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France : Les enquêtes sur l’injure de la veuve d’Erignac donnent des fruits

Ce mardi 13 février 2018, Charles Pieri fut mis en garde à vue par le parquet d’Ajaccio comme étant le propriétaire de la page Facebook ayant formulé des insultes à l’encontre de Dominique Erignac le lendemain de la visite de Macron en Corse.

Depuis la semaine dernière, le parquet d’Ajaccio enquêtait sur cette affaire d’insulte de la veuve de Claude Erignac. En effet, au lendemain de la visite du président français en Corse, Dominique Erignac fut comparée à ces femmes françaises durant la Seconde Guerre mondiale qui couchaient avec des soldats allemands. Cette publication fut postée à 2 heures du matin sur une page Facebook sous le pseudonyme « Di l’altu pianu ».

Sur cette page, nous pouvions lire : « Il faut respecter la douleur et, en ce jour, celle de Mme Erignac. Elle est le symbole de la femme française. Ces courageuses femmes françaises qui, de 1940 à 1944, réussirent à faire 400 000 petits bâtards aux valeureux soldats du 3e Reich. 400 000 bâtards, cela peut vous sembler léger, sur 10 000 000 de femmes fécondables, mais songez à toutes celles qui n’eurent pas la chance de tomber enceinte. Ou alors à toutes celles qui ont joué de l’aiguille à tricoter. »

Ces propos furent attribués à Charles Pieri, une grande figure de la violence clandestine corse également membre du parti Corsica Libera de Talamoni. Cette arrestation est le fruit de plusieurs jours de démarches auprès de l’opérateur Facebook qui, finalement, détecte l’adresse IP de M. Pieri sur ladite page. En conséquence, il fut conduit ce mardi à la gendarmerie de Ghisonaccia  en Haute-Corse. Après deux auditions, il refuse toujours de s’expliquer sur les injures bien qu’étant le propriétaire du compte. À cet effet, son ordinateur et son téléphone furent saisis en attendant que la police recueille tous les éléments techniques.

Cette situation risque de bouleverser à nouveau les demandes des nationalistes qui avaient d’ailleurs condamné ce propos depuis le dimanche soir avec la dernière rigueur. Alors s’il s’avère que l’auteur de cette injure infamante est un des leurs, quelle sera l’impression du ministre chargé de l’affaire corse qui, déjà, s’entretenait avec les deux dirigeants nationalistes pour trouver un terrain d’entente sur leur situation ? D’entrée de jeu, M. Pieri risque de perdre sa place au sein de l’exécutif corse. Ce qui montre qu’il sera seul dans cette affaire.

Fousseni TOGOLA

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RDC : Le comité Laïc de coordination invite à nouveau ses  militants

Le comité Laïc de coordination, principal organe de contrôle de l’application de l’accord de la Saint-Sylvestre, invite le peuple congolais à une marche pacifique le 25 février 2018.  Cette marche sera la troisième depuis l’adoption de cet accord. Le Comité réclame juste que l’accord soit respecté dans ses principes et dans son application.

Le président Joseph Kabila a bouclé son deuxième mandat depuis décembre 2016 dans une situation peu stable pour mener des élections. Alors, il fallait organiser une transition chargée de la bonne organisation des élections prévues initialement pour le 23 décembre 2016 avant d’être repoussées à 2017. Cette date ne fut pas non plus retenue. Les Congolais attendent alors avril pour aller aux urnes.

Tous ces boycotts ont lieu pendant que M. Kabila est désigné comme président de la transition qui se devait de désigner parmi les membres du principal parti d’opposition congolais, le Rassemblement, son Premier ministre comme prévu par cet accord signé entre la majorité présidentielle et le parti d’opposition dénommé l’accord de la Saint-Sylvestre. Cet accord signé sous l’égide de la mission épiscopale congolaise avait pour unique objectif l’organisation d’élection libre, transparente et inclusive sur toute l’entendue du territoire congolais pour décembre 2017, un an après l’adoption de l’accord.

Cependant, les Congolais trouvent que cet accord n’est  toujours pas respecté par le président Kabila qui ne réussit toujours pas à organiser les élections comme prévu par ledit document. Les Congolais voient dans cette attitude du président de la transition la volonté de s’éterniser au pouvoir voire d’y mourir comme son père en 2001. En tout cas, les faits le démontrent puisqu’il gouverne le pays de façon dictatoriale en privant le peuple de ses libertés fondamentales. Lors des marches pacifiques de décembre 2016 et décembre 2017 regroupant plus de 3 000 000 Congolais, le chef de l’État n’a trouvé d’autres réponses que la voix de la violence pour disperser les manifestants: « Comme seule réponse, le pouvoir a choisi une répression sanglante, affichant ainsi la persistance de son arrogance, de son mépris et de son insouciance. Bref, le refus catégorique de prendre en considération la revendication de toute une nation. »  Comité Laïc de Coordination.

