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Lancement de la coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (manchette) 5,6,7 et 8 « Mon combat n’est ni la France, ni l’UE, ni les USA, ni l’ONU, mais c’est ceux qui ont trahi le peuple malien », dixit Mahmoud Dicko.

La salle « Banzoumana Cissoko » du palais de la Culture a refusé du monde samedi matin. En fait, des milliers de fidèles et sympathisants aux actions de l’imam Mahmoud Dicko, venus de l’intérieur comme de l’extérieur du Mali, se sont retrouvés pour lancer la CMAS en présence de dirigeants de partis politique, de leaders de la société civile. Une fois de plus, l’imam Mahmoud Dicko, ancien président du HCIM, fidèle compagnon du chérif de Nioro du Sahel, Bouyé Haîdara, a une fois de plus rassembler nos compatriotes pour dit-il, sauver le pays en danger face à une grave crise de gouvernance émaillée de corruption devenue endémique, à l’injustice, au laisser-aller, au népotisme, au favoritisme, bref à la mauvaise gouvernance du Président IBK, qu’il a demandé à prendre ses responsabilités, avant que le peuple ne s’assume après une mise en garde le 05 avril dernier sur la place de l’Indépendance. Lisez le compte-rendu de Youssouf Ongoïba et de Bokari Dicko. Par le lancement de la CMAS dont il est le parrain, l’imam Mahmoud Dicko fait une entrée fracassante en politique par son discours clair, percutant haranguant la foule de la salle « Banzoumana Cissoko ». Lisez le compte-rendu de Youssouf Ongoïba et de Bokari Dicko.

 

C’est dans une salle « Banzoumana Cissoko » archicomble, que l’imam Mahmoud Dicko, a fait son entrée sous les vivats de milliers de compatriotes venus de tous les horizons pour l’écouter, lui qui faut-il le rappeler, incarne l’espoir de tout un peuple grâce à ses prises de position percutantes, à son franc parler, bref à son engagement pour un Mali de paix, d’entente, de cohésion et de justice. Une vraie icône, un grand espoir pour la jeunesse malienne et les femmes, nous confie un fin supporter.

Tout d’abord, la cérémonie de lancement de la CMAS a débuté par une lecture du coran par le petit fils du Chérif de Nioro du Sahel, ensuite, chant de l’hymne national ; le mot de bienvenue du maire adjoint de la commune C du district de Bamako.

« La mairie de la CV va accompagner la CMAS », dixit maire adjoint Kanté.

Dans son allocution, M. Kanté, s’est réjoui du choix de sa commune pour le lancement de la CMAS. « Cette cérémonie est une reconnaissance à notre égard. Elle constitue l’établissement d’un pont avec la CMAS pour le rôle prépondérant que joue Mahmoud Dicko ; leader d’opinion, homme du peuple, patriote convaincu dans la construction nationale. La mairie de la CV va vous accompagner, soyez en certains ! ».

Après cette intervention, le bureau de la CMAS a été présenté au public.

« Les religieux ont été au début, au milieu et seront toujours dans l’arène politique », dixit la présidente des femmes CMAS.

Pour l’occasion, la présidente des femmes CMAS, Mme Diawara Zeynab Sidibé, a salué le public pour avoir répondu massivement et singulièrement les femmes qui ne ménagent aucun effort pour accompagner, l’éclairé, l’homme de vérité. « Les femmes (s’adressant au respecté Imam Dicko) seront toujours ton outil de travail parce que nos enfants sont pris en otage et tu as toujours défendu notre cause, celle du peuple malien, je veux dire des femmes et des jeunes ; qu’il s‘agisse du code de la famille, de la pédophilie ou de l’enseignement de la sexualité dans l’éducation, vous avez été toujours présent sans aucune hésitation. Avec le chérif de Nioro du Sahel, vous constituez à  n’en pas douter, un réel espoir pour le Mali ». S’adressant à ceux qui fustigent les religieux sur l’arène politique, la présidente Zeynab a été on ne peut plus clair : «  Les religieux, ont été au début, au milieu et seront toujours là sur l’arène politique car il ne s’agit pas d’une lutte religieuse mais pour libérer le Mali ».

