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IBK à la clôture de la CEN: la bataille de l’avenir du Mali sera gagnée

Les travaux de la Conférence d’entente nationale ont pris fin, dimanche dernier, au Palais de la culture, sur une note d’espoir.

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Au-delà des recommandations pertinentes venues du fond du cœur du millier de participants à ce rendez-vous, étouffant dans l’œuf, les toutes velléités séparatistes de certaines mauvaises volontés, le président de la République a donné des gages de bonne foi pour leur mise en œuvre. Ibrahim Boubacar Keita a renouvelé sa compassion et celle de l’ensemble du Mali envers toutes les victimes de cette barbarie rampante qui touchent nos populations partout dans le pays. IBK a enfin rassuré que l’État mettra tout en œuvre pour déployer, dans les jours à venir, « un dispositif polyvalent pour assurer la sécurité et la justice dues aux populations, leur apporter toutes les prestations nécessaires et garantir leurs activités économiques et sociales », indispensable à tout développement. Lisez plutôt, l’intégralité du discours du président de la république à la cérémonie de clôture du CEN !

Allocution de Son Excellence Monsieur le Président de la République à la cérémonie de clôture de la Conférence d’Entente Nationale.

Bismillahi Rahmani Rahim, Aouzou Billahi Mina Shaytani Rajim ;
Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement du Mali ;
Monsieur le Président de l’Assemblée National du Mali ;
Madame et Messieurs les Chefs d’Institutions du Mali ;
Mesdames et Messieurs, Honorable députés de l’Assemblée Nationale ;
Messieurs les représentants des Groupes signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger ;
Monsieur le Chef de file de la Médiation internationale et Président du Comité de Suivi de l’Accord ;
Madame, Messieurs les Anciens Premiers ministres ;
Monsieur le Président de la Commission Nationale d’Organisation de la Conférence d’Entente Nationale ;
Madame, Messieurs les Gouverneurs de Région ;
Messieurs les Présidents des Conseils de Région ;
Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions diplomatiques et des Organisations Internationales ;
Mesdames et Messieurs les Représentants des partis Politiques Nationaux
Mesdames, Messieurs les participants à la Conférence d’Entente Nationale ;
Distingués invités en vos rangs, grades et qualités ;
Mesdames, Messieurs ;
Chères Sœurs et Chers
Nous voilà donc au terme d’un exercice indispensable et qui a justifié les très grandes espérances placées en lui.
Un exercice qui va vu les Maliens échanger entre eux avec franchise, lucidité et responsabilité.
Un exercice qui ne pouvait être totalement dénué de passion, car abordant des sujets inévitablement polémiques.
Mais surtout un exercice qui n’a jamais dévié de l’objectif qu’il s’est donné : contribuer à la restauration de la paix, à la reconquête de l’unité et à la réussite de la réconciliation nationale.
L’entreprise était ardue et les appréhensions qu’elle suscitait étaient légitimes. Mais une fois de plus, nos compatriotes ont démontré que le meilleur d’eux-mêmes se révèle dans les initiatives difficiles, convaincus qu’aucune nation ne peut se construire ou se reconstruire dans les dissensions permanentes et les ressentiments enfouis.
C’est pourquoi je voudrais renouveler ma reconnaissance à toutes les participantes et à tous les participants qui au cours de ces sept derniers jours ont travaillé à éclairer l’avenir de notre pays. L’Histoire leur rendra certainement hommage pour l’œuvre utile qu’ils ont faite. Une œuvre destinée à clarifier la vision que notre peuple ambitionne de se donner quant aux démarches à adopter pour relever les défis.

