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Education nationale : la nouvelle administratrice générale de la Fondation Karanta s’appelle Diallo Houretou Diallo

Le ministre de l’Education nationale, Housseini Amion Guindo, non moins vice-président de la Fondation Karanta, a présidé hier jeudi 19 avril 2018, à l’Académie malienne des langues, la cérémonie d’installation officielle de la nouvelle administratrice générale de la Fondation Karanta. Cette importante cérémonie a enregistré la présence du ministre de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Traoré Oumou Touré ; son homologue de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra, et bien d’autres invités de marque.

Il faut d’abord reconnaitre que la Fondation Karanta est un organisme public de droit international créée  le 15 décembre  2000 à Dakar au Sénégal. Le nom Karanta vient du mandingue : « karan » qui signifie apprendre et « ta », feu ou foyer. Karanta signifie donc foyer d’apprentissage. Elle regroupe  six Etats à savoir : le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Sénégal. Le but de cette fondation s’inscrit dans le cadre de la mutualisation des ressources et expériences des pays membres en vue d’améliorer des qualités des offres et pratiques en Education non formelle (ENF).

Elle a pour missions d’assister les ministères en charge de l’Education non formelle dans la conception et la mise en œuvre de politiques d’éducation  de base non formelle et d’insertion socioprofessionnelle des populations ; mobiliser les ressources destinées à appuyer les initiatives de développement de l’éducation de base non formelle ; appuyer les projets d’éducation de base non formelle et de formation initiés par les Etats ; identifier, capitaliser et vulgariser les expériences réussies en vue de leur extension ; favoriser la systématisation des échanges entre les acteurs de l’ENF ; créer les conditions qui favorisent l’intégration des pays africains en général, celle des pays de la sous-région en particulier.

Dans son allocution d’ouverture de la cérémonie, le ministre Housseini Amion Guindo a laissé entendre que la mise en place de cette Fondation Karanta répond à ce défi et s’inscrit en droite ligne de l’atteinte des Objectifs du développement durable (ODD), en particulier l’ODD n°4.6 relatif à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle. « En effet, c’est conscient des enjeux liés à l’éducation en général et l’alphabétisation et l’éducation non formelle en particulier, que le Burkina Faso, le Mali et le Sénégal ont décidé de mettre ensemble leurs efforts pour booster ce sous-secteur à travers la création d’une structure sous-régionale, dénommée « Fondation Karanta ». Cette fondation est donc née de la volonté politique de nos Etats et elle se veut être un cadre de réflexion et d’actions pour trouver des réponses aux multiples problèmes que rencontrent  nos pays respectifs dans la mise en œuvre  des politiques  d’alphabétisation et d’éducation non formelle », a indiqué le ministre Guindo

Ainsi, après que le mandat de l’Administrateur général, Lansana Chérif de la République de Guinée, soit arrivé à son terme le 31 décembre 2017, la 10e session du conseil de la fondation, tenue les 23 et 24 novembre dernier à Ouagadougou, a confié au Burkina Faso, le poste de l’administrateur général de la fondation pour la période allant de janvier 2018 à décembre 2020.

C’est à ce titre, que Mme Diallo Hourétou Diallo, représentante du Burkina Faso et précédemment responsable de la formation à la fondation a été désignée pour assurer cette haute fonction. Aujourd’hui, la Fondation Karanta en a besoin à un moment où la relance est le maitre mot  sorti des assises du dernier conseil de la fondation.

Le ministre a souligné que cette organisation est à un tournant de son histoire. Après  dix ans de plein exercice, des résultats probants ont été enregistrés. Les équipes qui s’y sont succédé ont réussi à faire passer ses membres de quatre à six pays de sa création à aujourd’hui et d’autres pays affichent leur intention d’y adhérer, attirés sans doute, par l’importance du rôle fédérateur qu’elle joue pour installer résolument nos communautés  dans un développement durable.

Ces équipes ont également réussi à mettre à la disposition de nos Etats des outils consensuels, élaborés dans un processus inclusif. Malgré les résultats très encourageants obtenus, force est de reconnaitre  que la Fondation Karanta rencontre d’énormes difficultés liées au paiement irrégulier des cotisations des Etats, à la faiblesse de partenariat avec les partenaires techniques et financiers, aux conditions de travail de l’équipe et parfois à la gouvernance même de l’institution. Cette situation interpelle tous, Etats membres et équipe technique de Karanta.

Quant aux conditions de travail de l’équipe Karanta, le ministre a rassuré que son département a engagé deux travaux de réhabilitation du siège et dans les semaines à venir, l’équipe sera mise dans les conditions idoines. En ce qui concerne la nouvelle administration de la Fondation, conformément à ces orientations, l’équipe mettra en place de nouvelles stratégies de mobilisation de ressources financières, travaillera à l’établissement de partenariats fonctionnels et à l’amélioration de l’image de l’institution.

La nouvelle administratrice a aussi rappelé que  les projets et programmes en cours de réalisation comme l’harmonisation de l’écriture de langues transfrontalières de l’espace, la formation à l’exploitation des référentiels produits par Karanta seront poursuivis, et l’appui technique aux pays membres et aux partenaires intervenant dans l’Education non formelle, accrus. Leur ambition pour cette institution est grande, mais elle ne pourra se réaliser qu’avec l’implication effective de toutes les parties prenantes. Les attentes de mobilisations des acteurs devraient se traduire de façon concrète par  la promotion effective des projets/ programmes de la Fondation par tous les ministre des Etats membres ; l’accompagnement de l’organisation par les partenaires techniques et financiers à travers un partenariat  fécond dans l’exécution de leurs missions communes ; la poursuite des actions engagées pour mettre à la disposition de l’administration générale, un siège adéquat pour de meilleures conditions de travail par le Mali ; l’engagement des responsables techniques représentant les différents pays membres, pour l’atteinte des objectifs assignés à l’équipe.

Gaoussou Kanté

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