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Gouvernance économique et financière: ‘‘l’État n’est pas en faillite’’

La croissance du PIB de 2018 soutenue par une production agricole solide ; la mai-trise de l’inflation projetée à environ 1,9%, en dessous du plafond régional ; la mobi-lisation des recettes fiscales atteignant la moyenne de l’UEMOA, sont les résultats sur lesquels la Mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Boriana YONTCHEVA, qui a séjourné dans notre pays du 24 octobre du 3 novembre, dans le cadre de la 10e revue des programmes, et salué les performances de notre pays

Le ministère de l’Economie et des finances a servi de cadre, samedi dernier, à la res-titution de la Mission de revue du Programme économique et financier du Mali.
En campant le décor, le ministre de l’Economie et des finances, Dr Boubou CISSE, a rappelé que c’est depuis 2013 que le Mali a négocié un programme soæutenu par le FMI, à travers la Facilité élargie de crédit (FEC). Il s’agit, a-t-il expliqué, d’un pro-gramme économique et financier impliquant un ensemble de réformes à mener se-lon un chronogramme et des résultats définis.
Selon le ministre CISSE, le montant du Programme était de 46 millions de dollars. Ce montant a connu deux augmentations, en 2016 et 2017, pour être porté à environ 250 millions de dollars, en guise de récompense des efforts du Gouvernement en matière de réformes et de développement. Le Mali a obtenu les 100% des quotas qui lui ont été attribués, a fait savoir Dr CISSE.
En contrepartie des engagements du Mali à mener des réformes, le FMI lui apporte un soutien technique (dans les secteurs tels la mine) et financier, sous forme de prêt concessionnel, pour ce qui est du cas du Mali, pour un taux quasiment nul, a fait comprendre le ministre qui informe que la revue qui s’achève est la 10e et la der-nière de ce programme qui prend fin en décembre.
Aussi, a-t-il expliqué, la revue, de façon générale, vise à faire le point de la situation macroéconomique du pays.
«La particularité de la présente étant qu’elle ne s’intéresse qu’aux performances du passé, mais également au futur, en termes de soutenabilité. C’est dans ce cadre que la Loi des finances 2019 a fait l’objet d’examen de la part du Fonds », a-t-il précisé.
Quant à la cheffe de Mission du FMI, elle a adopté une démarche pédagogique pour la présentation du bilan de la FEC.
Elle a d’abord fait savoir que la Facilité vise à aider les pays qui connaissent des dif-ficultés prolongées de balance de paiement ; rétablir la stabilité macroéconomique ; favoriser une croissance vigoureuse et durable ; servir de catalyseur pour la mobili-sation de l’aide étrangère.
Ensuite, Mme YONTCHEVA a présenté les résultats obtenus par le Mali : mobilisa-tion des recettes fiscales atteignant la moyenne de l’UEMOA ; reprise de la crois-sance économique ; respect des critères de convergence de l’UEMOA dans le do-maine de la maîtrise de l’inflation ; solide capacité du Gouvernement à maintenir le cap, en cas de déficit.
Pour autant, il existe d’importants défis nationaux que la Cheffe de mission se fait le devoir d’exposer : la balance commerciale reste déficitaire ; la situation sécuritaire reste complexe avec son corollaire de dépenses sécuritaires ; la pauvreté et l’inégalité.
Face à ces défis, ce que peut faire le Mali est : renforcer la compétitivité et la diversi-fication de l’économie ; poursuivre les efforts de sécurisation ; améliorer la collecte des recettes, l’élargissement de l’assiette fiscale, la limitation des exonérations ; ac-croître la qualité des dépenses publiques ; continuer à développer un secteur finan-cier sain et inclusif ; persévérer dans les efforts visant à améliorer le climat des af-faires pour favoriser l’investissement privé.

La Cheffe de Mission porte un jugement flatteur sur la mise en œuvre du Pro-gramme: « c’est un programme qui a plutôt bien marché’’. A la question précise ‘’dans quelle catégorie le FMI classe le Mali’’, elle répond : « bon élève ».
Dans la même veine, dans la déclaration des services du FMI, on peut lire : ‘’la mise en œuvre du Programme, au cours du premier semestre 2018, a été globalement satisfaisante. (…) La plupart des critères quantitatifs de performance, à la fin 2018, ont été atteints…’’
Le ministre CISSE a parlé du prochain Programme qui mettra un accent particulier sur les secteurs tels que l’énergie, les finances, la téléphonie mobile.
En réponse au faible impact de la croissance économique sur le panier de la ména-gère, le ministre CISSE a annoncé que conformément aux instructions du Président de la République, des mesures seront prises, en 2019, pour une croissance plus in-clusive et distributive.
Quid d’un nouveau Programme ? La Cheffe de Mission annonce que le FMI retournera au Mali, au premier trimestre 2019, pour discuter avec le Gouvernement d’une politique de développement, en cours d’élaboration.

Par Bertin DAKOUO

Info-matin

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