Mesdames, Messieurs,
A l’ouverture des travaux lundi dernier, j’avais ici même déploré certaines absences. Je l’avais fait, parce que j’estimais que la confiance dont m’a investi le peuple malien en tant que Président de la République exigeait de moi le rappel de l’importance de notre rassemblement. En effet, la sauvegarde de notre Mère-Patrie impose que toutes les filles et tous les fils du pays transcendent leurs réserves pour se trouver réunis afin de mener à bien une entreprise aussi déterminante pour le futur de notre Nation.
Aujourd’hui, c’est donc un immense bonheur pour moi de constater que la Conférence d’Entente Nationale a finalement donné raison à tous ceux qui n’ont jamais douté que notre pays sait se mettre à hauteur de défi. Nous ne nous nourrissons pas de faux espoirs, mais nous ne devons pas dédaigner les signes positifs lorsque ceux-ci se manifestent.

Mesdames, Messieurs,
Le rassemblement effectif dans cette salle de la grande famille malienne constitue un de ces signes positifs. Les arrivées qui se sont succédé durant toute la semaine ont une unique signification : la volonté de participer à la recherche de solutions maliennes à des urgences maliennes. Elles ont une unique justification : l’affirmation d’une véritable entente nationale sur les priorités nationales. Cette entente ne consiste pas à la recherche d’un vague consensus où tout est dit sans que rien ne soit résolu. Elle s’établit au terme d’un grand exercice d’échanges que j’ai appelé de tous mes vœux et qui a été magistralement réussi.

Mesdames, Messieurs,
Durant toute une semaine, ce sont les voix du Mali pluriel qui ont résonné sous les voûtes du Palais de la Culture. Des voix qui ont parfois exprimé la colère, le dépit, le désarroi et le ressentiment. Des voix qui à certains moments se sont durcies pour critiquer, interpeller et condamner. Des voix qui se sont fait écouter alors qu’auparavant beaucoup n’avaient pas eu la possibilité de s’exprimer. Des voix qui ont toutes refusé la résignation et rejeté le fatalisme. Des voix qui ont unanimement annoncé que le Mali se redressera, car tel est notre destin

Mesdames, Messieurs,
Ces voix ont fait remonter les réalités du Mali profond. Du Mali qui réclame avec insistance l’amélioration de la gouvernance, car il ne supporte plus les dérives nées de la corruption, de l’arbitraire et de l’impunité. Du Mali qui réclame plus d’attention de la part des décideurs dont les propos lui sont souvent inaudibles et les décisions incompréhensibles. Du Mali qui souhaite que l’État soit à son égard équitable et secourable.
Ces voix ont aussi fait percevoir la volonté d’unité nationale profondément ancrée dans l’esprit de nos compatriotes. Elles ont souligné que notre vivre ensemble, même ébranlé, reste notre plus grande assurance de repartir de l’avant. Elles ont exprimé la combattivité de citoyens qui, malgré l’épreuve, gardent le cœur ardent.

Quelle meilleure preuve de foi en notre pays et en notre destin commun que la présence dans cette salle de nos compatriotes réfugiés venus du Burkina, de Mauritanie et du Niger qui ont surmonté tous les obstacles pour venir dire à la face du monde leur attachement à une nation unie et plurielle, juste et solidaire à l’édification de laquelle ils sont déterminés à participer.

Mesdames Messieurs les participants,
Vos recommandations se signalent par leur pertinence et par leur exhaustivité. Votre diagnostic a été porté sans complaisance et vos propositions de solutions ont été formulées avec courage et précision. Tout comme lors de la phase préparatoire de la Conférence, vous avez à juste titre insisté sur l’amélioration de la gouvernance. Celle-ci constitue, à n’en pas douter, la condition indispensable à l’adhésion des populations ainsi qu’à la restauration d’une relation de confiance entre décideurs et citoyens.

Mesdames, Messieurs,
Je prendrai sous peu les décisions qui permettront de capitaliser au mieux les recommandations de la Conférence d’Entente Nationale. Ainsi que cela a été précisé à l’ouverture de vos travaux, les éléments constitutifs de la Charte pour la Paix, l’Unité et la Réconciliation nationale vont faire l’objet d’une très large diffusion. Celle-ci concernera notamment les populations résidant sur le territoire national, nos compatriotes réfugiés et la diaspora malienne.
Il ne s’agit pas de rouvrir les débats sur les thèmes traités lors de la Conférence, mais de soumettre les recommandations de celle-ci à l’éventail le plus large de citoyens maliens. Cela afin d’enregistrer leurs remarques, critiques et propositions. Cette démarche est incontournable si nous voulons que la Charte dans sa forme définitive puisse se prévaloir de l’adhésion maximale des populations et des principaux acteurs de la vie publique.

