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Le Docteur Gangle : Le vieux Ganglè s’insurge contre les détracteurs de la concertation nationale.

Také : Le 10 novembre 2012, le FDR a annoncé lors d’une conférence de presse qu’il ne participera pas à la concertation nationale si ses propositions ne sont pas prises en compte. Comment peut-on qualifier de tels propos de la part de ceux qui se présentent comme les garants de la démocratie au Mali?

Ganglè : De toute façon, il n’y a rien de surprenant à ce que nos cadres politiques surtout ceux du FDR multiplient le pays par zéro. Ce n’est pas la première fois, et je ne sais pas, si ça finira un jour. Ces vautours s’entredéchirent pour le pouvoir tandis que leurs compatriotes souffrent de faim et d’insécurité. Au FDR, combien d’hommes et de femmes aiment le Mali? Vérifions-le ! Tu verras qu’il y en a très peu. Ils aiment le pouvoir et les sous et non le pays. S’ils refusent d’aller à la concertation nationale cela veut dire qu’ils ne veulent rien partager avec les autres et sont toujours prêts à mettre notre pays sens dessus dessous.

Leur refus laisse également entendre qu’ils ne peuvent discuter qu’avec les organismes internationaux. Leur carrure dépasse le cadre du dialogue interne qui, pourtant, met les informations du Mali à l’abri des indiscrétions. Aujourd’hui, notre pays est négativement étalé à la face du monde. Ce qu’il faut aussi craindre c’est que nos hommes politiques ont du talent pour comploter contre notre pays. Comme pour démontrer qu’ils ont un poids de destruction massive ils sont capables de machiner afin que le peuple soit encore sanctionné par les instances internationales. Se cachant toujours derrière la prétendue idée des principes institutionnels et juridiques ils nous tirent dans tous les sens afin d’avoir à gérer à leur guise la période de transition. Un moment, ils nous ont diabolisés aux yeux de l’opinion internationale comme si Bamako est devenu une jungle.

Rappelons que l’incident du 21 mai 2012 au Palais de Koulouba a été un fonds de commerce pour les leaders du FDR. Ils l’ont instrumentalisé pour faire de notre capitale un lieu de non droit et pour demander des sanctions internationales contre le Mali, notre patrimoine commun. Malgré les appels au calme du président par intérim, Dioncounda Traoré, ces gens ont continué à semer la pagaille.

Pourtant quelques mois après, en Mauritanie, il y a eu un incident qui a failli coûter la vie au président de la République. Mais, les politiciens de ce pays frontalier du Mali n’ont pas exposé leur nation. Parce qu’ils sont de vrais patriotes. Ils savent que le linge sale se lave en famille. Pourquoi, les politiciens béninois aussi n’ont pas demandé des sanctions internationales suite à la tentative d’assassinat du président Boni? Aiment-ils leur pays? Les nôtre ne peuvent-ils pas avoir la même attitude responsable et positive à l’égard de leur pays? Voilà toute la question qui explique le chaos dans lequel le Mali est plongé depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012.

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