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Edito : Réveillez-vous !

Comment faut-il se comporter avec l’actuel régime ? Le rapport de force s’avère l’unique alternative ! Pour raison, depuis l’accession d’Ibrahim Boubacar Keïta à la magistrature suprême, il n’a envisagé aucune politique dans l’optique de suturer ce peuple passif. Pris pour un messie, une fois en fonction, il se débarrasse de son masque suspendu à la patère ; met en actif sa foi de vampire. Le peuple est essoufflé, il est à l’agonie. Le Mali n’existe que de nom. Ce beau pays que nous avions hérité a tout perdu : honneur, dignité, souveraineté.

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Aucune œuvre humaine n’est parfaite et on donne la priorité au sens de l’écoute pour éviter certaines erreurs surtout quand on a la lourde responsabilité de diriger tout un pays. IBK dans son aventure, au lieu de s’inspirer de cette vieille pratique,  réduit son peuple en un moins que rien ! Il le met toujours devant le fait accompli. Ses (peuple) contestations ne sont jamais les bienvenues.

Les faits sont têtus même si IBK veut nier l’évidence en s’auto proclamant toujours et partout où l’occasion se présente comme le père qui n’a qu’un seul souci : préparer l’avenir de ses enfants. Pour preuves, depuis l’arrivée d’IBK au pouvoir les dérives se succèdent : Corruption (avion présidentiel, engrais frelatés, tracteurs, les armements, les projets de route…) ; le favoritisme dans les recrutements ; le mauvais traitement des fonctionnaires… Dans la résolution de la crise du nord, ses agissements compliquent davantage la situation : Un accord mal négocié (sans associer le peuple) en Alger suivi de la signature ratée en deux temps à Bamako. Cet accord est aujourd’hui la source de tous nos malheurs. Il met en état de force les adversaires du Mali c’est-à-dire les rebelles et dans sa mise en œuvre le pouvoir central perd de plus en plus le terrain compte tenu de la menace qui s’étend désormais du nord à Ségou et des parties des régions de Kayes et Sikasso. Les différentes étapes de l’accord n’ont pour le moment rien donné de positif. Le MOC, la mise en place des autorités intérimaires, le DDR, la conférence d’entente nationale…

Le peuple s’est vaillamment battu contre la politique du régime qui au lieu de contribuer au retour de la paix, renforce la  division du Mali.

Comme si toutes ces  manifestations émanant de ses concitoyens  ne sont qu’une tempête dans un verre d’eau, IBK crée un autre problème. Cette fois-ci, il veut adapter la constitution malienne à sa volonté d’être un monarque.

La réaction du peuple est encore spontanée. A la suite du mouvement Trop c’est trop, les partis politiques de l’opposition, la société civile, des centrales syndicales et d’autres mouvements de jeunes ont fait bloc, hier à la pyramide, pour faire échouer la politique révolue d’IBK, la loi de la jungle ou celle du plus fort.

Ceux qui sont assis, réveillez-vous ! Joignez-vous aux patriotes convaincus qui ont déjà pris la rue car l’histoire retiendra. Il faut contraindre le régime à renoncer à ce projet de révision de la constitution. N’attendez pas le 9 juillet pour le referendum car tout est mis en œuvre pour que le texte passe. Votre acte ce jour ne comptera pas. Alors, anticipez avec responsabilité !

Boubacar Yalkoué

Par Le Pays

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