Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

En cas d’un remaniement ministériel, le Mali aura besoin d’une équipe restreinte capable d’accompagner le président de la République

Un gouvernement pléthorique bloque la dynamique économique sans créer des richesses  et entrave l’efficacité dans la conduite de l’action gouvernementale.

palais presidentiel koulouba conseil ministre cabinet

Et quel que soit  l’effectif d’un gouvernement, les ministres arrogants ainsi que les partisans du copinage et du clientélisme ne doivent pas en  faire partie. 

Pour la formation de gouvernement, il n’y a pas des règles explicites fixant le nombre des ministres ou des ministères. Cependant, en plus de l’aspect budgétivore, un gouvernement pléthorique crée l’inefficacité dans la conduite de  l’action gouvernementale.

Un gouvernement pléthorique est tout d’abord  budgétivore et  constitue un blocage dans  la création des richesses, et peut même  limiter l’efficacité de l’action gouvernementale. S’il y a moins des ministres, cela crée plus de cohésion et de solidarité entre  eux. La moyenne aujourd’hui dans les pays développés est d’une vingtaine des portefeuilles ministériels dans un gouvernement.

En cas de remaniement ministériel, le Mali aura besoin d’une équipe restreinte capable d’accompagner le président de la République. Un pays ne peut pas être efficace économiquement avec un gouvernement si l’effectif est trop élevé. Le président de la République et le chef du Gouvernement doivent se débarrasser de tous les ministres arrogants ou soit disant amis du chef de l’État.

L’efficacité d’une économie dépend aussi du rôle de l’État dans le gouvernement. L’État a un rôle de stratège ou de régulateur. S’il devient un grand consommateur dépensant l’essentiel de ses ressources et de ses richesses, il serait difficile pour lui de créer des richesses. Un gouvernement pléthorique montre l’indicateur que l’État mise beaucoup sur les ressources nécessaires à son fonctionnement.

Lorsque l’effectif d’une équipe gouvernementale n’est pas restreint, des tendances, des rivalités et des suscipitions se créent entre les ministres. Et la méfiance s’installe forcément au conseil des ministres où la parole ne sera plus libre. Il serait plus facile  de prendre des décisions sérieuses et applicables lors des réunions restreintes que dans des salles pléthoriques ou à des assemblées générales.

Un gouvernement ne travaillera effectivement et efficacement que si chacun des membres agit en conformité avec la politique et les orientations fixées par le premier ministre. Mais des ambitions personnelles, des rivalités et des guéguerres conduisent inévitablement et indéniablement à l’échec.

Moussa DANIOKO

 

La rédaction

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct