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Intox et désintox: un homme, une haine viscérale

Une haine viscérale qui pousse à tous les excès, voilà l’enseigne de Soumi champion qui n’arrête plus de ressasser sa détresse dans les colonnes de ‘’Jeune Afrique’’. Par un défoulement indistinct sur le Président IBK et le pays ; UNE platitude nulle autre pareille de ses réponses, il affiche les traits d’un homme affecté de schizophrénie.
Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DÉSINTOX de construction massive.
Lisez les croustillantes PÉPITES de la semaine.

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La haine
INTOX
Dans une interview accordée au confrère ‘’Jeune Afrique’’, dans sa parution du 30 juillet au 5 août, Soumi champion, chef de file de l’Opposition, et président de l’Union pour la République et la démocratie, déclare, sans coup férir : « lBK ne respecte pas sa parole ».

DÉSINTOX
Sa langue n’a pas fourché. Il est si aveuglé par la haine qu’il ne voit pas qu’il est un des bénéficiaires contestés du sens du respect de la parole d’IBK. Doter l’opposition malienne d’un véritable statut lui permettant d’assurer pleinement et dignement son rôle, faisait partie des promesses de campagne de celui qu’on met aujourd’hui aux encans. Elle a été tenue. C’est dans ce cadre qu’après la désignation de Soumi champion comme chef de file de l’Opposition par son Parti, l’URD, qu’il a été officiellement nommé par le Président de la République.
En tant que chef de file, il peut, à sa demande, être reçu en audience par le Président de la République et le Premier ministre pour évoquer des questions d’intérêt national. Un privilège dont il a déjà usé, par exemple lors de la grève du personnel de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille qui a eu des conséquences dramatiques sur les populations à faible revenu.
Il dispose du rang de ministre sur le plan protocolaire ; il peut également être associé aux visites des personnalités étrangères ; recevoir des diplomates accrédités au Mali et être reçu par eux, ou se voir confier des missions.
Le statut prévoit la mise à la disposition du chef de file de l’Opposition politique d’un cabinet composé de quatre assistants, la mise à la disposition d’un personnel d’appui.
Le chef de file de l’Opposition dispose d’un budget de fonctionnement de 500 millions FCFA/an.
Logiquement, Soumi ne devrait pas lancer de façon aussi péremptoire que le Président ne tient pas parole.
Un autre rappel d’un fait récent : le Premier ministre, Abdoulaye Idrissa MAIGA, a donné, à Kangaba, le coup d’envoi des travaux de construction et de bitumage de la route Kangaba-Dioulafoundo-Frontière Guinée, longue de 52 km, et qui traverse les localités de Kourouba, Kangara, Kela, Balazan Keniegoué, Banakoro et Dioulafoundo, pour un coût de plus de 19 437 milliards FCFA (TTC), financés sur le budget national, pour un délai d’exécution de 15 mois. Le jour de ce lancement, voici ce qu’a dit le porte-parole des maires du cercle de Kangaba, Zié SINAYOGO : « nous disons grand merci au Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA. Il nous a promis, il l’a fait ». Les populations de toutes les localités traversées par la route ne seront certainement pas en phase avec Soumi quand il dit qu’IBK ne respecte pas sa parole.
Sur un autre plan, l’appellation ‘’Kankelentigi’’ d’IBK a-t-elle été usurpée ? Non. Elle s’est imposée par ses qualités d’homme de parole. En tout cas, ce n’est pas Soumi qui peut espérer un jour une telle légitimité qui ne s’obtient certainement pas à coup de délation, d’agitation stérile.

L’inconséquence
INTOX
« Enfin il nommera le Président de la Cour Constitutionnelle, l’institution chargée de trancher les litiges électoraux et de proclamer les résultats ».

DÉSINTOX
Vraiment léger comme argument. Le Président de la Cour constitutionnelle est indépendant, comme l’est le pouvoir judiciaire, de façon générale, des pouvoirs exécutif et politique. Il est homme tenu par un serment qui lui impose une conduite bien claire.
Bien sûr qu’on ne peut se baigner à la mare de la corruption et croire que d’autres ont encore le sens de l’honneur.
Pour être pragmatique : la Cour constitutionnelle a été entièrement renouvelée le 2 février 2015. Les 3 Membres désignés par le président de la République sont : Madame Manassa DANIOKO, magistrate ; Madame Fatoumata DIALL, magistrate ; monsieur M’Pèrè DIARRA, magistrat. C’est la première personne désignée par le Président de la République qui est devenue Présidente de la Cour constitutionnelle. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi tant que le Président de l’Assemblée nationale, qui désigne 3 membres, est du camp présidentiel et que le ministre de la Justice que le Président de la République nomme et que le Conseil supérieur de la magistrature dont il est le président désignera 3 magistrats. Pourquoi alors ne pas écrire une loi non écrite ? C’est simple à comprendre ça.

