Installez la meilleure application pour écouter toutes les radios du Mali

Disponible sur Google Play
Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

La patience en politique

Certains camarades sont parvenus à se hisser à un certain niveau de responsabilité, à cause du combat inlassable et désintéressé, d’autres camarades sont devenus arrogants et se conduisent d’une manière arbitraire à l’égard des électeurs et du peuple, à l’égard des militants et du Parti. Ils pensent que les autres camarades qui triment sont jaloux de leur ascension sociale. Ils veulent faire un piédestal.

 oumar ibrahim toure apr securite alimentaire pomme terre gdcm

Ils rendent responsables de tout le malheur du pays, les camarades qui ont l’audace de dénoncer leurs déviations ; quant à eux-mêmes, ils s’estiment au-dessus de tout reproche ; ils ne voient que leurs succès et sont aveugles à leurs défauts; ils n’aiment que les louanges et ne supportent aucune critique… Car ils sont tellement intelligents qu’ils ne se trompent jamais. Les militants, les vrais, doivent s’employer sérieusement à vaincre ces défauts. Sinon, ils ont été vus à l’épreuve… Sachons raison garder, la destination finale est lointaine. N’arriveront à destination que ceux qui sauront patienter et bien analyser.

Menace d’insécurité

De 2016 à 2017, l’insécurité alimentaire s’est aggravée. Un échantillon représentatif des médias opérant au Mali, nationale et internationale, a eu une journée de travail et d’échange avec les responsables du PAM- Mali. Un vrai atelier qui a touché à beaucoup d’aspects. Voici le point le plus marquant : parmi les 16 pays de l’Afrique de l’Ouest concernés par le cadre harmonisé (CILSS), l’insécurité alimentaire a reculé partout… sauf au Mali où il s’est aggravé avec de plus de 800.000 nouvelles personnes atteintes de 2016 à 2017; soit plus de 30% d’augmentation.

Ce sont en fait plus de 3,8 millions de personnes qui souffriront de l’insécurité alimentaire durant la période de soudure qui va commencer dans une ou deux semaines.

C’est grave. Le PAM se préoccupe de trouver une solution aux côtés des autres partenaires humanitaires qui appuient le gouvernement. Il connaît sa cible et il a besoin de 34,2 millions dollars américains. 21 millions sont déjà acquis, 61% des besoins. Il existe donc un déficit de financement de l’ordre de 13.2 millions de dollars US. Si ce déficit devait se maintenir, les conséquences en seront terribles. Le PAM (Programme alimentaire mondial) n’est pas une agence des Nations Unies. Il n’est donc pas financé par les Nations unies. Le PAM est un organisme humanitaire financé par les Etats et les privés. Il reçoit des dons et fonctionne avec.

Quota violé

L’URD a formulé une requête aux fins d’annulation du décret 2017-0320/P-RM du 11 avril 2017 portant nomination des membres du gouvernement de la République du Mali. La requête est adressée à la section administrative de la Cour suprême du Mali. L’URD dénonce le non-respect du quota de 30% de femmes ; ce qui est une violation de la loi en question.

Le parti de Soumaïla Cissé ne comprend pas pourquoi le président de la République ne respecte pas sa parole donnée aux femmes lors des festivités du 08 mars 2017. Bien que contentes, certaines organisations de femmes n’ont pas compris la démarche de l’URD. Selon elles, l’URD devrait prendre langue avec les femmes, avant de saisir la justice. Pouvaient  écrire aux femmes et les  rencontrer pour poser le problème. À leur tour, les femmes devaient acheminer les propositions au ministère de la promotion de la femme, afin que leur ministre pose le problème en Conseil de ministres.

Un incorrigible

Le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Mamadou Diallo, non moins membre du BPN/RPM, a été placé en fin de semaine dernière, sous mandat de dépôt, à la Maison centrale d’arrêt. Il est accusé d’injures et d’agression contre une femme notaire, en l’occurrence Mme Madina, épouse du ministre Mohamed Ag Erlaf, dans son propre bureau. Les faits se sont passés, la semaine dernière, quand Mamadou Diallo a rendu visite à la notaire.

