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Gouvernement / enseignants: la reprise du dialogue

Les responsables de syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 (SYLDEF, SYNEB, SYNESEC, SYNEFCT, SYPESCO) ont organisé, hier mardi, au pavillon des sports du stade Modibo KEITA, un meeting dont l’objectif était de restituer à leurs bases, les derniers résultats des négociations portant sur le Procès-verbal de conciliation du 8 janvier dernier avec le gouvernement. Ces rencontres, qui ont eu lieu les 27 et 28 avril dernier, n’ont pas pu aboutir à un consensus entre les deux parties.
Si dans la matinée, les responsables du collectif avaient annoncé lors de leur meeting la rupture de dialogue avec le gouvernement, dans l’après-midi, les deux parties ont repris les négociations.

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Le Pavillon des sports du stade Modibo KEITA a servi de cadre, hier mardi, au meeting d’information du Collectif des syndicats de l’enseignement de notre pays qui sont, en occurrence, le SYLDEF, le SYNEB, le SYNESEC, le SYNEFCT et le SYPESCO.
Outre les responsables syndicaux, ils étaient nombreux les militants et sympathisants à prendre d’assaut le Pavillon des sports du stade Modibo KEITA, pour savoir le sort réservé à leur principale revendication.
Selon le porte-parole du Collectif Tièmoko DAO, l’objet de ce meeting est de restituer à leurs bases, les résultats des travaux de la commission entre les syndicats et le gouvernement sur leurs points de revendications.
M DAO reconnait qu’il n’y a pas eu d’accord. Toutefois, il garde espoir que les lignes vont bouger en leur faveur tout en invitant ses collègues à la mobilisation et à la détermination.
A sa suite, Amadou COULIBALY a fait le compte-rendu des dernières négociations avec le gouvernement, les 27 et 28 avril 2017, sur le procès-verbal de conciliation du 8 janvier dernier.
Ces négociations, a-t-il noté, se sont déroulées en présence de 6 ministres, dont ceux de l’Education nationale ; de l’Economie et des finances ; de la Solidarité.
Durant les 2 jours de la rencontre, a-t-il fait savoir, ils ont passé en revue les points de revendications du Collectif et le procès-verbal de conciliation du 8 janvier dernier.
Aussi, M COULIBALY dit avoir demandé à la partie gouvernementale, dès l’ouverture de la rencontre, de centrer les discussions sur le PV de conciliation du 8 janvier 2017 qui leur accorde le statut autonome.
Mais, a-t-il compris, le gouvernement avait déjà ses propres propositions qui étaient au nombre deux alternatives.
Primo, il s’agit d’un statut général avec une augmentation de primes et indemnité à hauteur de 10%.
Secundo, le gouvernement leur propose le statut autonome et une grille propre, mais les primes et les indemnités seront fondues dans ladite grille. Dans les deux cas, a-t-il expliqué, le gouvernement s’engage pour une incidence financière qui ne doit pas excéder 4 milliards FCFA.
En analysant ces deux propositions, a précisé M. COULIBALY, le collectif a décidé de les rejeter au motif qu’elles ne sont à mesure d’améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants.
Proposition par proposition, M COULIBALY a expliqué pourquoi ils n’adhérent pas à cette initiative du gouvernement.
D’abord sur la 1ere proposition, M. COULIBALY argumente qu’elle ne correspond pas à leur demande de statut avec grille. Au fait, soutient-il, l’augmentation de 4 milliards FCFA équivaut en termes de répartition entre les enseignants à une augmentation en moyenne de 4 000 FCFA de salaire. Or il estime : « après 7 mois de grève, accepter la somme de 4 000 FCFA est immoral».
Sur la 2e proposition du gouvernement, le Collectif des syndicats reproche à celle-ci de réduire le salaire net des enseignants.
« Cela veut dire qu’on peut sentir une augmentation de l’indice à la retraite mais une réduction du salaire net étant en activité. A titre d’exemple: un enseignant qui est à l’indice 420 par exemple peut être à 573 mais en calculant, ce dernier verra son salaire diminué de plus de 15 000 FCFA », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, a-t-il souligné, lors la 2e journée, tenue le 28 avril entre 16 heures et 22 heures, M. COULIBALY a fait savoir qu’ils ont proposé au gouvernement d’augmenter le montant de 4 milliards de FCFA, (incidence financière de ses propositions), à 10 milliards de FCFA et de le convertir en indice.
En plus de cette proposition, le collectif avait demandé également au gouvernement de ramener le nombre d’échelons à 13 ou 14 et maintenir les primes et indemnités comme telles.
En conclusion, M. COULIBALY a regretté que sur ces propositions, le gouvernement n’a pas voulu donner suite favorable, car ayant estimé qu’il ne peut s’engager au-delà de 5, 620 milliards de FCFA. C’est donc sur ce désaccord, a-t-il déploré, qu’ils ont quitté la table de négociation.
En tout cas, au moment où nous mettons sous presse, de sources concordantes, les deux parties (gouvernement et Collectif des enseignants) ont repris les négociations en vue d’aboutir à un consensus.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

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