Mesdames, Messieurs,
Certes le temps presse. Certes, les urgences s’accumulent. Certes, la crainte existe que des consultations supplémentaires parasitent les acquis de la Conférence. J’entends bien toutes ces réserves. J’y répondrai en paraphrasant une formule utilisée par notre estimé Doyen, le président de la Conférence. Comme lui, je suis d’avis que dans le traitement de questions cruciales, il est possible de concilier l’impératif de l’inclusivité et la nécessité d’avancer vite et bien.
Car nous devons éviter d’affaiblir par précipitation la portée et l’utilité de l’excellent travail que vous avez fait. C’est pourquoi il nous faut prendre le temps de proposer vos recommandations à la réflexion à d’autres intelligences maliennes. Notamment à celles qui auraient aimé être là, mais que le format de la Conférence n’a pas permis d’inviter. Notamment, à celles qui au niveau le plus modeste, cultivent le souci du pays. L’heure est trop grave et les enjeux sont trop importants pour que nous ne fassions pas l’effort de convier tous les membres de la grande famille malienne à parfaire les conclusions de la Conférence

Mesdames, Messieurs,
Il me faut exprimer notre reconnaissance à un homme dont la modestie et l’humilité vont certainement souffrir de l’hommage qui va lui être rendu. Lorsque j’ai demandé à notre estimé Doyen Baba Akhib Haidara d’être le président de la Commission préparatoire et le Président de la Conférence d’Entente Nationale, je ne lui ai pas en réalité confié une mission. Je me suis en fait confié à lui, comme à un aîné dont je respecte la connaissance des hommes et l’expérience de la vie. Je m’en suis remis à sa sagesse, à sa longue pratique des affaires publiques, à son attachement aux positions de principe et à sa parfaite connaissance de notre pays.
Notre aîné a démontré toutes ces qualités au cours de la semaine cruciale que nous bouclons. Si nous pouvons aujourd’hui nous réjouir de la réussite de cet événement, c’est grâce à la ferme courtoisie avec laquelle le président Baba Akhib Haidara a conduit les débats ; grâce à son sens de l’équilibre qui lui fait gérer les impromptus (et Dieu sait s’il y en eu) ; et grâce à la maitrise qu’il a déployée pour que des excès ne viennent pas dévaloriser les acquis de la Conférence.
Permettez-moi donc d’exprimer au Doyen notre gratitude. Permettez-moi aussi de renouveler une fois de plus mes remerciements à l’équipe des membres de la Commission préparatoire qui a si parfaitement accompagné le Président Baba Akhib Haidara. Je sais l’immense travail abattu par elle dans l’abnégation et la discrétion, travail dont ont si heureusement profité les participants à la conférence d’Entente Nationale.

Mesdames, Messieurs les participants à la Conférence,
Je voudrais également réitérer nos remerciements et notre gratitude à la Médiation internationale, avec l’Algérie comme chef de file pour son accompagnement constant et multiforme. La solidarité internationale dont nous continuons de bénéficier restera pour nous une source permanente d’inspiration, de motivation et d’engagement.

Mesdames, Messieurs les participants à la Conférence,
La Conférence d’Entente Nationale s’est tenue à un moment crucial de notre histoire. Les épreuves que nous avons subies et les difficultés que nous rencontrons encore aujourd’hui font que le tissu national demeure fragile, rendant notre société vulnérable en plusieurs points de notre territoire.
C’est le cas notamment du Centre du pays où depuis quelque temps des groupes terroristes s’acharnent à tirer profit des tensions inter-communautaires en incitant à une violence répétitive et inacceptable contre les symboles de l’État et entre les populations, détruisant ainsi progressivement des liens séculaires de cohabitation.
J’aimerais renouveler ici notre compassion envers toutes les victimes de cette barbarie rampante et assurer que l’État mettra tout en œuvre pour déployer dans les jours à venir « un dispositif polyvalent pour assurer la sécurité et la justice dues aux populations », leur apporter toutes les prestations nécessaires et garantir leurs activités économiques et sociales.

