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Institut National des arts : la galerie louée à une commerçante…

L’Institut national des arts (INA) est dans une situation de délabrement total. Toilettes en mauvais état, salles de classe sales, l’enceinte de l’établissement est transformée en marché pour les vendeuses et autres commerçants. Bref, le désordre est total.

Ina INSTITUT NATIONAL DES ARTS MALI BAMAKO COURA

Ce patrimoine national est en ruines au vu et au su de ses responsables qui se sont superbement installés dans le commerce, des contrats de bail, et des locations de salles aux commerçants qui sont dans les alentours. Il ne reste plus que l’administration de l’INA morcelle l’établissement pour le vendre aux commerçants.

C’est face à cette situation et tant d’autres que N’Diaye Ramatoulaye Diallo, la ministre de la Culture, a encore frappé. Elle avait demandé à sa prise de fonction la libération de la devanture de l’INA et de la galerie d’exposition des œuvres d’art des étudiants. Mais, à chaque fois, la direction de cette école trouvait des prétextes pour traîner les pieds. La ministre, très agacée, a décidé de faire une descente discrète pour constater la situation.

Surprise, et surprise : ladite galerie a été louée à une commerçante du grand marché jusqu’en 2034, on dit bien jusqu’en 2034. Un contrat de location est même certifié par un notaire. L’ancien directeur, un certain Dabo, avait été le premier à louer cette galerie jusqu’en 2019. Le nouveau directeur, au lieu de casser ce contrat de location et d’en informer sa hiérarchie, lui aussi a voulu en profiter. Il a ainsi signé un Avenant de 15 ans, de 2019 à 2034. N’Diaye Ramatoulaye Diallo, très étonnée et remontée face à ce dégât, venait de comprendre pourquoi il traînait pour faire libérer cette galerie d’expositions. Elle a aussitôt suspendu le directeur de ses fonctions.

L’INA est quand même un patrimoine de l’Etat, que la commerçante qui occupe les lieux ne le sache pas, mais les différents directeurs de l’INA le savent forcément. Selon nos informations recueillies sur place, cette galerie est occupée depuis 2012. En faisant un petit calcul, les frais de location d’un tel endroit, même si nous n’avons pas encore les chiffres, jusqu’en 2034, devraient valoir une somme importante pour les signataires de ce contrat bizarre.

En plus de cette affaire de galerie, les étudiants de l’INA ont réclamé de simples ampoules pour étudier, car certaines classes n’ont même pas de lumière. Selon certains étudiants de cet établissement, les toilettes sont impraticables ; les ordures s’entassent dans la cour pendant des jours. Le comité AEEM de cet établissement dit être satisfait de cette décision de leur ministère, ce qui permettra au prochain directeur d’aider les étudiants à travailler dans les meilleures conditions.

D.Y.S

Source:Le Reporter

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