L’indigence intellectuelle
INTOX
« Il aurait fallu les consulter avant ! »

DÉSINTOX
La référence, à proprement parler, n’est pas ce qui a été fait en 2002 ou en 2011 sous les Présidents AOK et ATT qui ont fait des consultations autour de leur projet de révision constitutionnelle. La référence absolue est la Constitution du 25 février 1992 que Soumi semble chérir tant et qu’il connaît si mal. L’article 118 de la Constitution qui n’est malheureusement connu que sous son alinéa 3 (relatif à la révision constitutionnelle) dispose dans les 2 précédents alinéas : ‘’l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République et aux députés.
Le projet ou la proposition de révision doit être voté par l’Assemblée nationale à la majorité des deux tiers de ses membres. La révision n’est définitive qu’après avoir été approuvée par référendum.’’ Cet article 118 si galvaudé pour justifier ce que la Cour constitutionnelle du pays ne justifie pas, ne prévoit nulle part une consultation avant le vote référendaire qui est le seul que connaisse la Constitution. La seule dont parle la Constitution du 25 février 1992 est celle des députés qui sont l’émanation du peuple. Pour être légaliste, il faut l’être jusqu’au bout. De tels errements de Soumi champion révèlent une terrible indigence intellectuelle qui fait de lui un véritable danger public, en tant que violateur potentiel de la Loi fondamentale de leur pays et un inducteur réel en erreur.

L’anachronisme
INTOX
« Nous n’avons jamais connu de telles manifestations depuis 1960 ».

DÉSINTOX
Il y a là un vicieux anachronisme. Même les enfants de la dernière pluie savent que dans les années 60, la liberté de manifester consacrée était contrôlée. Il faut s’informer sur ce qui s’est passé dans la région de Ségou quand un village a été rasé au nom de la restauration de l’autorité de l’État… Ça fait partie de la vie politique de ce pays qu’il faut connaître quand on a l’ambition de le diriger un jour.
Un autre anachronisme flagrant, en 1960, Bamako ne comptait qu’environ 160 680 habitants sous la coupe réglée du Parti au pouvoir. Il était impossible d’y extraire 50 000 manifestants contre le régime.
Les véritables marches, qui ont débuté avec l’avènement de la démocratie et celles qui ont conduit à la chute de GMT, étaient plus importantes que celles des 17 juin et 15 juillet. Soumi a la prétention de faire croire que lui et sa Plateforme ont réussi ce que l’ensemble du peuple malien n’a pas réussi. C’est du délire…

La cécité
INTOX
« En matière de communication, de cohésion sociale, de sécurité, ou encore d’investissements, je ne vois rien de saillant ».

DÉSINTOX
Difficile de voir quelque chose de saillant lorsqu’on roupille au cours d’une conférence de presse animée par ses partisans.
Difficile de voir quelque chose lorsque l’absentéisme aux séances de travail de l’Assemblée nationale devient chronique.
Difficile de voir quelque chose de saillant lorsque la passion l’emporte sur la raison ; lorsque l’on refuse de ne rien voir, parce qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Parce que la rigueur dans la démarche intellectuelle voudrait que Soumi champion mette en balance, les bons points, et il y en eu en 4 ans, les moins bons et les mauvais points. Quitte à lui d’exagérer les derniers, pour les besoins de la cause oppositionnelle.
‘’La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat’’. Friedrich Nietzsche, Artiste, écrivain, Philosophe (1844 – 1900)

La consternation
INTOX
À question quelle mesure d’urgence pourrait-il prendre selon vous ? Soumi champion répond : « il faut que le Président s’adresse à la population. Nous ne savons rien de ses intentions. Il doit nous dire où nous allons et quelle est sa stratégie ».

DÉSINTOX
Jugez-en ! C’est affligeant comme réponse de la part de celui qui critique tout et rien. Soumi étale à la face du monde qu’il n’a pas de réponse à une urgence et surtout qu’à la place d’IBK qu’il ne ferait pas mieux, pardon autant, lui qui n’a même pas une ébauche de piste de solution, lui si débordant de critiques vénéneuses. C’est consternant de voir des gens
Soumi serait mieux inspiré de mener les poules pisser.

