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L’interpellation des garants des traditions pour l’interprétation des règles coutumières

Si l’omniscience de Dieu confère aux lois divines le caractère de l’invariabilité, les règles socio-traditionnelles qui demeurent l’émanation de l’homme caractérisé par l’imperfection ne peuvent prétendre pour autant aux mêmes principes.

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La fidélité aux règles traditionnelles (us et coutumes) qui a été un aspect déterminant voir indispensable dans l’harmonisation de la société primitive, a tendance à devenir pour la génération actuelle un véritable obstacle à l’épanouissement socio-culturel à l’égalité ainsi qu’à la liberté d’action qui sont des droits universels sacrés et inviolables.

Ainsi, ces principes coutumiers ne constituent certes une science soumise à l’évolution, mais ils se doivent de tenir compte de l’évolution naturelle imposée à l’homme.

La réalité de monsieur Bamba et mademoiselle Kéita est parmi tant d’autres une illustration des conséquences de la conservation de certains principes sociaux dépourvus de valeur au sens social du terme.

Bamba et Mlle Kéita ont entretenu une relation plus personnelle durant une bonne période au vu et su de leurs familles sans aucun problème. Arrive alors le moment où ils décidèrent d’officialiser leur union qu’ils ont été surpris de voir la famille de Mlle Kéita s’opposer à la proposition prétextant que M. Bamba est un homme de caste précisément un  forgeron.

Surpris par la nouvelle, ils se mettent à trouver des voies et moyens pour obtenir l’accord des parents à Mlle Kéita. C’est alors qu’ils ont pensé à avoir un enfant qui pour eux est une raison valable pour accepter leur union.

Ils n’ont pas tardé à mettre en pratique leur théorie qui leur a attribué le statut de parent. Suite à la naissance de leur enfant, M. Bamba a reformulé sa demande auprès de la famille Kéita. Malheureusement pour lui, les parents de la fille, fervents conservateurs, ont une fois de plus rejeté la demande. Malgré ce coup à l’égo de M. Bamba il est resté fidèle à ses sentiments pour Mlle Kéita.

Déterminés à réaliser leur rêve, Bamba et Kéita estiment et continuent à croire que les enfants restent aussi bien pour les garants des traditions qu’aux yeux de la famille Keita la meilleure raison possible pour accepter leur union. Pour cause, ils n’ont pas hésité à mettre en œuvre une seconde tentative de conception. Hélas encore une fois la famille Kéita reste cantonnée sur sa position initiale qui est de refuser la demande.

Profondément humilié et touché dans son orgueil, il considère le mariage avec Kéita comme une cause perdue. En effet, il ne peut s’éviter de nourrir un sentiment de haine contre les parents de celle là.

Désormais fixé sur son sors, Bamba continue de fréquenter Mlle Kéita sans faire de leur histoire un projet d’avenir. Ainsi, cette relation libre de toute forme de pression donne naissance à un troisième enfant.

Bien qu’intransigeant, la dernière grossesse de Mlle Kéita, a été pour sa famille une épreuve dure qui ne dit pas son nom et qui ne lui laisse d’autre choix que de solliciter M. Bamba pour entamer les procédures de fiançailles. En colère,  il n’a pas fait cadeau aux parents de sa compagne en  les remerciant pour la proposition avant d’ajouter qu’il n’est plus intéressé par leur fille.

En effet, au vu de ce qui précède, la question suivante se pose à savoir si la démarche de la famille Kéita a contribué de quelque manière que ce soit à la cohésion sociale qui est la base fondamentale des règles sociales ?

 

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