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Grève illimitée des enseignants à Gao : L’AEEM locale entraine les écoles privées dans la danse

Suite à la grève illimitée, décrétée depuis le 15 février dernier par le collectif des enseignants du nord, l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM) de Gao a fait sortir, le mardi 7 mars 2017 tous les élèves des écoles privées de la Citée des Askia. Ainsi, tout comme les publiques, les écoles privées encaisseront les mêmes perturbations de cours. Cette situation chaotique, en tout cas concernant l’avenir des enfants de Gao, invite le Ministère de la Fonction Publique à s’ y impliquer pour que le problème soit résolu.

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C’est grave ! Les élèves et étudiants des établissements publics de la ville de Gao sont presque à un mois de retard de cours par rapport aux autres Régions du pays. Or, les sujets d’examens de fin d’années sont toujours les mêmes sur toute l’étendue du territoire national.

En effet, cette grève illimitée concernait uniquement des écoles publiques. Mais, actuellement, elle s’étend aux écoles privées. Beaucoup d’élèves étaient à la place de l’Indépendance pour réclamer la reprise des cours. Pour ce faire, le comité AEEM a fait sortir, le mardi dernier, les élèves de toutes les écoles privées de la ville.

«On avait patienté pour qu’une solution soit trouvée. Aucune autre école ne prendra des cours ici sans toutes les autres. Certains élèves étudient, l’avenir d’autres est pris en otage», a déclaré le Secrétaire Général du comité AEEM du Lycée Yana Maïga de Gao, Abdourahamane Touré, à nos confrères de Sahelien.com. Et à un autre enseignant de leur confirmer «plus une seule école n’étudie à Gao».

Faut-il rappeler que c’est une grève illimitée décrétée par le collectif des syndicats des enseignants du nord. Les doléances portent sur l’intégration des contractuels dans la fonction publique, la prime de zone (à faire passer de 15.000 à 50.000 francs CFA), une indemnisation après la rébellion de 2012 ou encore sur plus de sécurité dans ces zones. Ces revendications restent toujours insatisfaites, quoique le gouvernement ait signé un protocole d’accord avec le collectif des enseignants du nord depuis un an. Le problème perdure. On assiste à la négligence de l’Etat. Pis, le syndicat national de l’Education se désolidarise.

Pour ce faire, certains parents se décident à envoyer leurs enfants étudier dans d’autres Régions ou à Bamako pour se préparer aux examens de fin d‘année. En attendant, les pauvres prendront leur mal en patience. C’est dire que la fronde sociale se généralise dans le pays face à l’incompétence et l’incapacité du régime d’IBK à produire une solution idoine.

Oumar Diakité

 Source : LE COMBAT

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