36 millions de nos francs. La justice reprochait à Blaise Sangaré, Adama Sidibé et Maïmouna Tembély d’atteinte aux biens publics d’un montant de 72 millions de FCFA. Il n’est question nulle part de milliards, contrairement aux allégations distillées pour ternir la réputation d’honnêtes cadres.
Cette cabale politico-judiciaire montée de toute pièce pour détruire un adversaire politique débouche sur une ordonnance de non-lieu sous le n°49 en date du 15 octobre 2009 du juge d’instruction du 6ème cabinet du Tribunal de première instance de la Commune III du district de Bamako. Le 24 novembre 2009, la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako confirme ce non-lieu dans l’arrêt n°223 dit arrêt confirmatif de non-lieu à suivre et de restitution de caution. Cela veut dire que la justice n’a rien trouvé à reprocher à Blaise Sangaré dans sa gestion à la tête de la Caisse des retraites. « J’ai un non-lieu. Le non-lieu est un titre de noblesse. C’est un motif légitime de fierté. C’est un arrêt de blanchissement », a-t-il souligné en brandissant l’arrêt de non-lieu avant de mettre ce document à la disposition de la presse contre l’avis de ses avocats.
Le Président de la Convention Sociale Démocrate (CDS Mogotiguiya) voit derrière le jeune activiste une main cachée. « Que ceux qui l’envoient se détrompent ! Blaise sera sur leur chemin en 2018. J’ai connu les commanditaires. Je leur dis bienvenue dans l’arène politique», a-t-il lancé. « Je ne lâcherai pas. Pourquoi vais-je lâcher ?» s’interroge Mamadou Bakary Sangaré avant de déclarer qu’il a confiance en la justice de son pays
Chiaka Doumbia
Source: Le Challenger

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