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Guinée-Bissau: l’ONU souhaite un Premier ministre de consensus

Le Conseil de sécurité de l’ONU, dans sa dernière réunion, le 11 mai, semble mettre la pression sur le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, lui demandant de nommer un Premier ministre dont le choix respecte l’accord signé, en octobre dernier, à Conakry. L’accord appelle à un candidat de consensus. Le président bissau-guinéen ne semble pas prêt à se plier à cette menace voilée. Il serait plutôt dans une logique de bras de fer.

President Republique Jose Mario Vaz guinee bissau

En nommant, en décembre 2016, le général Umaro Sissoco Embalo, nouveau Premier ministre, malgré la contestation de ses camarades du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, parti au pouvoir), le président Vaz était prêt en s’engager dans un bras de fer.

Selon la Constitution, le poste de Premier ministre revient au chef du parti vainqueur des législatives. Le PAIGC ayant obtenu la majorité, en 2014, les fonctions de Premier ministre devraient donc être assumées par son président, Domingos Simões Pereira.
Cependant, le parti – en proie à des querelles internes très aiguëes – a exclu de ses rangs quinze députés frondeurs, perdant ainsi la majorité à l’Assemblée. Ces derniers ont rejoint leurs collègues du Parti de la rénovation sociale (PRS) – dans l’opposition – pour constituer une majorité alternative.

C’est sur cette majorité que s’appuie, aujourd’hui, le président Vaz pour diriger le pays. Le président bissau-guinéen a implicitement reconnu que son choix de Umaro Sissoco Embalo était contesté mais « la gestion des affaires de l’Etat implique une prise de décision qui ne plait pas toujours », a-t-il souligné.

La Guinée-Bissau, pays ouest-africain de 1,6 million d’habitants, est confrontée à une situation politique particulière depuis la destitution, en août 2015, par le président José Mario Vaz, de son Premier ministre, Domingos Simões Pereira. Une situation qui a fait que le chef de l’Etat ainsi que son actuel Premier ministre, Umaro Sissoco Embalo, font face, aujourd’hui, à la contestation du PAIGC auquel ils appartiennent tous deux.

 

Source: RFI

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