Installez la meilleure application pour écouter toutes les radios du Mali

Disponible sur Google Play
Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

HISTOIRE DE… Un divorce prononcé à cause du sein

Il n’est toujours pas aisé d’aborder certains sujets surtout quand il s’agit de la vie privée des individus. Mais le journalisme n’étant pas seulement de rapporter des faits en tant qu’historien des temps modernes, il vaut aussi mieux jouer ce rôle d’éducateur de la société. Pour ne pas briser des sensibilités, cette histoire très récente qui s’est déroulée dans un quartier populaire de la Commune IV du district de Bamako, sera relatée avec les initiales des personnes concernées et sans le nom du quartier où les faits se sont déroulés.

incroyable kabako faits divers logo

  1. A.N., un jeune homme d’une trentaine d’années, est fonctionnaire de son état. Il épousa B. C., une dame coquette, employée dans une entreprise privée de la place. De leur union qui dure quatre ans est né un charmant garçon âgé d’environ 1 an. Le jeune couple filait le parfait amour jusque-là. Mais c’est à la naissance de l’enfant que l’atmosphère conjugale s’est détériorée à petit feu. Au courant de cette année 2017, tout a fini par basculer au grand étonnement de leur entourage resté stupéfait. Le divorce a finalement eu raison de leur idylle de quatre ans.

Il serait une lapalissade d’affirmer que le sein est un parfait nutriment pour les bébés. A cause de ses éléments nutritifs et bienfaits pour les nourrissons, les nutritionnistes conviennent que c’est l’aliment le plus complet pour l’enfant jusqu’à six mois. Le fameux slogan le plus célèbre donné par les nutritionnistes à cet effet : « le sein est sain », en dit long sur les qualités nutritionnelles du sein pour les petits. Nul n’en sait jusque-là les raisons profondes, mais A. N. partageait le sein avec le nourrisson, son propre enfant que porte sa femme. La nuit, A. N. et l’enfant se partageaient le sein. D’ailleurs, c’est le Papa qui se l’appropriait à la grande désolation de sa progéniture sans défense et de son épouse circonspecte.

Chaque jour, surtout la nuit, l’enfant ne parvenait pas à téter. , A. N. s’agrippait au sein qu’il suçait de toutes ses forces. Malgré l’opposition farouche de sa femme, qui se battait de toutes ses forces pour lui retirer ses mamelles, rien à faire. A la moindre résistance de B. C., A. N. répondait par des violences tant physiques que verbales avec des injures graves. Il était constamment resté insensible aux cris stridents de l’enfant tenaillé par la faim nocturne. Au fil du temps, celui-ci commençait à sentir le coup avec des maladies inhérentes aux signes d’un sevrage d’un autre genre.

  1. B.C., la mère et l’épouse en détresse, qui ne savait plus où donner de la tête, a été contrainte d’en parler à ses beaux-parents. Des réunions de familles ont été convoquées pour faire revenir A. C. à la raison. Celui-ci n’a pas changé d’un iota ses comportements dommageables à son enfant et son épouse.

Tous les conciliabules sont restés vains. A. N. s’adonnait à son sport favori comme si de rien n’était. B. C. qui ne savait plus à quel saint se vouer s’est retournée vers le tribunal de la Commune IV du district de Bamako. Là encore peine perdue. A l’issu de plusieurs mois de va et vient, le juge en charge du dossier a décidé de concilier le couple, celui-ci n’est pas parvenu à faire raison garder à A. N. Comme toute défense, ce dernier prétendait que son « épouse et ses seins lui appartiennent » et qu’il en disposera comme il l’entendait.

Face à cette position figée d’A. N., le divorce a été prononcé à son tort exclusif, avec à la clé le constat de violences conjugales contre son épouse. Il a ainsi perdu sa femme et les seins qu’il adorait tant.

Ce qui reste un mystère, personne y compris le juge n’a su jusqu’à ce jour, les raisons qui le poussaient à sucer le sein même au détriment de son enfant, qui en ressentait d’ailleurs les fâcheuses conséquences. Est-ce pour un simple fantasme ou d’autres raisons que le commun des mortelles ignore ?

Mystère.

Abdrahamane Dicko

 

Source: lesechos

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct