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L’éducation marocaine « en danger »

Le système d’éducation marocain, et plus particulièrement le cycle du lycée, est « en danger », met en garde un nouveau rapport du Conseil supérieur de l’Education, de la formation et de la recherche scientifique, un organisme officiel au Maroc.

abdelaziz bouteflika president algerienroi souverrain Maroc Mohammed VI

Les élèves marocains de seconde affichent des niveaux très bas en mathématiques et en langues, avec des acquis « faibles », selon ce rapport présenté cette semaine à Rabat.

En mathématiques, 84% des étudiants scientifiques n’ont pas la moyenne alors que les littéraires affichent une « carence importante en production écrite en langue arabe ». Les élèves ont également un niveau « très bas » en français, deuxième langue du pays.

L’étude a porté sur un échantillon de quelque 35.000 élèves, avec la participation de 46.006 enseignants et 543 directeurs de lycées. Elle revient sur les neuf premières années de scolarité des élèves marocains, en évaluant les acquis des étudiants de seconde dans six matières.

« Comment le système continue à fabriquer des cancres », titre le quotidien l’Économiste, qui résume: « Globalement, au bout de neuf ans de scolarité, les acquis des élèves marocains restent très médiocres ». Le site d’informations en ligne Yabiladi voit dans ce rapport une « énième preuve de l’agonie de l’école marocaine ».

Le document pointe aussi un phénomène très marqué au Maroc: 98% des élèves de seconde dans les écoles publiques sont issus de milieux pauvres et des couches moyennes, ce qui confirme la tendance des familles aisées à inscrire leurs enfants dans le privé ou dans les écoles étrangères.

D’après les statistiques officielles, près de 32% de la population (8,6 millions de personnes), dont deux tiers de femmes, était analphabète en 2014. Un taux qui s’élevait à 43% en 2004.

Classes surchargées, fermetures en cascade d’écoles, manque criant de professeurs ou abandon scolaire… de l’avis de tous les observateurs, le système éducatif est à bout de souffle au Maroc.

En 2013, le roi Mohammed VI s’était inquiété des « faiblesses et dysfonctionnements » du secteur. L’Etat consacre près de 25% de son budget à l’enseignement, son premier poste de dépense. Et il a lancé une « vision stratégique de la réforme de l’éducation » visant « l’édification d’une école de l’équité et de la qualité » d’ici 2030.

Mais les résultats ne sont pas à la hauteur des investissements: le Maroc fait partie des 25 pays les moins avancés en termes de scolarisation, selon l’Unesco. Et le pays n’atteindra ces engagements en matière d’éducation qu’avec près de 70 années de retard, toujours selon l’Unesco.

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