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Le ministre Mohamed Aly Bathily entre déchéance et dépression !

La société malienne a eu son aura au fil des siècles de par le sens élevé de l’honneur, de la dignité, de l’honnêteté, de la probité, du respect et du travail bien fait. Mais ces vertus maliennes sont fortement contrariées depuis quelques années par une espèce de personne incarnée par le ministre Mohamed Aly Bathily, qui se révèle par le mensonge,  l’incompétence, l’ignorance, la calomnie, la délation, bref par tout ce qui caractérise la déchéance de l’Homme malien d’aujourd’hui. Suivez le développement qui suit, concernant ce mauvais père de famille, qui ne peut se voir confier une seule parcelle de responsabilité sous des cieux sérieux.
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Le Mensonge

Depuis la propulsion de Monsieur Mohamed Aly Bathily comme ministre du gouvernement, d’abord, comme ministre en charge de la justice, ensuite, chargé des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, puis de l’Urbanisme, de l’habitat et des Affaires foncières, cet individu, populiste démesuré, a songé se constituer une base populaire à travers les Associations pour le Mali (APM), mais sur la base du mensonge, en promettant aux adhérents de ladite structure des monts et merveilles en matière foncière. Quel en est le résultat aujourd’hui ? La déception totale. Pourtant, il est ministre des Affaires foncières. Un exemple : ces habitants de Sikasso qui l’ont interpellé lors d’un meeting de ses associations à Sikasso. Comme toute réponse, il leur a dit que le chef de bureau des domaines de Sikasso leur délivrera leur titre foncier, au plus tard dans un moisTrois mois plus tard à Zégoua (Région de Sikasso à la frontière Mali-Côte d’Ivoire) les mêmes personnes l’interpellent au cours du meeting, sans succès. Six mois plus tard, les mêmes personnes l’interpellent le dimanche 29 octobre 2017 à Koutiala lors du meeting, sans succès. À l’image de ces personnes de Sikasso, tous les adhérents des APM ont été floués par Mohamed Aly Bathily, uniquement sur la base du mensonge. Quelle désillusion !

Ce n’est pas tout. Parlant du dernier meeting des APM du dimanche 29 octobre 2017 à Koutiala, qui n’a pas entendu le ministre Mohamed Bathily accuser, à tort, le Procureur de la Commune IV d’avoir retiré la femme de quelqu’un du Mandé, le mettre en prison, avant de remettre la femme à un autre homme. Mensonge grotesque La suite des évènements mettra Bathily à nu. Quand il parlait ainsi le procureur n’avait même pas décidé du sort des gens en cause (le procès-verbal de la procédure n’était pas encore orienté). Ce sera fait trois (03) jours plus tard : le mercredi 1er novembre 2017 vers midi. Lui et son fils qui avaient répété les mêmes affirmations le 30 et le 31 octobre 2017 sur des radios, sont les mêmes. C’est pourquoi ce n’est nullement étonnant quand Bathily dit que son fils n’est pas devenu ce qu’il est, mais qu’il est né dans ça. C’est-à dire le mensonge, la délation, des injures au quotidien, etc.

Par ailleurs, le Procureur Dramane Diarra n’est pas le premier Procureur auquel Mohamed Aly Bathily s’est attaqué. Souvenons-nous du Procureur Général Daniel Tessougué, objet des diatribes de Bathily et son enfant, au sujet duquel il n’a levé l’équivoque de la paternité que ce dimanche 29 octobre 2017 à Koutiala, je le cite : «Ras Bath n’est pas le fils d’un grand-frère ou d’un jeune frère, c’est mon fils biologique. C’est mon premier fils. »Mieux vaut tard que jamais !

Vous vous souvenez également de son attaque contre Mohamed Sidda Dicko, alors Procureur de la Commune III du District de Bamako. Nous pensons que ces éminents Magistrats s’ils ne sont parmi les meilleurs de la Magistrature, ils n’en sont pas les moins bons.

L’Incompétence 

Le ministre Mohamed Aly Bathily est, peut-être, le ministre le plus incompétent de la République. Au ministère de la Justice, il n’a laissé aucun fait en souvenir. En tout cas, en bien. Au contraire, il est jaloux des quelques acquis de la lutte syndicale des Magistrats, au point de leur en vouloir des quelques augmentations faites.

Au ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, son bilan est catastrophique. Souvenez-vous de l’affaire de Kalabambougou où il a bu la honte. Souvenez-vous des démolitions de Sotuba ACI où il continue de boire la honte, mais où l’Etat n’aura pas fini d’avaler la pilule, à cause de l’incompétence criarde de ce ministre.

