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Grève des transporteurs : Le calvaire des populations de la capitale

Si le mot d’ordre de grève des commerçants n’a  été respecté  à la lettre, celui des transporteurs a, quand à lui, eu l’effet escompter et cela de gré ou de force. Car celui qui s’hasardait à faire la sourde oreille risquait d’attirer sur lui la colère des apprentis chauffeurs qui, à chaque mot d’ordre de grève, viennent jouer au gendarme sur les grandes artères de Bamako.

Le lundi dernier, malgré le mot d’ordre de grève certains chauffeurs de Taxi  se sont désolidarisés de leurs confrères SOTRAMA. Hier mardi, le syndicat des transporteurs a pris le taureau par les cornes en mobilisant tout les apprentis chauffeurs de la ville. L’objectif était de surveiller un certain nombre d’artères de la capitale afin de sanctionner ceux qui faisaient la sourde oreille. La pratique était simple, s’ils t’arrêtent avec des clients, ils t’enlèvent des pneus ou ils t’obligent à payer la somme de 5000F CFA. Et ceux qui s’hasardent à circuler même sans passager, ils t’enlèveront  certains matériels du véhicule et  pour le récupérer, il fallait payer 1000F CFA

En effet, le mot d’ordre de grève  a été  décrété pour  trois (3) revendications principales : d’abord le nombre élevé de postes de contrôle de Bamako. Pour les transporteurs les postes de contrôle doivent être diminués du moment où l’argent est payé chaque poste.

Aussi, ils demandent aux transporteurs de cars de ne plus amener les passagers à l’intérieur de la ville de Bamako.  Tous les passagers doivent être déposés à l’auto- gare de Sogoniko pour permettre aux taximen de continuer le reste. Il faut aussi noter les motos-taxi qui, selon les transporteurs, sont entrain de prendre leurs lignes et cela à des coûts moins chers, chose que les transporteurs n’acceptent pas.

A cela, il faut ajouter d’autres revendications administratives qui ont trait à la valorisation de leur syndicat comme tous les autres syndicats du Mali.

Selon un responsable de sous section syndicale «il faut qu’on nous respecte nous aussi, chaque fois qu’on dépose notre mots d’ordre de grève, les gens nous prennent comme si nous ne sommes pas sérieux. Pourtant, ils font tous leurs grèves à Bamako ici, nous, nous ne disons rien

On retiendra que la grève des transporteurs n’a rien n’à avoir avec celle des commerçants détaillant qui n’a pas eu d’effet escomptés.

Issa Kaba

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