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Housseini Amion Guindo, ministre des sports : « Le Mali peut être suspendu par la Fifa, mais ce sera de la faute du bureau déchu »

En dissolvant le Comité exécutif, le ministre des Sports, Housseini A. Guindo a ouvert le grand chantier de réunification du monde du football malien. La tâche est ardue, mais il promet de relever le pari. Il estime qu’une suspension du Mali par la Fifa est possible, mais que ce sera uniquement due à l’entêtement de l’ex-comité exécutif de défier l’Etat.

Housseini Amion Guindo poulo ministre sports

Depuis hier, le ministre des Sports, Housseini A. Guindo a retiré la délégation de pouvoir au Comité exécutif de la Femafoot dirigé par le général de police Boubacar Baba Diarra. Engagé à aller jusqu’au bout du processus afin de réunifier le monde du football, M. Guindo a rassuré qu’aucune instance internationale n’est au-dessus de l’Etat malien.

« La Fifa peut suspendre le Mali, mais notre pays ne se laissera pas faire. Nous sommes souverain et nous allons aller jusqu’au bout du processus. Cette suspension, si elle a lieu, elle sera de la responsabilité du bureau déchu», a déclaré le ministre des Sports, Housseini A. Guindo ce matin en marge d’une visite au Grand séminaire Saint Augustin de Samaya.

L’autisme de Baba en cause

Selon lui, c’est après avoir usé toutes les voies de recours qu’il a pris cette décision. « Depuis plus de deux ans le foot traverse une crise sans précédent. Nous avons voulu nous appuyer sur nos valeurs sociétales pour trouver une solution. Malgré plusieurs interventions il n’y a pas eu de solution. Il s’agit notamment de celles des notables de Bamako, des religieux musulmans et chrétiens, de la Cafo, du CNJ, du CNOSM, de l’Assemblée nationale du Mali, de l’ancien président de la République, Dioncounda Traoré et même du président de la République, IBK qui, à trois reprises a demandé à la Femafoot de se ressaisir », a-t-il expliqué.

Et d‘ajouter : « Notre football, qui est financé par le peuple à plus de 95% par les Maliens, ne fonctionnait plus. Au mépris de tous les mécanismes déclenchés ici, finalement le nom du pays est trimbalé partout dans le monde. Nous avons donc décidé ainsi ».

L’échec de la Fifa

Cependant, le ministre des Sports, a rappelé que la Fifa étant sujet de droit ne peut qu’accompagner la démarche du département. Selon lui, lorsqu’il y a eu une sentence du Tas, lui et d’autres membres de son cabinet ont effectué le déplacement au siège de la Fifa afin de l’alerter sur la situation.

« Elle a répondu que la Fédération s’est engagée à exécuter la sentence du Tas et que si ultérieurement cette sentence n’est pas exécutée, qu’elle prendra ses responsabilités. La fédération a alors organisé une Assemblée générale à Sikasso. A la suite de cela nous avons encore écrit à la Fifa pour savoir si la sentence avait été respectée ou pas. C’est deux mois après qu’elle nous a répondu qu’une autre plainte avait été déposée et d’attendre cette audience auprès du Tas », indique M. Guindo.

Point de non-retour même si la Fifa s’immisçait

« Etant donné que le Mali est un Etat sérieux et qu’il a le droit de faire respecter le droit dans son pays, nous avons compris que la Fifa ne sera pas la solution du problème et nous avons pris notre décision. Ceux qui veulent manœuvrer pour que le Mali soit suspendue peuvent le faire. Mais, ils ne reviendront jamais aux affaires et on prendra des dispositions pour cela. Si leur souhait est qu’il n’y ait pas de football au Mali et qu’ils peuvent vivre dans le pays avec cela on verra bien », a annoncé M. Guindo.

A l’en croire, les autorités maliennes sont dans la logique de faire respecter la loi et l’Etat avec. Il précise que même une décision de suspension du Fifa est attaquable au Tribunal arbitral du sport (Tas). Mais, indique que la situation n’est pas encore à ce niveau car le Comité déchu a été saisit par le département afin qu’il écrive à la Fifa pour décanter la situation.

Le plus important pour lui est de faire face à l’essentiel : refonder le football malien. « Ça prendra le temps qu’il faudra, mais il faut que l’Etat prévale. Tant que l’Etat n’est pas respecté, le football devient hyper dangereux. Nous allons rapidement mettre une équipe en place qui professionnalisera notre championnat afin d’en finir avec ces crises incessantes de fédération. Le championnat ne sera plus l’otage d’une fédération ou utilisé pour défier l’Etat ou certains membres de la Femafoot », a-t-il promis.

Et de conclure : « Nous allons faire une large concertation pour avoir des acteurs crédibles pour notre football. Dans dix jours on connaitra les membres du Comité ».

Sory I. Konaté

Source: 30minutes

 

 

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