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L’ACCORD DE READMISSION DES MIGRANTS MALIENS : Une autre forfaiture du régime d’IBK

Les ministres, Abdoulaye Diop et son homologue Abdramane Sylla respectivement, des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, et celui des Maliens de l’extérieur ont animé, une conférence de presse pour tenter de nier toute signature d’accord, entre l’Etat du Mali et l’Union Européenne portant sur la prévention de l’émigration vers l’Europe et sur le retour et la réadmission des immigrés maliens vivants en Europe dans les situations irrégulières.

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Cet accord avec le mali fait suite au sommet des chefs d’Etats de La valette, qui a réuni les pays Africains et Européens en Novembre 2015. Les dirigeants présents dans la capitale Maltaise ont adopté une déclaration politique et un plan d’action visant à s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière et des déplacements forcés.

« Nous sommes aussi conscients que la migration est depuis toujours un enjeu économique. Mais lorsqu’elle est massive, illégale, sans issue et qu’elle met des vies en péril, nous devons la combattre. C’est dans l’intérêt des migrants et cela permet aussi de préserver un cadre approprié aux différentes formes de migration légale, qui est aussi possible ». Affirme le communiqué du sommet.

En effet, depuis ce sommet, les Européens ont travaillé sur les modalités de négociation avec les pays Africains concernés et traité cas par cas, pays par pays. Les négociations ont perduré à cause de la complexité et de la sensibilité du sujet. Car faut-il le rappeler que, la vie humaine est sacrée et doit être préserver par tous les moyens, d’où qu’elle vienne d’où qu’elle se trouve.

L’un des fondements même de la charte de l’Union. C’est pour donc finaliser et signer le fruit de cette négociation pouvant aboutir à un éventuel accord avec le Mali, que le ministre des affaires étrangères des pays-Bas a effectué une visite dans notre pays le Samedi 10 Décembre 2016. Pendant son séjour Bamakoise, il s’est longuement entretenu avec son homologue du Mali, dont la rencontre a été sanctionné par un communiqué conjoint comme à l’accoutumé lors que les diplomate se rencontrent.

En effet, C’est le communiqué qui a ravivé la polémique et l’indignation des maliens de l’intérieur comme de l’extérieur. Les européens l’ont interprété à leur faveur et les autorités maliennes aussi.

Selon un spécialiste du droit international, les autorités maliennes n’ont pas signé un accord définitif sur le sujet, mais le ministre n’a pas dit toute la vérité dans cette affaire. Selon lui, le ministre Diop a cru pouvoir idiotiser et crétiniser tous les Maliens par ses verbes.

« Le communiqué conjoint signé entre le Mali et l’Union Européenne contient des engagements qui les lient. Le ministre Diop a tenté de présenter ce communiqué comme un simple verbiage, un document sans valeur juridiquement. Hors, c’est faux. Le ministre a pris les Maliens pour des idiots. Ce communiqué, juridiquement, est un pré-accord qui produit des effets juridiques à l’égard des parties. Et par définition, un pré-accord est un acte qui engage deux parties avant la signature officielle de l’accord définitif » affirme notre interlocuteur.

Le communiqué conjoint signé entre l’Etat du Mali et l’UE détermine le cadre, les principes directeurs du futur accord. Ainsi, le Mali, sous peine des sanctions, s’engage, tel que stipulé dans le communiqué, à contribuer au retour, à la réadmission et à la réintégration des migrants maliens en situation irrégulière, le tout en respect des engagements internationaux.

« Autrement dit, le Mali, désormais, offrira ses services aux autorités Européennes à identifier les immigrés qui seraient arrêtés en situation irrégulière et sans documents, susceptibles de déterminer leur pays d’origine, en vue de leur expulsion » déclare le juriste.

Les Maliens savent que M. Abdoulaye Diop est reconnu pour ne pas dire la verité des faits. Car dans un passé récent, il disait haut et fort, après la signature de l’accord d’Alger, que la constitution de 1992, restait intacte sans modification. C’est après être coincé par la presse, qu’il a reconnu qu’il fallait modifier la constitution du 25 Février 1992. Les Maliens ont-ils raison de ne plus croire à nos dirigeants dont M.Diop ? La rumeur qui s’est enflammée ces derniers jour en est une parfaite démonstration de la non-véracité des paroles de nos gouvernants actuels.

Seydou Diarra                 

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