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Forces armées et de sécurité : A quand la grande offensive ?

Le Mali vient de récupérer son matériel de guerre précédemment bloqué illégalement par les autorités guinéennes. Le président de la République rend visite à Aladji Gamou et ses cinq cents hommes cantonnés au Niger, loin de Gao occupée par le Mujao. Le Premier ministre sollicite l’aide militaire des Tchadiens.

 

Le président de la Cédéao affirme que les troupes de son organisation sont prêtes à intervenir dans le nord, certains pays ayant déjà arrêté les effectifs à fournir. Il semble donc que toutes les conditions sont réunies pour une intervention victorieuse pour la libération du nord malien. D’autant plus que sur le terrain, seuls Aqmi et Mujao sont vraiment présents. Al Qaeda pour le Maghreb islamique, par la voix de son maître Droukdel, est tombée dans le chantage, les menaces et la fanfaronnade. Preuve que ce groupe terroriste est aux abois et ne croit pas pouvoir faire face à une contre-offensive. Quant au Mujao qui occupe la région de Gao, selon plusieurs sources concordantes, ses éléments se seraient préparés depuis longtemps à un retrait rapide et précipité. Ils se seraient ménagé une porte de sortie vers Menaka, d’où ils ont chassé le Mnla qui pouvait être un obstacle à leur fuite.

Concernant ces indépendantistes, contrairement à une certaine presse qui raconte qu’ils sont, avec Ansar Eddine, «deux des groupes qui contrôlent les régions du nord malien», ils ne contrôlent absolument rien du tout. Depuis juin, le Mnla a été proprement chassé du nord par ses ex-alliés islamistes, ses éléments, depuis, vivent comme des chiens errants dans le désert, et sont férocement poursuivis par les terroristes qui ne veulent pas les voir encombrer leur porte de sortie. Comme à Ménaka proche du Niger, ils ont également été chassés de Léré, près de la frontière mauritanienne. Quant à Ansar Eddine, il ne contrôle plus qu’une partie de la région de Kidal qui est pourtant son fief. Depuis que ses cadres ont accepté de négocier avec le médiateur burkinabé, ses éléments sur le terrain sont surveillés de très près par Aqmi. Et contrairement à ce que laissent entendre ses émissaires à Ouagadougou, Ansar Eddine ne dispose pas de véritables moyens de faire face à l’armée malienne. Sa participation à la table du dialogue n’est qu’un moyen pour Iyad Ag Ghaly de sauver sa tête, quitte à sacrifier ses hommes laissés sur le terrain. D’ailleurs, il se serait précautionneusement mis à l’abri dans le sud algérien, malgré les assurances de ses amis qu’il n’y aura  pas de guerre du désert.

Cheick Tandina

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