Il faut signaler que la dame est notaire au compte du PMU-Mali et gère donc les dividendes des actionnaires, dont fait partie le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale. Selon nos sources, Mamadou Diallo, irrité, a adressé des grossièretés à la dame et celle-ci a répliqué en le traitant de sauvage. Les choses se sont envenimées et Mamadou Diallo a failli s’en prendre physiquement à la femme, si des interventions ne l’avaient pas retenu. Par conséquent, la notaire a appelé la police et le directeur de cabinet discourtois a finalement été conduit à la Maison centrale d’arrêt. Après plusieurs médiations, il a été libéré en fin de semaine dernière.

Accusé d’injures et voies de fait, son jugement a eu lieu lundi dernier au tribunal de la commune II. Il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, et doit payer une amende  100 à 200 mille FCFA. Cette condamnation a été faite malgré les multiples tractations des membres de son parti, le RPM, qui voulait le sauver. Madou Diallo est récidiviste, il n’est pas à sa première agression.

76 ménages de retour

76 ménages sont retour. Pour faciliter leur réinsertion sociale, le gouvernement du Mali avec l’appui de certains partenaires se sont donné la main. Ces personnes vivaient en Mauritanie depuis l’éclatement de la crise malienne en 2012. Ils sont au total 76 ménages à décider volontairement de regagner le bercail. C’est dans ce contexte qu’une mission régionale initiée par le gouverneur de Tombouctou en coordination avec la nouvelle autorité intérimaire s’est rendue à Teherdjé dans la commune de Ber à 45 km de Tombouctou.

Ces 296 revenants du camp de M’Bera en Mauritanie ont bénéficié de l’accueil légendaire des autorités administratives, intérimaires et des partenaires humanitaires. La mission a été sécurisée par les Forces armées maliennes, la CMA et la Minusma. Près de 14 millions de FCFA en assistance ont été apportés par le développement social. Ils ont bénéficié de riz, mil, sucre, couvertures et huile. La Minusma a réalisé un forage d’une valeur de 13 millions et le HCR s’apprête à donner plus de 60.000 Fcfa par adulte et plus de 20.000 par enfant à chaque revenant.

Le CICR suspend ses activités à Kidal

Kidal échappe totalement à tout contrôle du gouvernement malien. Malgré cette situation, certaines ONG travaillent dans la région, non sans peine. C’est ainsi que le lundi 24 avril, la sous-délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Kidal a été cambriolée par des inconnus vers 4 heures du matin. Face à cette situation d’insécurité, «nous avons décidé de suspendre temporairement nos activités dans la région de Kidal jusqu’à nouvel ordre.

Considérant qu’il s’agit du deuxième cambriolage en moins de 3 mois, nous pensons qu’il s’agit d’un problème général de sécurité dans l’environnement de Kidal. Décision a donc été prise de suspendre temporairement toutes les activités de la sous-délégation de Kidal. Cette décision ne touche pas les activités urgentes, notamment à l’hôpital, car une suspension à ce niveau aurait de graves conséquences humanitaires», a déclaré Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation du CICR au Mali. Malheureusement, le CICR demeure l’une des rares organisations présentes sur place et à fournir une assistance humanitaire dans cette région de Kidal.

«Soumi a peur…»

La semaine passée, le bureau politique national de l’URD a fait une réunion afin de parler des élections à venir. Il a surtout été question de la précampagne pour la présidentielle de 2018. Plusieurs décisions ont été prises au cours de cette réunion, dont la principale «interdit» au président de l’URD, chef de fille de l’opposition, et non moins député Soumaïla Cissé, de sortir de Bamako pour des raisons d’insécurité. Ce sont les vice-présidents qui vont donc sillonner le pays.

Certaines sous- sections et sections ont fait clairement savoir qu’elles n’accueilleront pas les vice-présidents. Elles veulent la présence de Soumaïla Cissé lui-même dans leurs localités, et se disent prêtes à prendre en charge tous les frais, y compris la sécurité du président et sa délégation. Selon les  représentants de certaines sections de l’intérieur du pays, qui s’opposent à cette décision, celle-ci tendrait à dire que «Soumi a peur d’aller vers les populations à la  base».

