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La prostitution à bon marché à Bamako

Décidément, le Mali est devenu un pays de « sauve qui peut ». À chaque instant, des maisons closes sont créées par des chinois aggravant du coup la débauche qui n’épargne aucune catégorie sociale de notre pays. S’inscrivent-elles dans le cadre d’une fallacieuse coopération bilatérale Sino-malienne ? Moctar Ouane ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale et son collègue Kafougouna Koné en charge de l’administration territoriale et des collectivités locales, pourront répondre à cette question lancinante.

 

A Bamako, la quasi-totalité de jeunes garçons et filles connaissent le chemin des chambres de passe chinoises. Partout au Mali, ces exhausteurs et marchands de la débauche se sont installés à la barbe et au nez des plus hautes autorités dont certaines d’entre elles, sont friandes desdits lieux. Le hic, c’est que ces lieux de prostitution sont fréquentés par presque toutes les catégories sociales du pays. Même les maisons voisines des mosquées, églises et écoles sont érigées en bars de toutes sortes.

 

Bamako, une aubaine pour Maoïstes !

Au Sénégal voisin, particulièrement à Dakar, les chinois se contentent de vendre leur « chinoiserie », contrairement à Bamako où tout leur est permis, au nom d’une coopération dite exemplaire. Ici, leurs activités sont consacrées à la promotion de la sexualité, à l’enregistrement des scènes pornographiques dans les chambres destinées aux marchés asiatiques. Productive et juteuse, cette industrie n’est pas comme les autres.

 

Selon un rapport secret d’une ONG dont nous tairons le nom, pour le moment, on compte plus d’une centaine de bars chinois, où l’alcool, le sexe et parfois la drogue coulent à flot ! D’après ses estimations, les chinois évoluant dans le domaine du sexe à Bamako envoient annuellement plus de 2 milliards de Cfa à leur pays d’origine. Quelle aubaine !

 

Le plan Ami Kane : Propagande zéro

On se souvient, il y a plus d’une année, la commissaire divisionnaire Mme Sacko Ami Kane, avait initié une opération de fermeture des bars chinois dans notre pays. Mais, très vite, elle s’est ravisée. De sources policières, Ami Kane aurait reçu des coups de fil lui demandant de cesser la mise en œuvre de son plan stratégique. Selon les mêmes sources, les autorités craignent la détérioration des relations diplomatiques entre Pékin et Bamako. C’est pourquoi, les Malien qui avaient apprécié, à l’époque, son combat contre la prolifération des lieux de rencontre des proxénètes ont été épatés de les voir rouvrir. Ce qui fut d’ailleurs largement commenté par la presse locale. Plus tard, on saura que toutes ces actions s’inscrivaient dans le cadre d’une propagande visant à faire la promotion de Mme Sacko Ami Kane. En fait, de la poudre aux yeux des citoyens qui ont vu et continuent de voir toutes les couleurs du monde.

 

Du sexe comme le petit pain !

A Bamako, rares sont ceux qui parviennent à assurer quotidiennement leurs prix de condiments. Par contre, nombreux son ceux qui trouvent facilement 2000 Cfa pour effectuer le voyage d’une heure seulement au nirvana dans une des chambres chinoises. De jeunes gens, garçons et filles ainsi que quelques « vieux » sont pressés de voir le crépuscule pour prendre le chemin des chambres closes. Des patrons et employés venus au moyen des motos Jakarta ou voitures de luxe, se bousculent dans les couloirs noirs pour se précipiter dans les chambres insalubres et nauséabondes.

Comme pour paraphraser un journaliste sénégalais « Il faut une radiologie nationale du sexe au Mali ». D’où notre sous-titre, du sexe comme le petit pain.

Kady Théra

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