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En toute vérité : Le pouvoir dans le mouroir

Le message présidentiel ne passe plus, les menaces et les remontrances policières en ajoutent au dégoût, le bilan largement négatif et l’arrogance complètent le tableau avilissant d’un pouvoir en perte de vitesse. La contre performance est telle qu’aujourd’hui les nombreux partisans qui ont fait défection gagnent plus de parts sur l’applaudimètre. Et sur le terrain. Que reste-t-il aux autorités qui pensent que le jeu des forces musculaires contre la population et la restriction budgétaire contre des responsables politiques et administratifs restaurent l’autorité de l’Etat qui s’étiole au Nord malgré les armes et la précarité?

Quand on se presse de venir au pouvoir sans programme ni vision partagée, quand on échoue en plus à se faire entourer par les hommes qu’il faut, quand on n’écoute que ses rêves en refusant de surcroît le dialogue et le débat, l’on ne peut que constater les dégâts. Car les promesses non tenues ne font pas le bilan. Ils font plutôt d’un supposé ” kankélétigui ” le véritable ” kanfilatiqui ” qui dit tout mais ne réalise presque rien de concret. Il ne peut que pointer du doigt les difficultés comme causes de son échec, oubliant qu’il est absolument élu pour y trouver des solutions le plus tôt possible, en tout cas en moins de quatre ans. Obligation de résultat, diront les spécialistes.

Ibk a une réponse à tout cela : parler dans le vide, loin du concret. Suivez bien !

” J’ai été élu en 2013 avec un score plus que confortable, ayant obtenu un report de voix supérieures à celles du premier tour.

            Cette confiance m’oblige et m’impose comme ligne de conduite de veiller avant tout à la préservation de la paix et de la sécurité, à la consolidation de la cohésion sociale, à la satisfaction d’une part substantielle de la demande sociale. Toute mon action s’inscrit dans la fidélité à ce sacerdoce : être au service de mon pays, être fidèle aux attentes les plus profondes de mes concitoyens qui aspirent par-dessus tout à la paix, fédérer autour de la fierté nationale.

            C’est pourquoi, je ne reculerai devant aucune concession pour protéger le bien social, pour mettre le pays à l’abri de toute tourmente aventureuse, mais aussi pour laisser tout le temps nécessaire à une meilleure compréhension des enjeux et à la manifestation de la vérité. Voilà mon credo, j’ai le Mali chevillé au corps. Maliko Fa ben Na ! ”

L’on dirait que lui et nous, ne sommes pas dans le même pays de désolation, sans paix ni sécurité, avec d’énormes troubles sociaux, où la demande sociale heurte au refus du dialogue avec les médecins, les enseignants, la classe politique autant de la majorité que de l’opposition et parfois le RPM dans sa frange BocaryTréta qui préside pourtant le parti. Car la vérité, la seule vérité, c’est que IBK qui estime qu’il doit son élection et non aux électeurs (on verra bien si Dieu va voter pour lui en 2018) gouverne avec son fils et leurs associés. Ils n’ont aucun souci pour les pauvres populations et pour ce pays. Nous pourrions largement en donner des preuves, si les Maliens ne le savaient pas déjà mieux que nous. Alors ne perdons pas notre temps pour ceux qui ne veulent rien entendre ni voir, il n’y a pas plus sourds et aveugles que ces passionnés pour la cause d’un homme, pour leur cause, et non pour la cause du Mali.

Or le Mali ne mourra pas. C’est un tel pouvoir qui creuse sa tombe. Voilà ce qui explique les défections de Moussa Sinko Coulibaly, Aliou Boubacar Diallo, Modibo Koné, KalfaSanogo, Racine Thiam, Oumar Mariko, Amadou Thiam et le recul observé par le Chérif de Nioro, Mahmoud Dicko, Chouala Bayaya Haïdara et tant d’autres grands soutiens du Président. Ces départs ne peuvent laisser nul indifférent. Et leur impact est tout à fait considérable. Ça rend même fou par rapport aux adhésions insignifiantes s’il y en a. Si IBK aime faire de telles déclarations, comme ci-dessus, et conclure en se disant fou pour le Mali, alors il peut rêver, les Maliens ont tout compris de ses slogans creux et de ses duperies. Rendez-vous est pris pour la prochaine présidentielle. Adieu l’autogoal.

Mamadou DABO

Par Zénith Balé

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