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Edito : Ce qu’il faut pour rendre plus efficace le G5 Sahel

A Paris, une nouvelle annonce a été faite quant aux appuis dans le cadre de l’opérationnalisation de la force du G5 Sahel au Mali. Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, les Etats Unis, l’Union Européenne, la France,  les pays du G5 Sahel… Voilà les contributeurs affichés en attendant la prochaine rencontre qui invitera d’autres à mettre la main dans la poche. L’enveloppe estimée pour la première année de la force, 420 millions d’euro, le montant est presque atteint. Il reste sa mise à disposition. Cela, nous l’espérons ne posera pas de problème.

L’espoir est permis avec cette force Africaine et les avantages sont multiples. Cela permettra aux grandes puissances de faire économie de leurs hommes ; poussera les populations de ces zones concernées à collaborer avec leurs frères afin de démanteler toutes les poches terroristes cachées çà et là etc.

Mais la réserve quant à l’efficacité d’une telle opération  résulte aussi de deux choses. En un premier temps, la sincérité entre les parties signataires de l’accord. Ici, il s’agit de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) qui est la principale cause de nos malheurs quand on fait la genèse de cette crise.

Si je parle de sa sincérité, des rapports douteux existent entre elle et IYAD. Ils se connaissent bien car ayant coopéré au moment de l’occupation du nord par des forces aux identités diverses. Pas plus tard un mois, les responsables de la MINUSMA lors d’une conférence de presse évoquaient l’existence de lien entre les deux camps. Ce qui veut dire que l’ennemi qu’on pourchasse a son complice sous nos pieds, dans nos cases.

En dernière partie, il faudrait l’implication active de l’Algérie et la Mauritanie dans les rangs du G5 Sahel qui recommanderait son élargissement. L’on ne peut nullement combattre le terrorisme au sahel sans l’adhésion de ces deux pays.

Alors il y  va de l’intérêt de tous d’appeler ces deux pays à faire leur entrée. La France, chef de file de cette nouvelle orientation dans la lutte contre le terrorisme doit élargir son champ de négociation au-delà de ceux-là  qui peuvent nous accompagner en termes de pièces sonnantes et trébuchantes. Les pays qui partagent ce périmètre doivent être tous impliqués surtout ceux qui ont des expériences dans la lutte d’une telle menace.

Boubacar Yalkoué

Le Pays-Mali

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