« Mahmoud Dicko se bat pour le Mali, pour la paix… », dixit Kaou Djim

Pour le Coordinateur général de la CMAS, M. Issa Kaou Djim, ce harangueur de foule, à l’entame de ses propos, il a tenu à rendre un vibrant hommage à l’imam Mahmoud Dicko, qu’il qualifie d’éclairé, le Cheick pour ensuite rappeler les raisons de la création de la CMAS rendu public à la presse le 1er août dernier à la Maison de la Presse. Ce jour, dit-il, une déclaration a été lue aux hommes de médias. Selon Kaou Djim, la situation que vit le Mali est partie de la grave crise multidimensionnelle de 2012. L’occasion qui n’est jamais de trop, a été de rappeler le rôle combien important joué par le Cheick Mahmoud Dicko, tant l’avènement de la démocratie au mali que dans sa pratique.

Mahmoud Dicko se bat pour le Mali…

« Vous vous rappelez de la prise de position du Cheick face au code la famille, son combat pour l’ouverture d’un corridor humanitaire afin d‘acheminer des vivres aux populations du nord durement frappées par l’envahissement des groupes armés, ses sorties du 10 février 2019 ou du 5  avril 2019, ont fait de lui, un homme incontournable qui a une vie politique. Mahmoud Dicko se bat en tant que malien pour le bonheur du peuple. C’est fort de ces actions que nous avons eu l’idée de créer ce mouvement CMAS pour soutenir toutes ses actions.

CMAS, c’est de créer une synergie d‘actions autour de Mahmoud Dicko…

L’objectif recherché est de créer une synergie d’actions autour de lui, une sorte d’instrument de travail car le constat est noble et patriotique puisque l’imam Dicko est un défenseur du Mali, un vrai patriote, un meneur d’hommes qui faut-il le rappeler, a été le président de la Commission de bons offices avec son engagement sans faille pour la paix et la cohésion. Il faut rappeler qu’il a toujours parlé de dialogue, de paix, de réconciliation, sans qu’on ne le comprenne puisque voyant les choses arriver afin de les contrer. Le meeting du 5  avril dernier était un avertissement pour déjouer  les confrontations ethniques en cours au centre du pays ».

Le Chérif Bouyé soutient Mahmoud Dicko », dixit son petit-fils.

Quant au représentant du chérif de Nioro du Sahel, son petit-fils, Baba Haïdara, accompagné d’Ahmed, a tout d’abord transmis les salutations de Bouyé Haïdara empêché.  Ila  ensuite rappelé l’amitié combien important qui lie son grand-père à l’imam Dicko que sont la défense de la religion et du Mali pour la paix et l’entente. « Le chérif Bouyé fait confiance à Mahmoud Dicko et le soutient », a dit le représentant de Bouyé.

C’est après ces différentes interventions, que l’imam Mahmoud Dicko, s’est adressé à l’assistance qui s’impatientait.

Avant son intervention, son fan, porte-parole a entonné une chanson à sa gloire. Il a aussi rappelé les liens qui lient l’imam Dicko au chérif Bouyé, bien encouragé par les applaudissements de la salle.

D’entrée, après l’assistance, le Cheick Dicko a remercié le Ministre en charge des réformes et de la Société Civile, M. Amadou Thiam.

« Je ne suis pas un faiseur de roi, mais un faiseur de paix », dixit Mahmoud Dicko.

« Aujourd’hui », a-t-il martelé, « je vais parler, je ne vais me taire, ni rester tranquille comme le veulent certains (la salle entre en  délire). Il veut être faiseur de roi (rapportant les propos de ses détracteurs), je ne suis pas un faiseur de roi, mais un faiseur de paix. Je l’ai dit à mes détracteurs que ni  l’Elysée, le Quais d’Orsay, que la France n’est pas notre ennemi car je en suis pas ignorant pour ignorer la relation stratégique qui lie notre pays à la France. Le masque est tombé », martèle l’imam Dicko, très serein avec un calme olympien qu’on lui connait et surtout son regard  d’assurance.

