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Exclusif- Sénégal : Le dossier de l’ancien commissaire aux politiques économiques à l’Uemoa, El Hadj Abdoul Sakho enrôlé à la Cour de Justice de l’Uemoa

Cinq ans après son éviction à la tête du département des politiques économiques et à la fiscalité de l’Uemoa, le sénégalais Abdoul Sakho via son avocat Me Boucounta Diallo, a introduit une deuxieme requête de recours contre la légalité de son éviction. Le dossier vient d’être enfin enrôlé devant les juges de la Cour de Justice de l’Uemoa, qui devront trancher. Une juridiction sous haute tension et mitigée sur l’affaire Sakho. Exclusif

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Le syndrome Abdoul Sakho va t-il prospérer ou être un cas d’école ? Selon des sources autorisées jointes par Confidentiel Afrique, le dossier sur la révocation de l’ancien commissaire aux politiques économiques de l’Uemoa, le sénégalais, El Hadj Abdoul Sakho, vient d’être finalement enrôlé. La Cour de Justice de l’Uemoa va statuer sur la légalité ou non de son éviction. Confidentiel Afrique a appris que certains chefs d’état membres de l’Union veulent que coûte que coûte cette affaire soit jugée et classée pour ne pas créer un précédent dangereux. Selon nos informations, les juges ont commencé – à statuer et apprécier la légalité de la décision des chefs d’état mettant fin aux fonctions de l’ex commissaire – depuis le 28 mars sur la base d’une deuxieme requête introduite auprès de cette juridiction communautaire. Nommé en 2002, le sénégalais, Abdoul Sakho devait en principe achever son mandat en août 2015. Contre toute attente, son mandat s’est vu écourté sur décision des chefs d’état en violation de l’article 27 du traité de l’Uemoa. Cet article 27 pose le principe de l’irrévocabilité du mandat des commissaires. L’avocat de l’ancien commissaire, Me Boucounta Diallo est aux manœuvres et engagé la deuxieme bataille juridique pour rétablir l’injustice née de l’éviction de son client, El Hadj Abdoul Sakho. L’avocat Boucounta Diallo joue son va – tout . Une source très au parfum du dossier a révélé à Confidentiel Afrique, que les palais de Kosyam Ouagadougou, de Niamey et d’Abidjan suivent de très près l’affaire Sakho. À travers cette deuxième requête introduite, c’est la conférence des Chefs d’état de l’Uemoa qui est donc attaquée pour violation de l’article 27 du traité de l’Uemoa. Cinq ans après l’éviction de l’ancien commissaire se pose la question de la légalité juridique de la décision des chefs d’état de l’Union de maintenir ou de faire partir un commissaire accomplissant son mandat en cours. Le syndrome Eugène Yaï, nom de l’ancien commissaire ivoirien des fonds structurels de l’Uemoa va t’il rattraper celui du commissaire sénégalais, Abdoul Sakho dans sa substance juridique ? C’est un gros caillou qui sera lâché dans les chaussures des chefs d’état au cas où encore le jugement de la Cour de Justice de l’Uemoa tranchererair en faveur de l’ancien commissaire sénégalais. Le verdict devra tomber avant fin avril 2017, informe une source autorisée.

 

Par Hippolyte Gourmantier

Confidentiel Afrique

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