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Kung-Fu Wushu : Bakary Dembélé dit Fatoma fait la fierté de la CVI

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », dit un dicton. Ce dicton bien entendu, nous pouvons le dire sans nous tromper qu’il sied parfaitement au jeune Bakary Dembélé 3ème dan de ceinture noire de l’art martial Kung-fu wushu. Né le 25 mai 1990 à Bamako, Bakary Dembélé, fils de Lamine et Koura Konaté, depuis son jeune âge, a commencé à pratiquer cet art martial Kung-fu Wushu. Son assiduité, son engouement en faveur de cette discipline sportive l’a fait remarquer par ses maîtres dans le centre qu’il fréquentait. Dès lors ce jeune Dembélé a pu échelonner les étapes et il a eu l’accréditation pour être maître. Et, c’est à 2010 qu’il a pu ouvrir son premier centre dénommé ”Koura club” qui a grandi aujourd’hui à 3 centres avec un effectif de 93 disciples.

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Selon l’histoire et légende classique, l’origine des arts martiaux est attribuée à des nécessités d’auto-défense, des activités de chasse et à la formation militaire dans l’ancienne Chine. Le combat au corps à corps et la pratique des armes ont été importants dans la formation des soldats chinois. Les arts martiaux chinois intégrèrent à leur pratique différentes philosophies et notions, s’élargissant, au-delà de la seule auto-défense, à l’entretien physique pour finalement devenir une méthode d’éducation personnelle. L’influence des idéaux martiaux dans la société civile se propagea ultérieurement dans la poésie, la fiction littéraire, puis à notre époque dans les films.
Cette petite histoire nous permet de comprendre aisément que la pratique des arts martiaux contribue au développement de l’être humain dans plusieurs domaines notamment l’esprit, la santé, etc. Et aujourd’hui, force est de constater que la pratique de ces arts martiaux permet aux enfants d’éviter d’errer pour l’inutilité. Cela renforce leur capacité immunitaire et les éduque. La pratique des arts martiaux permet aussi souvent la création d’emplois car ils sont nombreux ceux qui en vivent. Le jeune Bakary Dembélé dit Fatoma en est pour preuve.
Ce jeune, en créant son centre en 2010, a donné l’espoir à une cinquantaine d’enfants du quartier pour adhérer au Kung-fu Wushu. D’année en année, il a eu plusieurs disciples ce qui l’a obligé à créer deux autres centres et aujourd’hui il forme plus de 90 élèves dans l’art martial kung-fu wushu. « Depuis mon âge d’enfance je rêvais de devenir un jour un grand maitre en kung-fu wushu. Aujourd’hui, Dieu merci, je ne suis pas grand maitre mais je me débrouille. Chaque moment, je suis les conseils de mes maitres notamment Daouda Bouaré et Aboubacar Togola », nous a confié le jeune Bakary Dembélé dit Fatoma.
« Je tiens, ajout-il, à saluer ma mère qui m’a tout donné et pour cette raison je l’ai donné le nom de mon club, car c’est pour elle ». Il a conclu ses propos en exhortant les jeunes à venir pratiquer les arts martiaux, et cela, pour leur propre bonheur et leur propre santé. Aussi, il a lancé un appel aux  autorités compétentes et aux personnes de bonnes volontés d’aider les jeunes clubs pour qu’ils puissent, en plus, faire de leur mieux pour former les jeunes.
Nous pouvons retenir de ce jeune Dembélé, vice-champion de combat sanda national en 2013, champion de combat sanda communales en 2017, 3ème champion d’inter-club (médaille de bronze) en 2016 et plusieurs autres participations aux compétitions nationales. Et, le ‘‘Koura club’’ compte aujourd’hui 2 ceintures noires du 1erdegré, une ceinture du 2ème degré et 4 médailles d’or, 2 médailles de bronzes grâce ses participations aux compétitions nationales et intercommunales.
Seydou Karamoko KONE
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