Mon problème, ce sont ceux qui ont trahi le peuple malien…

« Mon problème n’est ni la France, ni l’UE, ni les USA, mais c’est ici et concerne ceux qui ont trahi le peuple malien. Mon combat, ce sont ceux-là d’abord,

Aujourd’hui, nous allons parler de l’histoire de la lutte farouche du peuple malien pour la révolution qui a été confisquée. Tout le problème que nous vivons aujourd’hui, est la confiscation de la révolution de mars 1991. Comment sommes-nous arrivés à ce niveau ? », rappelle l’imam.

Ces gens-là font tout pour distraire le peuple malien…

Pour le Cheick la situation actuelle découle du détournement de la révolution de mars 1991. Ce qui met l’imam dans tous ses états, il ne comprend que nous n’ayons pas versé notre sang pour avoir notre indépendance et que du fait de la gestion du Mali depuis l’avènement de la démocratie en 1991, qu’il y a toutes ces victimes civiles et militaires. « Que comprendre si nous intervenons, nous sommes traités de tous les maux de la terre ? Ces gens-là font tout pour distraire le peuple malien, de véritables spécialistes en eaux troubles. En tout cas, qu’ils sachent qu’ils ne vont pas nous tromper, encore moins continuer  à le faire ! Qu’ils sachent qu’ils ne sont pas plus maliens que nous, encore moins démocrates que nous car, la commission de bons offices UNTM avec le régime de Moussa Traoré, j’étais membre. Tout s’est passé en ma présence.

Même sous GMT, il y a eu un dialogue en direct sur l’ORTM…

Que veut-on nous faire croire ? Même sous GMT, il y a eu un dialogue filmé en direct sur l’ORTM où le peuple a eu droit à s‘exprimer. Mais il suffit que nous tentons de nous réunir ou de marcher, on nous brandit une interdiction. Il faut arrêter cette méthode, elle ne paie plus ! Vous savez, le peuple ne peut pas rester éternellement dans cette situation, ce complot car, ce sont des femmes et des hommes dignes qui ont permis l’avènement de la démocratie dans notre pays mais récupérée par des vendeurs d’illusions. De nos jours, ce n’est plus une démocratie, nous avons eu droit à une corruption endémique qui est entrain de ronger le pays à telle enseigne que le Mali est devenu un grand malade ».

Nous allons vers une situation de non gouvernance…

Poursuivant ses propos, l’imam Dicko hausse le ton et lève tout équivoque pour que le peuple malien ne s’en prenne ni à l’UE, ni à l’ONU, mais à la gouvernance actuelle. « Je le dis et je le répète, nous allons vers une situation de non gouvernance au Mali  si nous en prenons pas garde car celle-là qui fera céder la digue! ».

Parlant du manque d’unité, l’Imam Dicko a fustigé la politique du diviser pour régner du régime IBK. « Il s’agit de la méthode de  diviser tout le monde », a dit Dicko très remonté.

Je ne suis pas djihadiste mais un citoyen qui défend sa patrie…

Rappelant les qualificatifs de « djihadiste, de connivence avec ceux-ci », a été on ne peut plus clair dans ce sens : « Je ne suis pas djihadiste. Je suis un citoyen autonome qui veut la paix, la cohésion et l’entente entre les fils du  Mali. C’est ce qui explique la commission des bons offices dont j’ai eu le privilège de diriger avant qu’elle soit dissoute. Je vous évite les détails car le diable est dans les détails ».