PMU-Mali : qui veut succéder à Papou ?

Le poste de directeur général du Pari Mutuel Urbain PMU-Mali est vacant depuis le 11 avril 2017, date de la formation du gouvernement AIM. Le désormais ancien directeur du PMU-Mali, Arouna Modibo Touré, est devenu ministre de l’Economie numérique et de la Communication. Depuis, une course est ouverte au sein du RPM pour occuper le poste du jeune Papou. En lice, Mahamane Baby, ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, lui qui est annoncé pour un poste d’ambassadeur.

Il y a aussi Madame Haïdara du bureau des femmes du RPM, qui a échoué à son entrée dans le gouvernement. Elle jette désormais son dévolu sur le PMU-Mali afin d’être la première femme à diriger cette boîte. Selon bon nombre d’observateurs, l’ancien ministre Baby a beaucoup plus de chance parce qu’il avait des projets avec le PMU. Mieux, il est très influent au sein du parti et «baille» plus que sa concurrente. Sans oublier le fait que Baby est l’un des rares jeunes à avoir suivi IBK lors de la création du RPM ; il est resté aussi fidèle au parti malgré les multiples difficultés.

Un plus pour les Fama

Production de milliers de documents de formation au profit des Forces armées du Mali (Fama). La Section de la Réforme de la Sécurité, du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion (SSR-DDR) de la Minusma a financé, à hauteur de 36 millions de Fcfa, la production de milliers de documents de formation au profit des Forces armées du Mali en vue de renforcer leurs capacités.

Cet appui fait partie intégrante des attributions consacrées dans le mandat de la Minusma par le Conseil de sécurité des Nations Unies, conformément à la Résolution 2295. Il consiste à appuyer les efforts du gouvernement du Mali dans la réforme de ses institutions de sécurité. Le Directeur de la section Réforme du secteur Sécurité et DDR de la Minusma, Samba Tall, a pris part à la cérémonie officielle de remise de ces matériels ce 24 avril, à l’état-major de l’armée de terre malienne.

A’SALFO

«J’ai beaucoup souffert. Mes parents étaient très pauvres, mais, je travaillais pour les aider. Parce que je voulais réussir. J’avais de la détermination, malgré que je sois sans diplôme. Je me baladais avec mon tam-tam avec un groupe wôyô ‘’Magic Système’’. Nous étions 32 au départ. Certains d’entre nous avaient eu la chance de réussir leur vie pour nous laisser. Les habitants du quartier se moquaient de nous autres. Ils disaient: “ce sont des Wôyô, ils ne peuvent jamais réussir”.

On était devenu la risée des gens. Pour subvenir à nos besoins, on volait des pots de peinture à l’hôpital d’Anoumabo. À un moment donné, on s’est dit qu’on n’est pas nul. Avec la détermination, on a fait un premier album qui n’a malheureusement pas marché. Maintenant, tout va bien. On a connu l’échec avant de connaître la réussite. Aujourd’hui, on a pu refaire la peinture de l’hôpital dont on avait volé les pots de peinture. On a pu construire des écoles et des hôpitaux pour ceux qui se moquaient de nous. Tout cela, pour dire aux jeunes, qu’avec le courage et la détermination, on peut aller loin»

Le statut des surveillants de prison

Sur le rapport du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2016-031 du 07 juillet 2016 portant statut des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée. Les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée concourent à l’exécution des décisions pénales et au maintien de la sécurité au sein des établissements pénitentiaires et de l’éducation surveillée.

Le projet de décret adopté précise et complète les dispositions de la loi du 07 juillet 2016. Il répartit les fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée entre les corps des inspecteurs, des contrôleurs et des agents techniques. Il fixe les dispositions particulières relatives aux conditions de recrutement, de formation et d’avancement applicables à ces différents corps. L’adoption du présent projet de décret contribuera à l’amélioration de la gestion des carrières des fonctionnaires du cadre de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée.

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct