Le MNLA renonce à l’indépendance

 

Le MNLA reconnait l’intégrité territoriale du Mali et veux dialoguer avec les autorités de Bamako.

Lors d’une rencontre, dimanche, avec le médiateur de la Cedeao pour le Mali, le président Blaise Compaoré, les représentants du MNLA se sont dits prêts à engager le dialogue avec les autorités maliennes.

Afin d’engager des pourparlers de paix, la partie burkinabè va renouveler au président Dioncounda Traoré, la demande des Chefs d’Etat de la Cedeao de créer une structure nationale chargée de promouvoir le dialogue avec le nord.

Quand le président Compaoré, médiateur de la Cedeao pour le Mali avait reçu les mouvements armés du nord en juin dernier, il leur avait demandé de s’entendre sur une plateforme politique qui ne remettrait pas en cause l’intégrité territoriale du pays et de se démarquer de l’extrémisme et du terrorisme.

Sa plateforme politique qui ne remet nullement en cause l’intégrité territoriale du Mali exige l’autodétermination aux autorités de Bamako.

« Nous sommes là aujourd’hui pour informer le monde entier que le MNLA a réussi pendant des mois de travail à tomber d’accord sur une plateforme politique avec des aspirations très claires et nettes pour pouvoir atteindre le règlemente politique de cette crise qui nous oppose au Mali depuis 52 ans », a notamment indiqué Ibrahim Ag Assaleh, membre du Conseil national de transition de l’Azawad et chef de délégation.

« Nous revendiquons notre droit à l’autodétermination qui ne veut pas dire sécession. C’est le droit à la vie, à la sante, à l’éducation, les droits politiques et le droit à l’expression », a-t-il précisé.

Selon le ministre burkinabè des Affaires étrangères, le médiateur de la Cedeao, en accord avec les présidents Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Goodluck Jonathan du Nigeria, établira et soumettra aux parties en conflit, un cadre formel de dialogue prenant en compte les exigences exprimées par les Chefs d’Etat de la Cedeao.

Il s’agit notamment de la préservation de l’intégrité territoriale du Mali, du respect des droits humains et des libertés fondamentales et l’accès des populations du nord Mali aux services humanitaires et sociaux.

Ce cadre, selon Djibril Bassolé, déterminera l’agenda des pourparlers inclusifs devant aboutir à l’établissement d’un accord global définitif de paix, de stabilité et de développement.

bbc.co.uk/ 7 octobre, 2012 – 17:18 GMT