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Les coups de la vie : «Quand l’amour, l’infidélité, la patience et la religion se mélangent!!!»

Après une déception amoureuse, je me suis retrouvée dans une église. Là-bas, au cours d’une prière de délivrance, le Pasteur m’a confié que Dieu lui aurait révélé en songe que je devais me marier avec quelqu’un de l’église. Je n’avais pas le choix. Pourtant, j’avais décidé de ne plus avoir à faire à aucun homme.

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En effet, j’avais été fiancée pendant deux ans. Et un jour, mon fiancé m’a annoncé qu’il partait «se chercher» en Europe, parce que les affaires ne marchaient pas trop fort ici. Il m’a promis qu’une fois stable, il me fera partir et il m’épouserait. Je l’ai cru parce que nous étions très amoureux l’un de l’autre. Et lorsqu’il est parti, la première semaine, il m’a donné de ses nouvelles. Mais après, plus rien. J’ai espéré pendant deux ans et finalement, je me suis rendue à ce qui me semblait être une évidence : il s’était trouvé une autre femme. J’ai décidé alors de rester seule, parce que, pour moi, faire confiance à un homme n’était plus possible.

Mais, ce que mon Pasteur venait de porter à ma connaissance, c’était quand même autre chose. Faire l’œuvre de Dieu était mon leitmotiv et si Dieu me demandait de me marier avec quelqu’un de l’église, je ne pouvais pas ne pas obéir. J’ai donc accepté de me marier avec mon «frère en Christ», même si je n’avais pas oublié mon fiancé. Il m’arrivait de me demander s’il était encore vivant. Ce qui nous liait était très fort et je ne comprenais toujours pas pourquoi il m’a abandonnée.

Avec mon «frère en Christ», nous avons décidé de vivre la chasteté jusqu’au mariage. Il était très gentil et je crois que, contrairement à moi, lui, il m’aimait. Finalement avec les conseils des uns et des autres, j’ai fini par me résigner, car je prenais de l’âge. Nous sommes restés ensemble huit mois avant de nous marier et mon «frère en Christ» n’avait jamais manifesté le désir d’avoir des relations sexuelles avec moi, ni même celui de m’embrasser. Souvent, je me disais que Dieu m’avait donné un bon mari pour me faire oublier celui qui m’avait rendue malheureuse.

L’église a beaucoup contribué dans notre mariage. Ce fut une très belle cérémonie et nous avons passé de bons moments. Après le mariage, nous sommes allés dans une petite ville de la Côte d’Ivoire pour notre lune de miel. Dans la suite nuptiale, cette nuit-là, ma seule envie était d’oublier le passé. Lorsque nous nous sommes retrouvés seuls, j’ai fait moi-même le premier pas, mais mon mari était réticent. Nous nous sommes longuement embrassés, mais je suis restée sur ma faim parce qu’il n’a pas pu me faire l’amour, prétextant qu’il était trop fatigué. Le lendemain matin, je suis revenue à la charge et c’était pareil. Tous les autres jours aussi, il en fut ainsi.

J’ai dû me rendre à l’évidence : mon mari était impuissant et il ne m’avait rien dit. C’est ainsi que pendant sept ans, j’ai vécu à ses côtés sans qu’il ne me touche. Je supportais toutes les critiques et injures de ses parents qui me traitaient de femme stérile. Ils trouvaient que je profitais de leur fils. Je gardais le silence, car je ne voulais pas exposer mon mari aux sarcasmes et aux autres moqueries. C’était le mari que Dieu m’avait donné et je l’acceptais tel qu’il était. J’ai vécu ainsi toutes ces années sans trahir son secret. Mon époux s’occupait bien de moi. Cependant, nous faisions chambre à part et nous fréquentions toujours la même église.

Un soir alors que je faisais la cuisine, ma petite sœur m’a téléphoné et demandé de venir urgemment à la maison familiale. Lorsque je suis arrivée, je me suis retrouvée nez à nez avec mon ex-fiancé. Il était encore plus beau, comme avant. Quand il m’a rencontrée, il s’est mis à genoux pour me demander pardon. J’étais malheureuse, même si j’affichais une certaine froideur. Ma sœur me supplia de l’écouter parce que, pour elle, il avait des raisons valables qui justifient toutes ces années de silence. Je lui ai donc fait signe de se relever et je l’ai longuement écouté. Il m’a expliqué que quelques jours après son arrivée en France, son tuteur et lui avaient été arrêtés et emprisonnés. Celui-ci était un trafiquant de drogue et lui, il n’en savait rien. Ils  avaient été arrêtés tous les deux, puisqu’ils étaient ensemble. Malgré son innocence, il avait passé quand même trois ans en prison. A sa sortie de prison, il lui avait fallu travailler très dur pour rattraper le temps perdu et d’après lui, il pensait toujours à moi. Il était donc revenu pour m’épouser. Je l’ai laissé dans le salon de mes parents et je suis rentrée chez moi, sans rien dire. J’étais très troublée et j’ai passé une nuit blanche à réfléchir à ce qui m’arrivait.

