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Emplois des jeunes dans l’UEMOA: le leadership du ministre Baby sollicité

Dans le cadre des préparatifs de la 7e conférence des ministres en charge de l’Emploi et la formation professionnelle de l’UEMOA, prévue pour le mois de juillet prochain, les experts du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo sont en conclave, depuis hier mardi, au grand Hôtel de Bamako. Cette première réunion des experts, dont le thème central est : « Partenariat public-privé dans l’enseignement technique et professionnel comme levier de l’insertion des jeunes contre le terrorisme et la radicalisation » vise à faire le point sur l’ensemble des travaux en cours afin de les finaliser en fonction des objectifs fixés et du calendrier adopté lors de la Conférence des ministres de 2015 à Abidjan.

Mahamane Baby ministre Emploi Formation professionnelle porte parole gouvernement

L’ouverture des travaux de cette première réunion des experts était présidée par le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la construction citoyenne, Mahamane BABY ; en présence de la représentante de l’UEMOA, Mme Mame Bintou Sarr N’DIAYE ; du secrétaire permanent du Cadre de concertation des ministres en charge de l’Emploi et de la formation professionnelle de l’espace UEMOA, Didier Maxent DJEIGO ; du point focal de l’UEMOA au Mali, Drissa BALLO ; de Richard WALTHER, consultant, etc.
Selon les organisateurs de cette rencontre, la tenue de la 7èmede la Conférence des ministres prévue en juillet 2016, à Bamako, devrait permettre de faire le bilan de la mise en œuvre des décisions et recommandation de la dernière rencontre tenue à Abidjan en 2015. Aussi, s’agira-t-il pour les experts : de valider le thème de la conférence des ministres ; d’élaborer les projets de documents techniques pour la conférence des ministres (allusion faite aux projets de documents de la déclaration de Bamako, au Communiqué final, à la mise en œuvre de plan d’action des différentes résolutions) ; et d’élaborer le rapport de la rencontre.
Aussi, le thème central devrait-il servir de point d’appui aux différentes communications pour formuler des résolutions sur la formation et l’insertion professionnelle. Il s’agira de susciter le débat sur les défis actuels, savoir : la lutte contre le chômage, l’insécurité et le radicalisme, surtout des jeunes.
De l’avis des experts, ce thème central part du constat que l’accès des jeunes des pays sahéliens à des compétences techniques et professionnelles facilitant leur insertion dans un emploi ou une activité professionnelle est une priorité absolue. Les enquêtes réalisées il y a quelques années par la Banque mondiale ont montré combien le chômage était un facteur incitatif pour les jeunes à s’engager dans des milices armées ou des actions violentes.
Des études existantes, dont celle de la Banque mondiale de 2013 sur le développement des compétences en secteur informel, montrent, en effet, que l’apprentissage développé tant au niveau rural aussi bien qu’urbain permet aux jeunes d’acquérir une polyvalence professionnelle, dont ils ont besoin pour accéder à l’emploi.
L’expérience de concertation en cours dans l’espace UEMOA traduit une prise de conscience que la réponse à ces défis était d’autant plus efficace qu’elle était élaborée en commun et coordonnée entre tous les Etats de l’Union.
Le secrétaire permanent, Didier Maxent DJEIGO, a indiqué que le cadre de concertation est un outil pertinent à même d’apporter à nos gouvernements de l’UEMOA des solutions techniques efficaces et adaptées à la problématique de l’emploi des jeunes. Seul bémol, a-t-il déploré, au lendemain de chaque rencontre, la mise en œuvre des décisions peine à se réaliser du fait d’un dispositif de suivi non opérationnalisé, car tributaire de la non-tenue des engagements pris par les États et de la faiblesse du soutien de la Commission de l’UEMOA.
C’est pourquoi, a-t-il souligné, cette réunion de Bamako est celle de la crédibilité du Cadre de Concertation, de son secrétariat permanent, de ses points focaux et de ses experts. À ce titre, il a souhaité que la 7e rencontre des ministres soit celle d’un envol définitif, six ans après la naissance ici même dans notre capitale, du cadre de concertation. Pour changer la donne, il n’a pas hésité à inviter le ministre Mahamane BABY à faire le lobbying auprès de ses collègues du cadre de concertation et des ministres des Finances et auprès de la Commission de l’UEMOA, pour la mise en œuvre des actions prioritaires prévue par le cadre de concertation.
De son côté, le ministre BABY, a souligné que l’insertion socio-économique des jeunes a été perçue comme un défi majeur à relever pour permettre aux États de faire face au chômage et le sous-emploi des jeunes qui constituent de réels facteurs de déstabilisation de nos États. À ces fléaux est venu s’agriffer d’autres préoccupations comme le terrorisme. « Le défi sécuritaire qui, s’il n’est pas rapidement relevé, risque de saper gravement les fondamentaux de nos Etats », a-t-il prévenu. Selon le ministre, le partenariat public-privé doit être appréhendé comme un levier dans l’insertion socio-économique des jeunes pour ne pas les laisser échoir dans le terrorisme et la radicalisation.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source: info-matin

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