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Instabilité dans le Sahel : Le G7 et le G5 Sahel recommandent des partenariats plus coordonnés avec la communauté internationale

Jeudi 4 juillet 2019, les ministres du G7 en charge de la coopération au développement et le commissaire pour la coopération internationale et le développement de l’Union européenne se sont réunis à Paris. Ils étaient accompagnés par leurs homologues du G5 Sahel. L’occasion a été favorable pour parler de la situation dans le Sahel.

 

Plusieurs actions ont été examinées au cours de cette rencontre, d’après le communiqué conjoint du G7 (France, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Italie, Canada) et du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) « Il est nécessaire de prendre des mesures fortes pour libérer le potentiel social et économique et traiter les causes structurelles de l’instabilité au Sahel », lit-on dans ce communiqué dans lequel on juge urgent de trouver des dénouements heureux aux problèmes économiques ainsi qu’à  l’employabilité des jeunes et des femmes dans la plupart des pays du Sahel.

En plus, la question de l’accès aux ressources, aux systèmes de santé, à la justice, à la nutrition, à l’éducation, à la protection sociale ainsi qu’à la gouvernance, ont également été au centre des réflexions. L’amélioration de ces secteurs peut contribuer à la stabilité du Sahel. Mais la présence de ces fléaux ne peut engendrer que des situations peu enviables: « L’accentuation des inégalités, notamment l’inégalité des chances, les inégalités territoriales, les inégalités entre les femmes et les hommes et le manque d’autonomisation des femmes, pourrait priver la région d’une grande partie de son potentiel humain et économique, tout en
fournissant un terrain fertile pour les crises et les conflits. »

Ces inégalités aggravées par le changement climatique, la désertification, la dégradation de l’environnement et l’accès insuffisant à l’énergie. Des fléaux qui accentuent la vulnérabilité de la population, indique-t-on.

En toute conséquence, il importe que des actions soient posées afin de rendre service à toute la population du Sahel: « Cette situation exige que des mesures fortes soient mises en œuvre, dans un premier temps par les pays du Sahel, pour améliorer la gouvernance, la mobilisation des ressources domestiques, accroître les dépenses budgétaires et renforcer la capacité institutionnelle à fournir à chacun des services de base de qualité sans discrimination, puis dans un second temps par la communauté internationale, pour apporter un soutien accru, cohérent et coordonné à ces efforts »

Dans ce communiqué conjoint, le G7 et le G5 Sahel, après avoir montré toute l’importance du développement et de la stabilité du Sahel pour l’Afrique Subsaharienne ainsi que pour la communauté internationale, invitent cette dernière à nouer des partenariats avec les pays du Sahel afin de canaliser les causes de leur fragilité.

Les pays du G7 ont saisi cette occasion pour montrer qu’ils octroient chaque année la moitié de l’aide publique au développement. Ce partenariat, ils entendent le renforcer davantage. Pour la stabilité et le développement du Sahel, la part de la société civile ainsi que la diaspora n’est pas nullement à négliger. «Nous, membres du G7 et du G5 Sahel, appelons les principales organisations internationales et institutions financières à renforcer leurs efforts dans le Sahel », invitent-ils.

Pour une meilleure réussite des actions, il est alors recommandé aux partenaires du développement ainsi qu’aux partenaires financiers de coordonner leur action et leurs méthodes d’intervention sur le terrain. À ce titre, ils doivent collaborer avec le G5 Sahel pour l’atteinte de ses priorités.

Saluant le cadre de collaboration de l’alliance Sahel, cette rencontre a servi de cadre pour annoncer la présence de tous les pays du G7 au sein de cette alliance créée en 2017. Dans ce communiqué, il est rappelé l’urgence de développer des approches globales entre action humanitaire, développement et recherche de la paix.

Parlant du financement des programmes d’urgence, il est demandé qu’il soit reparti à l’échelle internationale. « Nous, membres du G7 et du G5 Sahel, soulignons qu’une appropriation accrue de la part des autorités nationales est indispensable, et nous nous engageons à intensifier le soutien apporté au renforcement des capacités des autorités nationales et locales pour leur permettre d’accomplir leur mission », s’engagent-ils.

Le G5 et le G7 Sahel recommandent l’augmentation des dépenses publiques dans le développement humain notamment l’autonomisation des femmes et des filles. Dans ce cadre, ils ont tenu à saluer tous les efforts dans ce sens notamment dans le cadre de l’entrepreneuriat féminin. Les initiatives de « financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi) et l’Initiative pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique (Afawa), lancée par la Banque africaine de développement » ont reçu leur accréditation.

Les pays de ces groupements se sont aussi engagés, à travers ce cadre, à trouver des solutions durables à la malnutrition, à la pauvreté. Pour ce faire, ils placent la création des emplois au sommet de tous les autres. Une pratique qui pourra lutter contre la pauvreté et par ricochet la malnutrition.

« Convaincus de la valeur ajoutée d’un partenariat robuste entre le G7 et le G5 Sahel, fondé sur la compréhension commune des défis de long terme à relever dans la région, nous sommes prêts à travailler ensemble dans les années à venir et à coordonner nos efforts au sein de toutes les institutions multilatérales concernées, dans un esprit de transparence mutuelle et de responsabilité, afin de fournir des perspectives aux jeunes de la région du Sahel et de leur redonner espoir », concluent-ils.

F. TOGOLA

Le Pays

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