Au lieu de remercier Yacouba Siby, il a été arrêté par nos autorités…

Parlant des otages militaires qui ont été libéré, l’imam a présenté M. Yacouba Siby, celui-là qui s’est battu pour trouver de l’argent et des véhicules pour aller chercher nos soldats à Kidal, a regretté qu’au lieu d‘être remercié et décoré, a été arrêté deux jours durant, sans aucune forme de procès. « Vous savez, j’ai commencé à parler de ce dossier parce qu’il s‘agit de nos compatriotes, des militaires (plus de 160 capturés dans des conditions très difficiles) qui défendent notre patrie car, si des otages sont libérés avec paiement de rançons, pour nous, nous nous sommes dits qu’il fallait se lever pour libérer nos militaires. Grande a été ma déception puisque nous n’avons ni été remercié, encore moins décoré, n’en parlons pas de ces militaires ! Je n’ai reçu aucune félicitation, ni lettre dans ce sens. Au contraire que du mépris synonyme d’ingratitude de nos autorités ».

Parlant du Chef de l’état et sur la situation du pays et les tensions qui prévalent, l’imam Dicko dit qu’il a interpelé IBK afin qu’il instaure un vrai dialogue qui permettra au peuple de s’exprimer comme GMT (qui a été qualifié de dictateur) l’avait fait en son temps. « Le Président en m’a pas écouté », dit-il.

De nos jours, le Mali est devenu une Jungle…

Aussi, l’imam Dicko a parlé de la démocratie malienne qui dit-il en évoquant ce sujet, cela le fait sourire puisque dit-il : « La révolution de mars 1991  a été détournée puisque l’état de droit, la justice, la paix, l’impunité, le laisser-aller sont devenus mode de gouverner. Le pays se trouve aujourd’hui détruit par leur gestion, par leur système de gouvernance, ce sont eux qui servaient de facilitateurs avec les preneurs d’otages, mais, c’est nous qui sont traités de djihadistes. C’est le comble. La conséquence de cette gestion, est que 28 ans après la révolution de mars 1991, les parents des victimes sont déçus et dégoûtés. Le pays est devenu une Jungle. En réalité, le pays est en train de sombrer. Nous n’allons jamais l’accepter.», a poursuivi Mahmoud Dicko.

Dialogue Inclusif National : Respecter la souveraineté du peuple

Abordant ce sujet qui est l’actualité numéro un car, un atelier vient d’être organisé par le gouvernement afin de valider ses termes de Références, le Cheick Mahmoud Dicko est sceptique en ce sens : « Nous ne le refusons pas. Mais nous voulons savoir si c’est la volonté du peuple ou celle du Prince ? Si celle du Prince, nous disons non car la légitimité est avec le peuple. Déjà, on nous parle de Révision constitutionnelle, de découpage administratif, mais je préfère l’appellation réorganisation territoriale car, on découpe ce qu’on a entre tes mains ! Pour moi, la seule bataille qui vaille, c’est qu’ensemble, nous nous battons pour récupérer notre territoire et ce ne sont pas les autres qui le feront à  notre place. Point de rêver ! C’est par cette méthode que le Mali aura son salut. Dialoguer, n’est pas la solution. Il faut que le Président s’assume. Nous en sommes contre personne».

Boubou Cissé est mon fils mais s’il dévie, nous allons le combattre…

Parlant ses rapports avec le PM, Dr Boubou Cissé, Mahmoud Dicko a été on ne peut plus clair : « Oui, c’est mon fils. Mais, s’il dévie, ne fait pas ce que veut le peuple, nous allons le combattre. Nous l’avons dit sans aucunes ambages à celui qui l’a mis là-bas sachant qu’il n’aime pas les ultimatums. Aussi, j’ai dit à IBK qu’il est au service du peuple qu’il doit écouter car il travaille pour nous. Et on ne défie pas le peuple qui est souverain et ratera pas l’occasion de le rappeler. Le peuple n’est pas ton captif. Aussi, j’ai rappelé au Président IBK la mobilisation du 05 avril dernier où beaucoup m’en veulent pour n’avoir pas fini avec le régime, je leur ai dit, je suis un patriote et n’aime pas créer des situations de chaos  pour ensuite venir pleurnicher. Je réfléchis toujours avant de poser des actes. Donnons le temps au temps,. En tout cas, ils sont avertis et s‘ils n’arrêtent pas la saignée, la corruption endémique, le semblant de gouvernance, si le dialogue Inclusif devra ressembler à ceux passés, que cette situation grave de gestion d‘état devrait se poursuivre, sans revenir aux fondamentaux de gestion d’état normale, le peuple prendra ses responsabilités.».