Kabila ne pouvant plus se représenter à sa propre succession pour le troisième mandat refuse de mettre en application l’accord de la Saint-Sylvestre et ne veut pas non plus être interpellé pour cette application. Cela constitue un moyen pour lui de s’éterniser au pouvoir. C’est ce que nous appelons de la dictature démocratique. En conséquence, les Congolais disent ne plus croire à la volonté de leurs dirigeants en ce qui concerne la bonne gestion de la période transitoire : « Notre peuple ne croit plus en la volonté politique des dirigeants actuels d’assurer une alternance pacifique du pouvoir. En effet, les nombreuses fenêtres d’opportunités offertes à nos dirigeants actuels tant par la communauté nationale qu’internationale ont été volontairement et systématiquement rejetées, réaffirmant ainsi leur volonté de se maintenir au pouvoir sans respect de toute procédure démocratique. », précise le Comité Laïc de Coordination. Cependant, ce Comité invite tous les Congolais à une grande marche le 25 février 2018 afin de forcer la main de leurs dirigeants au respect des principes établis.

Presque toutes les démocraties actuelles, en Afrique,  traversent la même crise, le désir des dirigeants de s’éterniser au pouvoir. Aucun dirigeant ne veut céder le pouvoir pacifiquement. C’est la raison pour laquelle, à chaque fois que des élections s’annoncent dans un pays, tous les regards  restent tournés vers ce dernier. Car nous savons que si le président sortant est candidat à sa propre succession, celui-ci refusera de reconnaitre son échec aux élections. En conséquence, le pays se retrouvera dans une situation chaotique avec des violences partout. Ces attitudes sont contraires à la démocratie. Il va falloir interdire aux présidents sortants de se représenter pour un autre mandat au-delà ce que prévoit la constitution ou d’assurer sa propre transition. Ce cas du Congo doit servir d’exemple aux autres pays.

Fousseni TOGOLA

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Guatemala : Le directeur d’Oxfam interpelé pour corruption

L’ONG Oxfam est déjà impliquée dans une affaire de scandale sexuel, et voilà que ce mardi 13 février son directeur se trouve arrêter pour une affaire de corruption. Cette semaine reste dure pour cette organisation qui n’a pas encore fini de s’expliquer sur le problème du scandale sexuel.

L’affaire remonte jusqu’en 2008-2012 pendant que M. Alvaro Colom était président du Guatemala. Celui-ci et son ministre des finances, M. Juan Alberto Fuentes Knight, présentement directeur international  de l’ONG Oxfam, une organisation humanitaire, auraient acheté des matériels frauduleusement. Il s’agit des contrats d’achats de bus  lors  de la réforme du secteur des transports publics au Guatemala par M. Alvaro Colom en complicité avec son ministre des finances.

Ils  auraient été informés à l’avance qu’ils sont sur le point de transgresser des règles, mais ils n’ont pas voulu écouter ces avertissements de leurs oreilles et soutenaient qu’ils se trouvaient dans les normes et en bonne position pour conclure ces contrats d’achat. Par conséquent, ils furent tous deux arrêtés ce mardi et mis en garde à vue. À cet effet, l’ancien président du Guatemala soutenait en entra au tribunal : « Nous pensons que tout était légal, mais attendons de voir ce que les juges vont dire. »

Cette ONG souffre énormément cette semaine puisqu’elle a des charges de scandales sexuels sur le dos. D’abord, en Haïti et aujourd’hui, mardi 13 février, au Soudan du Sud où plusieurs travailleurs de cette organisation auraient violé des jeunes filles ou encouragé la prostitution des mineures comme ils l’ont fait en Haïti.

Tous ces faits viennent pour montrer que l’ONG censée être une organisation  humanitaire n’est en réalité que déshumanisante. Comme ce monde est illusoire et paradoxal ! Ceux qui sont censés défendre les bonnes causes sont ceux qui les violent. La seule explication que nous pouvons donner à cet état de fait est que les hommes ne sont plus en mesure de se maîtriser. La maîtrise de soi est devenue un vain mot et c’est ce qui est à la base de tous ces scandales sexuels dans le monde. Alors, nous ferons mieux de retourner à l’école de la morale.

Fousseni TOGOLA

Le Pays

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