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Frontière Mali-Burkina : « 20 terroristes tués » au cours d’une opération anti-terroriste

L’opération militaire anti-terroriste se poursuit à la frontière avec le Burkina Faso. L’armée française a annoncé ce dimanche que Barkhane avait tué ce week-end « plus d’une vingtaine de terroristes ». Ces terroristes se cachaient au sud-ouest de Gao dans une forêt située près de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Dans un communiqué, l’état-major a indiqué que la force Barkhane est engagée dans une opération depuis samedi qui a permis de neutraliser près d’une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré.

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Dans un communiqué la force Barkhane précise que l’opération baptisée « Bayard » a été menée dans la forêt de Foulsaré, au sud-ouest de Gao, considérée par le commandement français comme une « zone logistique importante pour les terroristes ». Le déclenchement de l’opération a mobilisé des Mirages 2000 qui ont effectué des frappes aériennes sur ces objectifs. Deux hélicoptères d’attaque Tigre sont ensuite intervenus pour sécuriser la zone et permettre le déploiement de groupes de commandos. Ces derniers ont permis de contrôler la zone autour des positions des terroristes. Le nom du groupe concerné n’a pas été précisé.
Des responsables burkinabés estiment qu’un nouveau groupe islamiste appelé Ansar al Islam et dirigé par un prédicateur local utilise la forêt de Foulsaré comme base de lancement pour ses attaques. Une quantité importante d’armes et de munitions, notamment des lance-roquettes et des composants d’engins explosifs, ont été découverts sur les lieux de l’opération. Les équipes de déminage ont procédé à leur destruction sur place, précise Barkhane. L’opération qui se poursuit devrait permettre de mieux sécuriser cette zone frontalière avec le Burkina, théâtre de plusieurs attaques ces derniers mois.
Début avril, un soldat français avait été tué au Mali non loin de là. Le Mali, qui fait face à une recrudescence des attaques de groupes islamistes malgré la présence des forces françaises dans la région, a annoncé samedi une prolongation de l’état d’urgence de six mois.
Cette opération de la force Barkhane a mobilisé d’importants moyens logistiques notamment des Mirage, des hélicoptères d’attaque Tigre et de groupes de commandos. Pour Serge Daniel analyste, ce sont les moyens et la stratégie utilisée qui expliquent la réussie de cette intervention. Une vingtaine de terroristes seraient tués ou arrêtés :
« D’abord c’est une opération sans précédent. Vous avez les mirages, deux types hélicoptères : hélicoptères tigres qui sont des hélicoptères d’attaque et des hélicoptères caïmans. Donc il y a des troupes qui ont été héliportées. C’est une exploration à mon avis très très importante. C’est l’une des opérations les plus importantes qu’on a eu lieu dans le secteur. De part les moyens déployés, de part la stratégie adoptée, il va s’en dire qu’il y a eu probablement des résultats. Ensuite il y a une vingtaine de personnes comme vous le savez, tuées ou arrêtées. Actuellement les personnes sont entrain d’être conduites d’après mes informations vers la ville de Gao qui est la principale ville du Nord du Mali. Donc c’est une opération très importante ».
En quoi cette partie est particulièrement dangereuse ?
« L’une des nouvelles stratégies des djihadistes aujourd’hui, c’est de contrôler les frontières. Donc il y a cette stratégie des frontières qui se développe plus en plus dans les rapports de force entre djihadistes sur le terrain et troupes africaines, onusiennes et françaises. Ils veulent s’installer aux frontières pour pouvoir un jour mener des actions vers le Mali, un autre jour vers le Burkina. C’était important de pouvoir rapidement intervenir pour les de gager de là ».

 

Source: studiotamani

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