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Gambie : La CEDEAO, suppôt du Lobby homosexuel ?

Le président sortant de la Gambie, Yaya Jammeh, a peut-être perdu (peut-être pas) l’élection présidentielle, mais on comprend difficilement la précipitation avec laquelle la CEDEAO prend position dans cette affaire.

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En demandant au président Jammeh de « reconnaître sa défaite » et en déclarant publiquement que le challenger, Adama Barrow, « sera investi le 18 janvier prochain ». Lorsqu’on entend, par ailleurs, le président ivoirien, Alassane D. Ouattara, dire que « toutes les options sont sur la table… » (Entendez par là que l’option militaire pour chasser Yaya Jammeh est bien possible), alors on a du mal à voir dans le processus enclenché par l’organisation sous régionale une simple « médiation ». En effet, jusqu’à preuve de contraire, le président Jammeh reste dans le cadre de la légalité dans la mesure où il soumet la question à la Cour suprême de son pays, à qui il demande l’annulation du scrutin et l’organisation d’un nouveau. Bien que le président sortant ait admis sa défaite dans un premier temps, le fait de se dédire n’a aucun caractère illégal. Et trouve même une pleine légitimité. Dans la mesure où c’est la Commission électorale qui s’est d’abord dédit, en déclarant Barrow vainqueur avec d’abord plus de soixante mille voix d’avance, puis avec seulement vingt mille voix au finish ; expliquant qu’il y avait eu des erreurs dans la compilation des résultats. Peut-on faire fi de cette incohérence monumentale ? Dans tous les cas, le processus judiciaire ayant été entamé conformément aux dispositions constitutionnelles de la Gambie, la CEDEAO ne saurait aucunement justifier sa position plus que partiale. On la comprend, elle est simplement manipulée par les pays occidentaux, les lobbies homosexuels et autres soi-disant organisations de défense des droits humains, hostiles à la « politique anti-homosexuels » du président gambien.

Un fâcheux précédent

On comprend l’acharnement peu diplomatique du président ivoirien sur le dossier gambien, lui-même ayant accédé au pouvoir par la volonté et la puissance des pays occidentaux, mais la CEDEAO commettrait  un très fâcheux précédent en voulant installer Adama Barrow au pouvoir par la force. L’organisation sous régionale se discréditerait à jamais aux yeux de sa propre opinion et même de l’opinion internationale en général. Et pour cause. Posons-nous simplement ces quelques questions : aurait-elle dit que « toutes les options sont sur la table » s’il s’était agi du Nigéria, du Ghana, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et même de notre « faible » Mali ? Si le Tchad avait fait partie de l’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO aurait-elle tenu le même discours ? De nombreux pays d’Afrique de l’Ouest font (ou ont fait) pire que Yaya Jammeh, que leur est-il arrivé ?

La honteuse jurisprudence

Les chefs d’Etat de la CEDEAO ont pu être inspirés par ce qui était arrivé aux Comores, où les putschistes avaient été chassés par les troupes de l’Union africaine. Mais ce fut là un cas honteux pour l’UA, une jurisprudence de honte. Car tout le monde a compris que si l’on s’était attaqué à la petite île, c’était en raison de sa taille, de son impuissance, de sa faiblesse. Combien de pires cas ont eu lieu par la suite, sans que personne ne levât le petit doigt ? Alors, la CEDEAO est forcément sur une pente glissante, entretenue de main de maître par des puissances impérialistes, homosexuelles et occultes.

La Rédaction

Source : Le Point

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