Je ne suis candidat à rien…

 Pour Mahmoud Dicko, le Chef incarne en Afrique l’autorité qui s’assume. « Mais se trouve que celui-ci est défaillant, inéluctablement, c’est tout le système qui, prendra un sérieux coup. Ce qui est notre cas d’aujourd’hui. Un chef devra incarner la volonté de changer, sinon, rien ne changera. Assumes-toi ou tu dégages ! », a martelé Dicko fortement applaudi par la salle qui est enchantée par ses propos.

Répondant à ses détracteurs qui parlent d’une candidature de l’imam Mahmoud Dicko à la présidentielle de 2023, il répond sans crier gars : « Je ne suis candidat à rien. Que mes détracteurs se calment, qu’ils se ressaisissent ! ».

La CMA, la Plateforme et la Diaspora félicités…

Ce lancement de la CMAS qui a vu d’importantes personnalités faire le déplacement, l’imam Dicko a remercié et félicité la délégation de la CMA et de la Plateforme avec la présence de Mohamed Ag Ousmane, de Houka Houka, des groupes armés du centre à qui il a appelé à déposer les armes et se parler afin d‘éviter que l’ennemi attise continue à raviver les rancœur entre dogons et peulhs. « Il n y a pas de problème entre ces deux communautés, c’est une instrumentalisation puisque mes plus grands amis sont les dogons et les peulhs. Ils sont instrumentalisés. Il est temps que la CMA, la Plateforme, les groupes armés, que toutes ces tueries s’arrêtent afin nous nous donnons la main, se parler ». Parlant d’Amadou Kouffa, Mahmoud Dicko avait prévenu le Président sur la possibilité d’un embrasement du centre s’il ne prenait pas les devants car, les djihadistes s’étaient déjà installés royalement, une décennie durant, sans qu’ils ne soient combattus.

Evoquant la situation de l’armée, l’imam a martelé qu’elle fait pitié compte tenue de ses conditions de vie, de travail. « Donc arrêtons d’accuser nos militaires, ils font de leur mieux ».

Rappel des relations Bouyé/Dicko

Sur le lancement de la CMAS, Mahmoud Dicko, parrain, a remercié les femmes et les jeunes pour leur belle initiative. Il a ensuite rappelé qu’après avoir été contacté par les jeunes, il a pris le soin d’aller à Nioro informer le chérif Bouyé qui lui a d’abord salué l’initiative, ensuite, il a donné son quitus. C’est ainsi qu’il a rappelé sa connaissance avec le chérif grâce à sa présidence au HCIM. Et depuis lors, la confiance s’est installée et les deux hommes se sont aimés, se respectent et se battent pour le Mali. « Je respecte Bouyé qui est un homme de principe qui aime le Mali et travaille pour la défense de la patrie », a ajouté Dicko.

Hommage aux jeunes de l’association « SIRAKO »

L’occasion était propice outre les chefs de partis politiques, des leaders de la société civile, Mahmoud Dicko a rendu un vibrant hommage à la Diaspora malienne dont une femme est membre du bureau de la CMAS.

Le guide Dicko a fustigé la mauvaise gouvernance actuelle marquée par une corruption endémique, tout en invitant le Président IBK à s’assumer sinon, dit-il, le peuple prendra ses responsabilités ». Il a profité de l’occasion pour saluer les jeunes qui se battent pour la construction de la route Diboli/Bamako qui ont fait de lui le garant des engagements pris par l’état, aussi, il a félicité tous les jeunes du Mali qui se battent pour la patrie, qu’il s’agisse ceux de Gao, Tombouctou, Djenné et d’autres dans le reste du pays.

