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Le ministre Malick Alhousseini en 1ère et 2ème région : assurer les services publics de l’eau et de l’électricité à tous les Maliens

Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Malick Alhousseini, accompagné d’une forte délégation composée de membres de son cabinet et des responsables des services rattachés à son département, a effectué du 11 au 14 mars une mission de supervision des installations électriques et d’eau potable dans les régions de Kayes et Koulikoro. La visite a permis au ministre de procéder à la vérification de la fonctionnalité des installations électriques et d’eau potable afin de prendre des mesures urgentes à même de faire face aux besoins de la période de pointe 2017 et d’échanger avec les communes et les bénéficiaires sur la gestion des installations électriques et d’eau potable ainsi que le suivi de la ressource.

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La première étape de cette mission a concerné les équipements et l’éclairage réalisés dans le cadre du projet PASER-K (Projet d’accès aux énergies renouvelables – Kita) dans le village de Kéniékola à une vingtaine de kilomètres de Kita.

Ce projet a pour objet de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des enfants et de leurs familles à travers l’efficacité énergétique et l’utilisation d’énergies renouvelables dans le cercle de Kita au niveau de 30 communautés rurales pour un montant de 1,73 milliard de F cfa et une durée de trois (3) ans couvrant la période de mars 2015 à février 2018.

Le projet est mis en œuvre par un consortium constitué de Plan international, le conseil et appui pour l´éducation à la base (CAEB), l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali) et Energie sans frontière (ESF) et financé par l’Union éuropéenne. Il consiste à la fourniture d’installations d’éclairage solaire pour 24 écoles, 5 centres de santé munis de chauffe-eau solaire et 60 places publiques et à la réalisation de 30 systèmes solaires de pompage, 30 moulins solaires, 60 séchoirs solaires et 30 kiosques solaires.

Le village de Kéniékola a bénéficié d’installations solaires au niveau de certaines salles de classe de l’école du village, de son centre de santé avec éclairage et chauffe-eau solaires ainsi que le moulin solaire. Les équipements pour le séchage des produits maraichers et l’éclairage public ont également été mis à la disposition du village au grand bonheur des femmes, des enfants, et des jeunes qui ont développé des activités génératrices d’emplois.

Ici aucune difficulté n’a été signalée. Le ministre s’est réjoui des résultats obtenus par le projet et a demandé la consolidation des acquis.

A Kita, le ministre a visité le poste haute tension de la ville construit de 1998 à 2000 dans le cadre du Projet énergie de Manantali. Il permet d’alimenter la ville de Kita et ses environs. Le projet relatif à la construction d’une nouvelle centrale solaire d’une puissance de 50 MWc a été aussi visité. Pour l’injection de la quantité d’énergie produite par cette centrale solaire, il est prévu l’extension du poste haute tension par  la réalisation des travaux suivants : la dépose de la liaison aérienne 225kV existante entre les pylônes n°318 et n°319 de part et d’autre du poste ; la construction de 2 travées ligne 225 kV, et la prévision d’espace nécessaire pour de futures extensions, le raccordement aérien des lignes entre les pylônes et les portiques de travées ligne,  et la construction d’un jeu de barres rigide 225 kV. Il est également prévu la construction d’une travée transformateur 225/30 kV, la fourniture et pose d’un transformateur de 225/30 kV de 60 MVA, la construction et l’équipement d’un bâtiment de contrôle commande, et la fourniture et l’installation d’un système de surveillance et de contrôle commande numérique.

Les difficultés rencontrées résident au niveau de la purge des lieux d’une superficie de 108ha.

L’approvisionnement en eau potable de la ville est assuré à partir du fleuve Bakoye. Ces installations ont été mises en service en 1983 et comprennent : une station d’exhaure située à 24,23 km d’une capacité de 3 840 m3/jour, une station de traitement installée en ville comprenant un décanteur, une batterie de 2 filtres à sable, deux réservoirs au sol de 450 m3 chacun et une station de refoulement pour la zone haute. Le reste de la ville est alimenté par gravité.

La capacité de production maximale actuelle est de 4 250 m3/jour pour des besoins de pointe estimés à 4 750 m3/jour, soit un déficit de 500 m3/jour. Les installations sont alimentées en énergie électrique par le réseau de la société EDM SA. Les stations d’exhaure et de traitement disposent chacune de groupes électrogènes secours. Le réseau de distribution d’une longueur de 72,04 km, comporte 3 859 branchements particuliers et 109 bornes fontaines. Les difficultés rencontrées sont entre autres : l’éloignement de la station de pompage, la capacité limitée du système de traitement, l’urbanisation de la ville.

Face à ces difficultés, le ministre a décidé le renforcement du système existant afin de faire face aux besoins de la population. A cet effet, le site devant recevoir le réservoir d’une capacité de 1000m3, situé dans le quartier «Kita Gare » a été visité.

A Kéniéba, la centrale hybride de ville a été visitée. Cette centrale a une puissance photovoltaïque installée de 230 Wc et un groupe électrogène. L’exploitation est assurée par la société privée « Kama SA » à travers l’appui de l’Amader. Les habitants ont le courant 14 heures par jour. En dépit des efforts de l’Etat, l’offre en matière d’énergie est en dessous de la demande.

S’agissant des installations d’eau potable, le système d’alimentation en eau potable de la ville      réalisé en 1998 sur financement de la Coopération Allemande KFW dans le cadre du Projet AEP 9 centres dans la région de Kayes. Il est actuellement composé de 5 forages équipés de pompes électriques d’un débit cumulé de 35 m3/h, un réseau de refoulement de 3500 mètres linéaires, 2 stations de traitement non fonctionnel, un château d’eau de 150 m3, un réseau de distribution d’eau de 10 km avec 512 branchements particuliers, 35 branchements administratifs et 51 bornes fontaines.

Face à l’augmentation de la demande en eau, il a été entrepris en 2016, sur financement du budget national, la réalisation de deux forages dans le cadre du renforcement des capacités de production avec des débits respectifs de 50 m3/h et 70m3/h. Les travaux de raccordement du forage ayant un débit de 70 m3/h au réseau existant sont en cours et accusent du retard, suite à des difficultés d’ordre organisationnel.

Afin d’améliorer la desserte en eau des habitants, le ministre a décidé que le système soit pris en charge par  les sociétés d’Etat Somapep et Somagep SA au grand soulagement des habitants qui ont accueilli la décision avec une joie immense.

CC/MEE

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