Je vous remercie de la totale la confiance dont vous m’avez investi pour leur aboutissement. Je puis vous assurer que de mon côté, tous les efforts seront déployés pour que soit gagnée la bataille de notre avenir. La bataille pour la paix, pour l’unité et pour la réconciliation nationale.

Mesdames, Messieurs les participants,
J’ai parfaitement enregistré les attentes que vous m’avez adressées et j’inviterai rapidement un comité d’experts, de sages pour nous aider à voir plus clair dans deux dossiers : le centre du Mali et cette question de l’Azawad. Sur laquelle, il ne semble pas qu’il ait eu un accord ici. Mais au moins, quelques points difficilement qu’on pourrait mettre en cause dorénavant. D’abord, que cette appellation ne saurait recouvrer une prétention territoriale d’une certaine dimension, en plus elle, n’a pas une connotation politique, si tant est que, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali est désormais un acquis. Un acquis sous garantie du Conseil de sécurité et tous les partenaires qui ont été en Alger avec nous. Il n’est plus question que l’intégrité du territoire national puisse être remise en cause par qui que ce soit. Cela est clair ! Par contre, tout ce que nous pouvons faire, en matière de gouvernance, au plan interne, pour que notre vivre ensemble soit le plus facile possible, meilleur possible, nous le ferons. Je l’ai également à l’entame de la Conférence d’entente nationale, nous venons seulement, chers amis de boucler une phase, la première phase. Donc, cher doyen, votre mission ne saurait se conclure aujourd’hui. Surement pas ! Je crois que nul ne parie aujourd’hui que nous vous signifions aujourd’hui la fin de votre mission et ce n’est le cas. Vous êtes encore en mission, s’il vous plait. Vous êtes en mission, le train de la paix n’a fait que deux étapes. Le train n’a fait que deux étapes, il faut qu’on aille au bout. Et le reste du trajet, nous le ferons ensemble avec tous les fils du Mali et toutes ses compétences qui ont rejoint ce train-là. Il y en a qui sont montés à Kati, certains à Diago. On n’est même pas arrivé à Kita. Donc, je pense et je gage, cher aîné que Diboli est encore très loin et avant Diboli, nous aurons réussi inch Allah. J’ai donc enregistré les attentes que m’avez adressées. Je vous remercie pour la totale confiance dont vous m’avez investi pour l’aboutissement de vos attentes. Je dois vous dire combien en venant ici aujourd’hui, j’ai été singulièrement ému par l’accueil de mes sœurs de Kidal. Ces merveilleuses femmes de Kidal, mes sœurs, mes filles, nos mères qui ont tenu à nous signifier oh… je n’ai la faculté de penser que c’était à ma modeste personne. C’est à l’ensemble malien quelque part qu’elles ont voulu honorer et auquel elles ont voulu dire leur attachement. Ne les décevez pas, ne les décevez pas ! Que notre fraternité soit toujours à leur égard sans aucune équivoque possible. Frères nous sommes, Dieu nous a fait frères sur cette terre du Mali, frères nous demeurerons unis en tous les liens, en tous les liens. Merci Kidal ! Merci aux femmes de Kidal. J’ai dit ici, le 8 Mars, j’ai eu un mot que certains esprits chagrins ont voulu mettre à leur sauce. J’ai dit femmes du Mali, je vous aime. Femmes de Kidal, je vous aime. Je le dis, je le dis comme je le pense. Vous êtes mes sœurs, vous êtes mes sœurs et Dieu est amour ! Dieu est amour, merci ! Je pus vous assurer que la bataille pour la paix, nous la continuerons avec tous les frères et sans complexe aucun, sans complexe aucun, tel n’est pas le luxe qui m’est permis aujourd’hui. Je m’adresserai à chacun et à chacune pour que chacun et chacune puisse apporter la pierre, l’étincelle de son intelligence, sa contribution, pour que l’œuvre commune arrive à bon port. J’en prends l’engagement !