Le silence des élus de Kayes fustigé…

Quant aux élus de la région de Kayes, l’imam Dicko a été choqué par leur comportement car, ils n’ont pas pipé un mot, sont restés stoïques. En tout, l’imam  a salué l’éveille de la jeunesse malienne et sa prise de conscience  mais, il a averti ceux-ci de revendiquer leurs droits sans violence, se lever avec dignité,  et persévérance pour défendre la patrie sans violence.

Le dialogue Inclusif se tiendra en tenant compte des désidératas du peuple malien…

La cérémonie s’est achevée par l’adresse du Ministre Thiam, a salué l’initiative de la CMAS qui vise à sauver le pays. « Je salue Mahmoud Dicko pour toutes ses actions pour la patrie ». Quant à la tenue du dialogue Inclusif, le Ministre Thiam a dit qu’il « se tiendra en tenant compte des désidératas du peuple malien, sur la vérité. Je souhaite bon vent à la CMAS : », a-t-il conclu.

Des bénédictions du petit-fils du chérif ont mis fin à la cérémonie.

Youssouf Ongoïba et Bokari Dicko

 Dans les coulisses du lancement

Sécurité : Une forte présence des forces de l’ordre était visible. Des milliers de fidèles et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko ont envahi la salle « Banzoumana Cissoko », dans la discipline. Le meeting s’est bien déroulé sans aucun incident. Coup de chapeau à l’organisation.

Kaou Djim au four et au moulin

 Fidèle serviteur du Cheick, Issa Kaou Djim était au four et au  moulin. Très disponible et veillait à ce que les hommes de médias soient dans toutes les conditions optimales de faire leur travail. Le défi a été relevé.

La mise en garde à peine voilée de la Cour Constitutionnelle

A peine à quelques heures de la tenue du meeting de la CMAS, la Cour Constitutionnelle a publié un communiqué vendredi où elle fait état de : « les partis politiques ne doivent pas porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public», sans citer la CMAS, comme si celle-ci constituait déjà un danger pour la sureté nationale ? et puisque la CMAS se réclame être un parti politico-religieux, cette phrase : « qu’aucun parti politique ne peut se constituer sur une base ethnique, religieuse, linguistique, sous peine de sanctions ».

La question que beaucoup d’observateurs se posent est de savoir pourquoi avoir choisi la veille de la tenue du meeting de la CMAS pour publier un tel communiqué ?

Pour des supporters de l’imam Mahmoud Dicko : « Ce communiqué est une provocation à la quelle, nous ne répondrons pas ».

Est-ce à dire, à peine créée, la CMAS  fait peur ?

En tout cas, le communiqué de la Cour Constitutionnelle a été une sorte de coup d‘épée dans l’eau puisqu’il a permis de galvaniser davantage les organisateurs de la CMAS ainsi que les milliers de fidèles et sympathisants regagner Bamako à leurs frais.

Présence remarquée des leaders de partis politiques, de la CMA et de la Plateforme.

Comme d’habitude, la quintessence des leaders politiques, d’acteurs de la société civile, de la CMA, de la Plateforme étaient présents. L’heure était aux retrouvailles pour beaucoup d’entre eux (opposition majorité présidentielle EPM/ARP). En fait, l’imam Mahmoud Dicko a réussi à rassembler tout ce beau monde. Bravo !

 Soutien total de LIMAMA

La Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) en exposant, sa vision à la Ligue Malienne des Imams et Érudits pour la Solidarité Islamique (LIMAMA), a obtenu de celle-ci son accompagnement sans réserve », indique un communiqué de la CMAS. En clair, précise-t-on, la CMAS à la bénédiction de LIMAMA », pouvait-on lire dans le communiqué en date du 05 septembre dernier.

Mali Demain

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