Les élucubrations
INTOX
À la question : comment régler les problèmes sécuritaires dans le centre du pays ? Soumi répond : « tous se focalisent sur le Nord et l’Accord d’Alger, mais le Centre est dans une situation critique, avec des violences communautaires régulière et préoccupante. Certaines populations sont stigmatisées en raison de leur appartenance éthique. Malheureusement, ces zones sont livrées à elles-mêmes ».

DÉSINTOX
Ce que Soumi dit là est d’une vacuité déconcertante ou hilarante, selon qu’on lui accorde du crédit ou pas. En tout cas, il est permis de se demander si on vit dans le même pays. Parce qu’au Mali, il y a une entière prise de conscience du problème du Centre qui mérite qu’on émette des réserves sur son origine. L’une des recommandations de la Conférence d’entente nationale, sur le volet sécuritaire, était : ‘’intensifier les actions pour éradiquer l’insécurité au centre du Mali en prévenant les risques d’un embrasement de la zone’’. La Mission de bons offices voulue par le Gouvernement qui est une traduction de cette recommandation a dans son viseur les régions de Kidal, du Delta intérieur et de la Boucle du Niger (le centre du Mali)’’.
En réalité, Soumi s’accroche à la situation du Centre, parce que c’est là qu’il escompte des dividendes d’une campagne abjecte à des fins de récupération politicienne.

La cacophonie
INTOX
À la question : êtes-vous favorable au dialogue avec les djihadistes maliens, à commencer par Iyad Ag Ghaly ? Soumi répond : « qu’y a-t-il à discuter avec lui ? Iyad Ag Ghaly et ses hommes sont allés trop loin dans la radicalisation. Il faut faire face de façon déterminée ».

DÉSINTOX
Dans sa précédente interview, Soumi reste évasif, très évasif même, sur la question : ‘’à mon avis, aujourd’hui franchement, ça ne me parait pas la voie la plus idoine pour retrouver la paix. Il faut que la paix se consolide avec une volonté politique réelle, un engagement de toutes les parties’’.
Enfin, Soumi adopte une position franche qui tranche cependant avec celle qu’il défend au sein de sa Plateforme An tè A Bana. Là-bas, c’est un décompte macabre qui est fait pour charger le régime en place et rejeter la révision constitutionnelle. Or, ces morts sont le fait de djihadistes, en tête desquels Iyad Ag Ghaly. De ce fait, l’on y préconise un dialogue avec lui, comme avec les autres djihadistes maliens. Le Bélier en chef qui compte dans la Plateforme est d’ailleurs l’initiateur de ce topo. La voix dissonante de Soumi est donc une illustration du caractère éclectique de la ‘’Plateforme An Tè A Bana’’.

La couardise
INTOX
Ahmed Mohamed Ag Hamani, à la faveur d’une conférence de presse organisée par la Coalition Citoyenne des Associations de la Société Civile pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation Nationale (CCASC/PURN) dont il est le président en exercice, met en garde : « demain, si jamais on pousse jusqu’à ce qu’il y ait des remous dans Bamako, c’est une porte ouverte au djihadisme. Ils seront là dans trois jours ».

DÉSINTOX
Non seulement les djihadistes seront là dans trois jours, on a une expérience de leur capacité d’avancée fulgurante en 2012 ; mais les pyromanes qui instrumentalisent les populations seront déjà très loin de nous. En 2012, quand un putsch a sombré le pays dans le gouffre, beaucoup sont ceux qui n’étaient pas terrés sous leur lit, ont pris un billet d’avion pour se mettre à l’abri de tous les dangers potentiels. Ils sont partis une fois, ils répartiront une nouvelle fois à la première chaude alerte. Parce qu’ils ne sont pas habitués à souffrir avec le peuple, mais à exploiter sa souffrance.
‘’Les hommes de génie sont Légion. Ils souffrent la souffrance extérieure, nous l’avons dit ; ils saignent tout le sang qui coule ; ils pleurent les pleurs de tous les yeux ; ils sont autrui. Autrui, c’est là leur moi. Vivre en soi seul est une maladie. L’âme est astre et doit rayonner. L’égoïsme est la rouille du moi’’. Proses philosophiques de Victor Hugo – Victor Hugo. Hélas, ces hommes de génie ne courent pas les rues de la capitale plutôt arpentées par les prophètes de malheur d’une rare couardise.

 

Source: info-matin

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