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Halte à la récupération politique

Depuis l’agression par balle du jeune chroniquer Madou Marechal, l’actualité de notre pays a pris une tournure inquiétante. Malgré les condamnations unanimes de part et d’autre contre cet acte barbare, des responsables politiques y trouvent une occasion de se faire une nouvelle virginité. Sans enquête aucune, les membres de la Plateforme AN TE A BANA particulièrement s’évertue à des critiques virulentes contre le camp adverse et le régime en place. À qui profite ce crime ?

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Dans un communiqué qu’elle a rendu public suite à l’agression du chroniqueur Madou Kanté, la plateforme An Tè a Tana affirme clairement que cette ‘’agression survient dans un climat de haine et de surenchères verbales déclenché par le pouvoir et ses partisans contre les opposants à la révision constitutionnelle’’. La Plateforme va plus loin en énumérant une série d’attaques et d’agressions contre ses responsables et militants.
Il s’agit entre autres de « l’empêchement manu militari, le 2 juillet, d’une délégation de la Plateforme conduite par le chroniqueur Ras bath, d’entrer dans la ville de Bougouni ; la vandalisassions, le 19 juillet, du véhicule de l’épouse de l’honorable Soumaïla Cissé à Baco-Djikoroni ; l’attaque de miliciens-loubards contre le sit-in pacifique organisé, le 19 juillet, devant l’ORTM par les associations “Trop, c’est Trop” et “Ça suffit’’ ; l’agression armée, le 20 juillet, contre le domicile d’un membre de la Plateforme au quartier Hippodrome, blessant grièvement par balles un résidant encore hospitalisé ; l’attaque, dans la nuit du 21 au 22 juillet, contre la voiture d’un militant de la Plateforme à Sirakoro-Méguétan ».
La Plateforme An Tè a Bana impute la responsabilité de toutes ces agressions au pouvoir, sans aucune preuve. Aucune décision de justice n’a été rendue sur lesdites affaires permettant de support pour l’opposition d’accabler le camp adverse.
Il est étonnant de voir l’opposition se faire justice en affirmant que l’entière responsabilité de ces actes incombe aux partisans du président de la République et à lui-même. Où sont donc passés la démocratie et l’État de droit ? Si des démocrates sincères et républicains peuvent se permettre des accusations aussi virulentes et gratuites à des adversaires politiques dans le seul but de les abattre, il y a lieu de s’interroger sur la destination du bateau Mali.
L’opposition serait crédible dans sa démarche si elle interpellait la justice à diligenter les enquêtes pour faire la lumière sur les actes qu’elle vient d’énumérer. Cette posture grandirait mieux l’opposition au lieu de se verser dans des procès d’intention.
Aujourd’hui toutes les bonnes volontés doivent regarder dans la même direction et aider les forces de sécurité et la justice malienne à faire efficacement face à ce phénomène de l’insécurité qui prend de l’ampleur dans notre pays. Ce combat et cette collaboration nécessitent l’implication de tous les citoyens, que nous soyons de la majorité ou de l’opposition, car à l’allure où l’insécurité évolue, personne n’est à l’abri.
Aussi, à travers cet enfantinage, notre pays ne donne pas une bonne image à l’extérieur qui nous observe. Il heureux aujourd’hui de constater que le chroniqueur lui-même a compris les jeux et les enjeux en appelant au calme et en donnant l’ordre de ne plus être visité par d’autres personnes en dehors de sa famille.
En tout cas, l’heure n’est pas aux critiques stériles pour désavouer et salir l’image de ses adversaires politiques afin de se faire une place au soleil, mais plutôt à l’unité d’action pour le Mali au-dessus de tout.

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

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