L’ignorance

On peut se référer encore aux faits les plus récents lors de ce fameux meeting du 29 octobre 2017 à Koutiala. Mohamed Aly Bathily a dit clairement en Bambara que : «le procureur de la Commune IV doit être poursuivi. La loi dit que si tu poursuis quelqu’un sans raison, arrestation illégale, article 325, tu dois être emprisonné de 5 à 25 ans.» Quel gâchis ! Lui qui est autour de 70 ans, ayant été Magistrat, aujourd’hui Avocat. Quelle honte ! Non seulement il ne connaît pas la définition des arrestations illégales, mais il dit que c’est prévu par l’article 325. Mais non ! C’est l’article 327 du Code pénal. Pas besoin d’être juriste pour cela. Parlant de la peine, il dit emprisonnement de 5 à 25 ans. Il n’existe aucune peine de 25 ans dans aucune partie du Code pénal malien. Et dire que cet individu sert de référence à certains !

La calomnie, la délation et les injures

Qui n’a pas été témoin du fait que Mohamed Aly Bathily et son fils se soient faits des noms uniquement sur la base de la délation, de la calomnie et des injures ? Est-ce cela le Dambé du Malien ? Non, tout le contraire. Un Malien qui se comporte ainsi n’a aucune valeur et ne peut être un repère, un exemple, si ce n’est le mauvais exemple. Or le mauvais exemple ne peut éduquer, ne peut servir. Les injures de personnes de tout âge constituent le comble de la déchéance. Ces gens constituent le côté néfaste de la population malienne. Trop c’est trop ! Halte à la déchéance.

Ensuite, l’affaire sur laquelle Bathily s’est basé pour faire ses injures, calomnies, délations, outrages, haine et incitation à la violence, en valait-elle la peine ? Non absolument !

Même non juriste, on peut facilement faire la part des choses. Cependant, il faut dire que Bathily, qui, dans son récit, dénie toute valeur au mariage religieux, doit se ressaisir vite et très vite, car le peuple musulman du Mali ne s’est pas mobilisé en 2010 pour rien.

La dame Mariam Keïta est bel et bien dans deux mariages : un religieux avec Moulaye Haïdara depuis le 12 février 2017 et un devant l’officier d’état civil avec Karim Traoré depuis seulement le 13 octobre 2017. Au constat de cela, le Procureur a, à juste titre, poursuivi Mariam Keïta pour bigamie (article 320 du Code Pénal) et Karim Keïta pour complicité de bigamie. Car le deuxième mariage qui consomme la bigamie s’est passé entre Mariam Keïta et ce dernier.

Nous ramenons les définitions de la bigamie (dernière version 2017-2018 du lexique des termes juridiques et du Code Pénal Malien) pour couper court à toute supputation.

LEXIQUE DES TERMES JURIDIQUES 2017-2018

Bigamie (Droit civil/Droit pénal)

Fait, pour une personne déjà engagée dans les liens du mariage, d’en contracter un autre avant la dissolution du précédent. La bigamie est un délit attentatoire à l’état civil des personnes et entraîne la nullité du second mariage. Selon la jurisprudence, la circonstance que la seconde union soit contractée entre les mêmes personnes que la première ne fait pas obstacle à l’existence d’une bigamie (cas d’un mariage coutumier monogamique suivi d’un mariage civil en France).

Code Pénal Malien

Article 230 – Toute femme, qui étant engagée dans les liens du mariage, en aura contracté un autre avant la dissolution du précédent sera punie d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 12.000 à 1.200.000 FCFA.

Il en sera de même de l’homme monogame qui aura contracté un second mariage ou de celui qui, ayant quatre épouses légitimes, aura contracté une cinquième union. L’officier public qui aura prêté sciemment son ministère à ces mariages sera puni des mêmes peines. Cadeau de la doctrine et de la jurisprudence à ceux qui n’auraient pas toujours compris.

Premier mariage.  Dans une accusation de bigamie, la nullité du premier mariage constitue une exception préjudicielle de la compétence de la juridiction civile. Rennes, 27 août 1879 : DP 1880. 2. 189.

PrescriptionLe délit de bigamie constitue une infraction instantanée caractérisée dès la célébration du second mariage, et la prescription de l’action publique commence à courir à compter de ce jour.

Pour clore ces propos, quelle mouche a bien piqué le ministre Mohamed Aly Bathily pour sonner le glas de sa déchéance et de sa dépression ?

Est-ce pour anticiper sur d’éventuels comptes à rendre concernant les villas de Dio, son village (on parlerait de 4), les financements des voyages de ses enfants aux Etats-Unis et en France, les relations avec son intermédiaire une certaine Oumou qui serait en démêléjudiciaire avec la dame qui s’est occupée des sanitaires des villas, l’affaire du titre foncier du camp para Dojo dénoncée par le jeune Maire Assane Sidibé, le financement de ses meetings où un certain Yattassaye serait cité ?

Le comble c’est que les Associations pour le Mali font des quêtes auprès de l’Administration pour que Bathily vienne insulter des administrateurs. À Koutiala, les APM ont adressé une demande de quête au président du Tribunal de Koutiala pour le meeting du 29 octobre 2017, avec pour finalité des injures à tous les Magistrats. Quelle est la morale de cette histoire ? Quel Kotèba ! Si c’est pour tout cela que Bathily fait ses élucubrations et diversions, il s’y prend mal et très mal ! La suite nous édifiera, Plaise à Dieu.

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Le Reporter

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