Puisse Allah Soub’Hanna Watala aider notre pays à retrouver la célérité par la plus belle des victoires sur nous-mêmes en apaisant nos cœurs et en chassant les démons de la colère d’assauts tristes qui nous empêchent de soigner notre frère, qui en a besoin ou de prodiguer à l’enfant ou au frère, l’éducation qui nous sauvera demain.
Quelle que soit la légitimité de telles prétentions salariales ou catégorielles, nul n’a le droit de prendre le Mali en otage et de mettre ces populations en difficulté ! Nul, nul d’entre nous, nul d’entre nous !
La démocratie, c’est aussi le respect de l’ensemble, du collectif.
Tout se dit en démocratie de la manière la plus courtoise, la plus avenante et la moins agressive possible. Mais lorsque l’on attente à la santé des personnes, il y a violences quelque part. Gardons-nous-en. Tout est légitime, lorsque cela est dit et conduit dans la sérénité, dans le respect réciproque. Et ce n’est pas non plus là matière à quel que démagogie que ce soit, à quel que fonds de commerce que ce soit. Il s’agit de la vie des hommes. Et nous savons ce que nous disons à ce sujet : la santé des Maliens nous importe au plus haut niveau.
Seigneur Dieu, Miséricorde accorde nous cela cette paix des cœurs pour que nous nous retrouvions au chevet de ce pays qui en a besoin, qui a tant souffert. Pensons un peu à ces jeunes de Kidal ou d’ailleurs empêchés d’aller à l’école du fait de la violence ambiante autour d’eux. Ils n’ont pas ce droit-là ! Nous n’avons pas ce droit-là. Nous n’avons pas le droit d’attenter à leur vie, d’empêcher des jeunes d’accéder au savoir ; d’accéder à la clé de l’avenir. De quel droit ?
Donc, il est temps, chers amis, que chacun de nous, en son cœur, se reprenne.
Chaque fois qu’un Malien tombe, mon cœur saigne, oui ! Chaque fois qu’un Malien tombe, mon cœur saigne. Réellement, il saigne. C’est un frère, c’est un fils, c’est un autre de moi-même qui tombe. Donc, faisons l’économie des vies maliennes, elles sont importantes. Chaque vie malienne compte. Je vois le slogan de l’ORTM et c’est bien dit : « Chacun au Mali compte ».
Chaque vie à son importance ; chacun doit pouvoir apporter sa pierre pour qu’ensemble, nous édifions cette belle nation malienne ; ce beau pays qui nous a fait et qui est un vieux pays. Je dis toujours que si les jeunes maliens se savaient combien ils seraient fiers de leur être. J’ai dit qu’ils ont été pendant que beaucoup n’étaient pas. Ils furent une grande nation. Ils furent un grand État quand beaucoup n’étaient pas.
Nous avons pu avoir une copie de la fameuse carte de l’Atlas catalan, dont je parle souvent d’Abraham CRESQUES de 1375 où le Mali figure pour la première fois sur un document géographique. Ce Mali-là vient de loin. Il n’est pas de création récente. Il n’est pas de la création d’aujourd’hui. Il est d’un vieil humanisme qui s’est développé au long des siècles sur les bords du Niger. Nous en sommes des héritiers. Puissions-nous en être dignes aujourd’hui et demain pour la plus grande gloire du Mali ? C’est sous cette prière, chers frères, chers amis, que je déclare clos les travaux de la première Conférence d’ente nationale du Mali.
Je souhaite un bon retour dans leurs foyers à toutes les participantes et à tous les participants qui ont fait un long et souvent difficile déplacement pour être présents ici.

Vive le Mali.
Vive la République.
Je vous remercie.

 

Source: info-matin

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