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Les rebelles touareg du Mali ne sont pas les bienvenus en France

Rien ne va plus entre la France et le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA).

Ce mouvement rebelle touareg qui avait combattu l’armée malienne au début de l’année 2012 et déclaré l’indépendance de l’Azawad (le nord du Mali) au mois d’avril dernier, vient de subir une première sanction diplomatique de la part de la France, a rapporté le quotidien malien Le Républicain.

«Le consulat de la France à Ouagadougou vient de refuser un visa aux responsables du MNLA basés à Ouagadougou» a expliqué le site du Républicain, empêchant par cette occasion les représentants de l’organisation présents au Burkina Faso de se rendre au parlement européen de Strasbourg où ils étaient invités à prendre la parole.

Trois députés européens du groupe Les Verts-Alliance Libre Européenne avaient en effet prévu d’organiser une conférence au parlement le 23 octobre sur le thème «quel avenir pour l’Azawad : les propositions du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA)».

La délégation, qui devait être composée de Bilal Ag Cherif, président du MNLA, Mahamadou Djeri Maiga, vice-président, Hama Ag Mahmoud, responsable des relations internationales et Alhader Ag Faki, conseiller, s’est pourtant vue refuser le droit de se rendre sur le territoire français, a affirmé Le Républicain.

Ayant déposé leurs passeports au consulat de Ouagadougou, où ils sont réfugiés depuis que les islamistes radicaux les ont chassé du Nord-Mali, les cadres du MNLA s’attendaient à les retrouver tamponnés du précieux sésame donnant accès à la France. Pourtant, le quotidien malien affirme que ceux-ci ont été conservés par les autorités consulaires.

«Non seulement le consulat n’a pas délivré les visas comme prévu mais il a séquestré en toute illégalité, les passeports des trois membres du MNLA dans le but évident de les empêcher de se rendre en Europe» a dénoncé le Congrès Mondial Amazigh, une ONG se réclamant de la défense des intérêts de la «Nation Amazighe» (berbère) selon le Républicain.

«Des explications du gouvernement français notamment sur les motifs et sur la responsabilité de ce refus arbitraire de délivrer des visas, contraire aux usages et aux conventions internationales relatives à la liberté de circulation» ont en outre été réclamées par l’ONG.

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