Tôt le matin, j’ai reçu un coup de fil de la part de mon ex-fiancé. Il voulait me rencontrer pour savoir si je tenais encore à lui. Que faire ? Est-ce qu’il fallait trahir mon mari et aller vers lui ? Et l’Eglise dans tout ça ? Je ne pouvais pas renoncer à cet amour, à cette deuxième chance, alors que Dieu m’avait donné un mari impuissant à l’Eglise. Pour finir, je me suis confiée à ma mère qui est, elle aussi, très croyante. Elle aimait beaucoup mon mari qu’elle trouvait très respectueux. Lorsque je lui ai expliqué pourquoi après sept ans de mariage, je n’avais jamais toujours pas d’enfant, elle s’est effondrée. Elle a proposé de nous aider en nous faisant faire des traitements traditionnels. Je lui ai dit que nous avions déjà tout essayé pour qu’il recouvre la santé, mais que rien de tout cela n’avait marché. Elle m’a donc supplié de ne pas le quitter. Pour elle, c’était Dieu qui l’avait mis sur mon chemin et il ne fallait surtout pas que je l’abandonne. En clair, je devais renoncer à la proposition de mon ex-fiancé. J’avais mal, car je devais renoncer encore une fois à l’homme que j’aime et à faire des enfants, pour, d’après ma mère «être dans les bonnes grâces de Dieu».

Mon ex-fiancé, lui, n’arrêtait pas de me harceler au téléphone. Finalement, j’ai accepté de le rencontrer. J’avais décidé de lui dire qu’entre lui et moi, c’était vraiment de l’histoire ancienne et que plus rien n’était possible entre nous. Lorsque je lui ai annoncé ma décision, contre toute attente, il s’est mis à pleurer. Il m’a expliqué que toute sa vie, il n’avait aimé que moi et qu’il retournait en Europe si je ne voulais plus de lui. Je n’ai pas supporté de le voir ainsi. Je me suis effondrée, moi aussi. Il s’est approché de moi, nous nous sommes embrassés passionnément. Nous avons fini par faire l’amour, car j’en avais grand besoin. Le lendemain nuit, il a pris l’avion pour Pairs, en me laissant un mot. Il disait dans cette lettre : «Je suis venu pour toi, je veux faire de toi mon épouse. Nous avons fait l’amour, c’est vrai, mais tu m’as dit clairement que tu ne pouvais pas quitter ton mari pour moi et comme je ne veux pas non plus être ton amant, je suis reparti. Si tu changes d’avis, informe mes parents et ils sauront comment me joindre. Ton amour pour la vie». J’étais alors malheureuse et méconnaissable ; mais ma décision était ferme et je me devais de la respecter.

Un mois après son départ, j’ai constaté un retard dans mon cycle mensuel et je me suis rendue à l’hôpital. Le médecin m’a informé que j’attendais un enfant. Me débarrasser de l’enfant ? Pas question ! Alors, j’ai décidé d’affronter mon mari. Lorsque je lui ai fait part de ce qui m’était arrivé, mon intuition était qu’il accepte cet enfant comme le sien et que nous continuions de vivre ensemble. Aux yeux des gens, il serait le père de l’enfant. Mais, vous n’imaginerez jamais le scandale qu’il a fait en apprenant la nouvelle. Il a informé toute sa famille, mes parents et l’Eglise, de mon infidélité. Il a donc fallu que je me défende en révélant son secret.

Il voulait me faire passer pour la mauvaise épouse qui avait trompé son mari et qui portait fièrement le fruit de son infidélité. Cela, sans tenir compte des sept années d’intenses sacrifices pour lui. Il m’a proposé de faire l’avortement ou de quitter sa maison. Je suis donc partie de chez lui. Présentement, je suis en famille. Mon ex-fiancé a été informé de la situation. Il en est très heureux. J’ai divorcé d’avec mon époux. Je me suis remariée avec l’homme de ma vie, six mois après. Je pense que c’est ma situation actuelle qui ressemble plus à un cadeau de Dieu. Mon «frère en Christ» de mari me demande de revenir vivre avec lui. Il dit regretter son acte. Quel est votre avis, chers lecteurs de cette histoire ?

Pour réagir ou envoyer votre histoire, une seule adresse : journal_leflambeau@yahoo.fr

LA REDACTION

 

SOURCE: Le Flambeau

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