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IBK à l’ouverture des Etats généraux de la décentralisation : «nous serons sans pitié par rapport à la gestion du foncier»

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C’est du moins ce qu’a déclaré le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita au cours de la cérémonie d’ouverture des Etats généraux de la décentralisation qui se tiendront les 21, 22 et 23 octobre au Centre internationales de conférence de Bamako (CICB).

Proposés par le nouveau président de la République dès après sa brillante élection à la tête du pays, les états généraux de la décentralisation visent comme objectif principal, d’améliorer la gouvernance par l’approfondissement du processus de décentralisation pour conduire un développement équilibré du territoire national.

Autre objectif de ces états généraux : dégager des orientations claires sur lesquelles l’Etat peut s’engager pour conduire l’approfondissement de la politique de décentralisation au Mali.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de l’Ambassadeur de la République d’Allemagne, Günter Overfeld, chef de file des partenaires techniques et financiers de la décentralisation, du président du Haut Conseil des Collectivités et du président de la République Son excellence, Günter Overfeld, chef de file des partenaires techniques et financiers, n’est pas allé par quatre chemins pour rappeler aux autorités maliennes les défis qui attendent le Mali dans le processus de la décentralisation.

Ces défis ont pour noms : financement correct des collectivités  territoriales, transfert effectif des compétences et des ressources aux collectivités territoriales, professionnalisation des services décentralisés, la mobilisation des services techniques d’Etat vers les collectivités, la bonne gouvernance, le découpage territoriale, etc.

Sur ce dernier point, les PTF souhaitent la création d’autres unités territoriales intermédiaires entre l’état et les communes. Le chef de file des PTF exigent des autorités maliennes de trouver une solution au financement des collectivités territoriales.

«La décentralisation a besoin d’un volontarisme politique fort.  Pour réussir la décentralisation, la volonté de l’Etat ne doit pas fléchir », a déclaré l’Ambassadeur d’Allemagne, Günter Overfeld avant de rassurer que les partenaires techniques restent et resteront toujours au côté du Mali pour réussir sa décentralisation.

Selon le président du Haut Conseil des Collectivités, Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, le Mali a très tôt perçu la décentralisation comme le système le plus adéquat d’organisation administrative. Pour ce faire, les Etats généraux de la décentralisation arrivent à leur heure.

Après plus d’une décennie de pratique démocratique de ce mode de gouvernance, a-t-il dit, il s’avère plus que jamais utile d’établir un diagnostic sans complaisance de la situation.

A l’en croire, le processus de mise en œuvre de la décentralisation de 1999 à nos jours laisse apparaitre un tableau peu reluisant marqué par des acquis significatifs, mais aussi et surtout, par des insuffisances et des lacunes notoires. Et cette rencontre s’inscrit dans la logique d’apporter les correctifs nécessaires à la décentralisation, en vue de son approfondissement.

«Le cadre juridique et institutionnel de la décentralisation, le transfert concomitant des compétences et des ressources, le dispositif d’accompagnement des Collectivités territoriales, le processus de planification, de budgétisation, la mobilisation des ressources et la maitrise d’ouvrage connaissent de goulots d’étranglement auxquels des solutions doivent être vite trouvées », a rappelé  le président du HCC. Aussi, il exige qu’une solution définitive soit trouvée à l’ambigüité du statut du district de Bamako qui demeure la «chauve- souris» des collectivités décentralisées.

A l’entame de son discours, le président de la République a rendu hommage à certains artisans de la décentralisation au Mali dont Ousmane Sy, ancien ministre l’Administration territoriale et des Collectivités locales.

Aussi, il a salué les Maliens  refugiés  en Mauritanie et au Burkina-Faso pour leur participation aux Etats généraux de la décentralisation avant d’étaler sa vision de la décentralisation qui n’est autre que celle «d’un Etat fort avec des pouvoirs locaux consistants».
Le chef de l’Etat a insisté sur le financement des collectivités décentralisées, sur le découpage territorial et surtout sur la gestion du foncier qui est devenu un goulot d’étranglement.

Par rapport au financement des collectivités territoriales, IBK  dira que 25% des communes ont une viabilité financière incertaine. Il rassure que le financement des communes sera, désormais, conséquent. Un financement qui se fera, désormais, essentiellement, par l’Etat malien au lieu des Partenaires techniques et financiers.

Il reconnait que les problèmes liés au découpage territorial ont rendu impossible la conduite des programmes intercommunaux. C’est pourquoi, il invite les participants à s’investir dans des débats sincères et constructifs afin de trouver une solution à ce problème.

Par rapport aux problèmes du foncier, le président de la République a été formel. «Nous serons sans pitié par rapport à la gestion du problème foncier» a-t-il déclaré dans un silence de cimetières. Conscient que le domaine foncier au Mali est une tombe à retardement, le président de la République n’a pas hésité de mettre en garde les acteurs du foncier et son message ne semble pas tomber dans une oreille de sourd.

Rappelons qu’environ 600 personnes issues de toutes les régions, des collectivités territoriales, des institutions de la République et des organisations sociales de notre pays prennent part à ces assises sur la décentralisation. Au total, dix thèmes seront développés au cours des travaux en groupes et en plénières.

 

Source: Mali-web.org

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