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L’Imam Dicko: Kidal respire le Mali

Kidal se sent-t-elle dans le giron malien malgré le regain de violence entre les groupes armés, signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation ? Le retour de l’Administration est-il hypothéqué sinon remis aux calendes grecques au regard de la situation sécuritaire qui prévaut dans la région ?
A ces interrogations, l’Imam Mahmoud DICKO qui vient de boucler la première phase de sa mission de bons offices répond que Kidal respire bel et bien le Mali et que les acteurs, toute obédience confondue, s’inscrivent désormais dans le cadre de la République.

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Le 12 juin dernier, le Chef du Gouvernement, Abdoulaye Idrissa MAIGA, dans sa Déclaration de politique générale devant les élus de la nation, avait annoncé l’envoi d’une mission de bons offices dans la Région de Kidal, dans le delta intérieur du fleuve Niger et dans la Boucle de ce même fleuve.
Cette mission entre dans le cadre de la mise en place de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, qui constitue un passage obligé pour le retour de la paix, le renforcement de la souveraineté nationale et le développement harmonieux du pays.
La feuille de route étant de rendre effective la présence de l’Etat malien dans la 8è région, de contribuer à la stabilisation du centre du pays et surtout de consolider davantage le vivre-ensemble et la cohésion sociale.
Concrètement, elle consiste à ramener sur la table des négociations les différents groupes armés en conflit dans la région de Kidal, afin d’obtenir, de façon définitive, un cessez-le-feu.
Le but est aussi de faire en sorte que la population participe et adhère aux échanges pour faciliter la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, notamment à travers la mise en place du MOC et des autres mécanismes.
C’est au président du Haut conseil islamique du Mali, Mahmoud DICKO, à qui cette mission a été confiée. Tâche à la fois difficile et symbolique pour ce leader religieux, qui avait entrepris en 2012 de négocier avec les djihadistes, notamment Iyad Ag Ghaly, la libération de plusieurs soldats maliens.
Dans la Cité des Ifoghas, l’Iman DICKO, chargé de négocier le retour de l’administration malienne sur place, a rencontré les chefs de tribus, des notables, des leaders religieux, des cadres et des responsables militaires.
Une première phase de la mission d’écoute qui s’est terminée, selon lui, sur une bonne note. Ce d’autant plus que les interlocuteurs en face ont été très réceptifs du message transmis ainsi les attentes des autorités quant à la stabilité du pays ainsi que l’entente et la concorde entre les fils du pays.
De retour de cette première phase de sa mission de bons offices pour la conduite de laquelle il a été commis par les plus hautes autorités, l’imam Mahmoud DICKO, non moins président du Haut conseil islamique du Mali, rapporte de son déplacement de Kidal un message d’espoir et d’espérance pour le Mali.
Dans une interview qu’il a accordé à nos confrères de l’ORTM dont une séquence a été diffusée dimanche dernier sur la chaine nationale au cours de l’émission «Question d’actualité», le très respecté Mahmoud DICKO a levé un petit coin du voile sur sa visite à Kidal, les contacts qu’il a eus sur place ainsi que les assurances à lui données par ses interlocuteurs.
De la révélation faite par l’émissaire du Gouvernement, aucun groupe armé, encore moins aucune autorité détentrice d’un quelconque pouvoir sur cette partie du territoire national ne conteste l’autorité du pouvoir central.
«De ce qui m’a été dit par mes interlocuteurs et de ce que j’ai entendu sur place, je puis vous donner l’assurance que l’ensemble des acteurs reconnaissent l’intégrité du territoire et inscrivent pleinement leurs actions dans le cadre de la République », a déclaré le président du HCIM au micro de nos confrères de Bozola.
Tout en se gardant, pour l’instant, de faire l’étalage du récit de cette première mission, qu’il estime très prometteuse pour la suite, il a rassuré qu’il n’y a aucun quiproquo entre l’Etat central et les groupes armés.
Si le ciel semble être dégagé sur ce point, tel n’est pas le cas, par contre, entre les groupes armés signataires sur le terrain qui s’affrontent pour le contrôle de la zone.
« Le seul problème à Kidal, c’est le conflit qui sévit entre la CMA et la Plateforme. Voilà pourquoi j’estime qu’il faut aider ces groupes à transcender leurs divergences afin que les obstacles qui freinent la mise en œuvre de l’accord puissent être levées », a préconisé l’Iman DICKO.

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin

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