Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

IBK, favori caché de l’Elysée ?

Dans un article paru dans ses colonnes, le 23 mai dernier, et repris en boucle par RFI, le canard enchaîné, l’hebdo satirique français réputé pour la fiabilité de ses sources, considère IBK –  en dépit de son bilan jugé « catastrophique » –  comme le candidat de l’Elysée. Lequel le considère, toujours selon notre confrère, comme le « moindre mal » de tous les candidats, alignés dans les starting-blocks de la présidentielle du 29 juillet prochain.

 

« On ne veut pas d’IBK, mais c’est lui qui sera élu ! ». Voilà ce qui se murmure, selon le volatile déchaîné, dans les couloirs de l’Elysée.
Sur la vingtaine de candidats, engagés dans la course au fauteuil présidentiel le 29 juillet prochain, le président sortant apparaît, aux yeux de la France, comme le « moindre mal » d’entre la vingtaine de candidats annoncés ou déclarés, celui qui mériterait un second et dernier mandat.
Pour ce faire, ajoute notre confrère, tout sera mis en œuvre pour que l’élection présidentielle ait lieu sur toute l’étendue du territoire national.
Composées de Français, de Britanniques, d’Italiens et d’Allemands, les troupes de l’Eurocorps seront déployées sur le terrain.
« Ce sera la première participation au combat terrestre de ces troupes », poursuit le canard déchaîné. Qui ajoute que tout sera mis en œuvre pour neutraliser les Groupes terroristes, écumant le nord et le centre du Mali.
Rendue publique par un journal réputé pour la fiabilité de ses sources, cette information a retenti au sein des états-majors politiques comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu.
Pourtant, il y a quatre mois, un autre confrère gaulois, Vincent Hervouet, dans sa chronique matinale sur Europe 1, tirait à boulets rouges sur le régime d’IBK.
Après avoir passé son quinquennat sur les fourches caudines, notre confrère affirmait, tout de go, que « le président Macron aurait déconseillé au président IBK de se représenter pour un second mandat ».
Considéré, en 2013, comme le seul candidat à même de remettre le pays sur les rails, IBK avait été élu avec un score inédit de 77%, face à son challenger d’alors, Soumaïla Cissé.
A un an de la fin de son quinquennat, il perd le soutien des leaders religieux, qui l’accusent de n’avoir pas « honoré ses promesses électorales » ; mais aussi, celui de plusieurs partis politiques, qui ont claqué la porte de la majorité présidentielle.
Avec le travail de titan, abattu en quelques mois sur le terrain par le Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga, la côte de popularité remonte, peu à peu, au sein de l’opinion publique.
Et à moins de deux mois de l’élection présidentielle, le soutien de l’Elysée, annoncé par notre respecté confrère, apparaît comme du pain béni pour le Chef de l’Etat sortant.

 

Oumar Babi 

Source: Le Canard Déchaîné

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct